J’aperçois à travers la vitre de ma chambre le magnolia qui trône avec grâce et élégance dans le jardin. Les bourgeons se forment déjà. Fidèles au rendez-vous, ils écloront discrètement comme à l’accoutumée pour fleurir au mois de mars. Je les attends chaque année en secret… Ses fleurs délicates au camaïeu de rose sont un plaisir pour les sens et me ravissent chaque printemps.
Soudainement, le camaïeu prend une teinte grisâtre en pensant à leur floraison éphémère… Très vite, ses pétales viendront joncher le sol pour se décomposer et disparaitre dans les entrailles de la Terre. Un vent de mélancolie me traverse alors furtivement. Je reste pensive… Admirative de la nature et de sa perfection, ce n’est pas tant sa beauté qui me laisse sans voix à ce moment précis… Mais le rappel indéniable de la fugacité de notre passage sur Terre. Tels les pétales du magnolia, j’irai rejoindre les entrailles de la Terre aussi…
L’hiver se complait dans nos contrées. Les journées se ressemblent. Je scrute le ciel et esquisse un sourire. Il est d’un bleu azur comme je l’aime en cette saison, annonciateur d’un froid revigorant. Le printemps arrive bientôt… et le magnolia bourgeonne. Je puise dans la contemplation de la nature la force pour m’extirper du lit douillet dans lequel je me prélasse. La journée sera longue.
22h25
Je tire les tentures et entraperçois dans l’obscurité les branches du magnolia. Je repense à ce matin et à la force que j’ai dû déployer pour m’extraire de mon lit douillet.
A quelques milliers de kilomètres, des dizaines de milliers de personnes ne rejoindront pas le lit qu’ils ont quitté ce matin.
Les mots lus au cours de la journée résonnent encore en moi : « Tremblement de terre meurtrier en Turquie et Syrie… Des milliers de personnes restent prisonnières sous les gravats… Des appels à l’aide étouffés parviennent de sous les décombres… Les rescapés sont livrés au froid glacial… Un père de famille pleure la perte de sa femme et de ses 5 enfants… Nous avons besoin de couvertures… ».
Ma main caresse lentement la couette duveteuse, épaisse et chaude qui me recouvre.
Je reste immobile dans le noir… presque honteuse.
Là-bas, les décombres recouvrent les victimes.
Le rappel indéniable de la fugacité de notre passage sur Terre me revient à l’esprit. Tels les pétales du magnolia, ils s’en sont allés rejoindre les entrailles de la Terre…
L’hiver fait rage et la neige parsème les chemins.
Et même si les magnolias fleuriront bientôt, les âmes meurtries ne les verront sans doute pas…
À tou.te.s les orphelin.e.s, les veuf.ve.s, les rescapé.e.s, les victimes, puissiez-vous puiser en Dieu la force pour continuer votre chemin.
Début 2023 paraît une enquête qui donne le ton pour cette nouvelle année. Elle risque de confirmer un état d’esprit commun : pourvu que cette année soit moins pire que la précédente !
Eh bien, non ! La Fondation Ceci n’est pas une crise[1] a mandaté un bureau de recherche[2] afin de mettre en lumière les états d’âme de l’homme belge sur son pays, la Belgique. Faire l’état des lieux de sa société est intéressant, non pas pour chiffrer un ensemble de données, mais plutôt pour y apporter quelques solutions ou au moins quelques pistes de réflexions. Aussi, cela permet aux grandes institutions de notre pays d’avoir une autre approche bien plus réelle sur la vie « difficile » du Belge. Le constat est clair : le Belge a le blues[3] !
Le monde que nous avons créé est un produit de notre pensée, nous ne pouvons pas le changer sans changer notre façon de penser
Albert Einstein
Lors de l’enquête[5], le contexte sociétal était particulier. En effet, elle a été réalisée en 3 temps : février 2020, octobre 2020 et juillet 2022. Ce qui correspond à la période juste avant la pandémie du covid19, les confinements et l’incertitude de sortir de cette crise sanitaire, l’invasion russe en Ukraine avec ses dommages collatéraux (flambées des prix, inflation) et les évènements climatiques (sècheresses, …). Deux courants se distinguent : ceux qui veulent une retribalisation (52%) et ceux qui veulent une ouverture de la société. Cela signifie que 1 Belge sur 2 veut le repli sur soi et précisément sur sa propre ethnie: « Les institutions sont délégitimées, les valeurs-ciment s’effritent, l’individu est soumis à diverses dominations avec un sentiment d’une faible capacité à agir, ce vécu de victimes fait que la peur domine »[6] analyse Benoit Scheuer, fondateur du bureau de recherche Survay And Action.
Ce sont les inégalités sociales qui sont le moteur de cette peur envahissante. En effet, 63% des Belges estiment que les dirigeants politiques actuels n’ont plus les capacités ( ¼ des richesses du pays est détenu par 1% de la population : le riche donne le tempo à la politique) pour améliorer nos vies quotidiennes et que nous assistons à un effondrement du système. En d’autres mots, l’Etat est dans une optique d’intérêt personnel au lieu de l’intérêt commun de ses concitoyens belges. Une rupture s’amorce ! Cependant, le plus troublant des résultats est ce 66% des Belges qui veulent un pouvoir fort, un pouvoir autoritaire !
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple vous pouvez faire ce que vous voulez.
Hannah Arendt
Notre démocratie est en danger et ce sont les inégalités sociales qui la menacent fortement. Nous vivons un moment de bascule dans l’Histoire de l’humanité. De nos jours certains pays continuent sous ce genre de régime autoritaire et nous savons tous que ce n’est pas la voix à suivre car l’Histoire regorge d’évènements qui ont entraîné le monde vers des dictatures sans nom. D’ailleurs, l’Histoire nous prouve que tout a commencé par une gouvernance autoritaire qui a engendré par la suite une dictature. Conséquence de ce sentiment d’abandon, le Belge moyen s’est trouvé une victime, un bouc émissaire : l’étranger. Bref, l’histoire se répète tristement…
« L’appel à la retribalisation est essentiellement motivé par le besoin de protection… il est indispensable de montrer que le projet « fonder des sociétés ouvertes » peut être une protection face aux nombreux périls et que les gouvernances autoritaires, contrairement à ce qu’elles promettent, ne protègent pas ! (…)D’abord, adopter une attitude d’écoute face à la population pour tenter d’endiguer la fascination pour la retribalisation (…) et développer la démocratie narrative et participative pour bâtir un récit collectif mobilisateur positif. Pour passer un cap, seule une projection dans le futur permet de rester mobilisé. Donc une perspective à moyen et long terme. Sans la description, la perspective et la capacité à se projeter dans un avenir désirable, inspirant, aucune mobilisation pour l’aspiration à fonder des sociétés ouvertes ne sera possible. « Cela peut être mieux demain » versus « tout s’effondre »[8]
Refaire une société saine relève du défi ! Cependant, nous pouvons choisir une autre voix : le rassemblement de l’horizontal (le peuple) et du vertical (le pouvoir) afin de construire un cercle vertueux de confiance entre ces 2 entités. En bref, penser la politique et les projets à partir « d’en bas » et créer du désir d’agir ensemble.
« Changer de gouvernance. Innover. Développer la démocratie narrative et participative. Aborder les défis actuels ne sera possible que si l’on retrouve une qualité de débats avec une distance critique, pas des polémiques sur des détails. C’est la façon dont on va trouver des « solutions », des programmes d’actions et des mesures qui créeront des désirs d’adhésion à l’aspiration à la fondation de sociétés ouvertes. (…) Il est indispensable de renforcer les Etats et les Services publics dans leurs rôles préventifs, protecteur et régulateur (…) Nécessité d’articuler les trois niveaux : les citoyens, les corps intermédiaires et l’Etat. Une mobilisation générale. »[9]
La devise de la Belgique n’est-elle pas « L’union fait la force » ! Encore faut-il une réelle volonté des politiques et des Belges de prendre cette porte de sortie…
[2] Equipe de chercheurs : Benoît SCHEUER, Sociologue Concepteur et responsable scientifique de cette recherche, Fondateur et Administrateur délégué de l’institut de recherche en sociologie Survey & Action (00 32) 475 34 57 30 b.scheuer@survey-action.be Vincent SCHELTIENS, Sociologue, historien Université d’Anvers vincent.scheltiens@uantwerpen.be Dominique TREMBLOY, Sociologue Chercheur Survey & Action
[3] Synonymes : le cafard, la nostalgie, la mélancolie.
[6] Article Le Vif express-le 23 janvier 2023 : « l’enquête Noir jaune Blues, 5 ans après : plus d’un belge sur 2 aspire à une gouvernance autoritaire »
Quoi de plus banal que ces échanges entre collègues ou copines, où l’on essaie de rendre en quelques mots l’aventure romantique, angoissante ou palpitante qui nous a accompagnée quelques soirées durant.
Mais certains livres ne se résument pas en trois phrases entre deux tâches du quotidien. Ce serait sacrilège. Il faut faire honneur à leur style subtil et imagé. Ces livres là ne sont pas pressés, ils invitent à calmer la frénésie du tourbillon de la vie, à ralentir sa respiration, à freiner le pas. Alors, quand vous acceptez d’être ce lecteur patient et prêt à découvrir ce qu’il veut vous offrir, vous pouvez tourner la première page, et avancer d’un pas timide, prêt à recevoir.
Étonnant et original, voilà deux mots qui peuvent qualifier « L’île aux arbres disparus » d’Elif Shafak. Ce récit qui prend parfois des allures de conte, nous fait voyager à travers les lieux et les époques. On observe l’impact du deuil et du cyber harcèlement sur une adolescente londonienne, puis on plonge dans les amours clandestines d’un jeune couple lors de la guerre civile qu’à connue l’île de Chypre dans les années 70.
Tour à tour, on regarde les humains vivre et se débattre, mourir aussi parfois, et on écoute un arbre centenaire raconter…
Parmi les nombreux thèmes qui se mêlent et s’entrecroisent comme les racines du figuier, il y a donc la guerre, le nationalisme, et l’intolérance de tous bords.
C’est aussi un incroyable hommage à la nature, qui vous fera voir l’oiseau persévérant, le papillon fragile, la forêt mystérieuse et bavarde, avec un regard inédit. On se sent tout petit, et on reprend avec humilité sa place d’humain, modeste maillon parmi les maillons de la chaîne universelle.
Le fil d’Ariane qui nous guide d’un bout à l’autre du livre, c’est la mémoire familiale, le poids des secrets et des non-dits sur les jeunes générations, et la valeur libératrice de la parole, quand elle circule sainement et avec bienveillance.
Je viens de finir un livre, disais-je donc. C’est l’histoire d’un figuier qui parle et qui m’invite, moi enfant d’exilés, à m’enraciner dans la terre qui m’a vue naître et à y prendre ma place. A considérer le monde riche et complexe qui m’entoure et à voir la valeur et l’apport de chaque être qui y contribue, si petit soit-il. Le vieux figuier me rappelle aussi que j’ai des racines et que toujours elles feront partie de moi. Car ce sont mes racines qui font que mes feuilles sont vertes et soyeuses…
Un beau livre, doux, mélancolique, d’une fraîcheur inattendue…
Vendredi 6 janvier, le corps de Malak 13 ans, originaire d’Anderlecht, a été retrouvé sans vie le long d’un sentier à Ougrée dans la région de Liège. La jeune adolescente a rencontré son agresseur sur les réseaux sociaux. Suite à cette tragédie, beaucoup de parents se demandent s’il ne serait pas plus judicieux de surveiller davantage leurs enfants hyperconnectés…
Manipulée et sous l’emprise d’un inconnu, Malak, dont le gsm avait été confisqué par sa mère pour la protéger, entre tout de même en contact avec son assassin en utilisant le téléphone de ses amies…
Prise de conscience
La consommation excessive des réseaux est devenue une véritable addiction et ses conséquences, en particulier chez les plus jeunes, sont désastreuses : harcèlement, pédo-criminalité, hypersexualisation précoce, prostitution des mineurs, utilisation excessive de filtres, promotion de la chirurgie esthétique, arnaques des influenceurs et j’en passe…
Nous savons que l’utilisation à outrance de tous ces appareils a un impact considérable sur les plus vulnérables et peut engendrer des problèmes psychiques graves. Un autre regard, a publié plusieurs articles en lien avec ce sujet afin de tirer la sonnette d’alarme et de mettre en garde les parents.
Quelles solutions ?
Il est important de rappeler que la maman de Malak a tenté de protéger au mieux sa fille des griffes de ce prédateur mais malheureusement personne n’est à l’abri de ce genre de drame surtout quand les jeunes sont adolescents. La communication parents/enfants n’est pas toujours évidente… En effet, à cet âge, beaucoup de jeunes se retrouvent dans une période difficile de leur vie. Certains ressentent des complexes ou se sentent mal dans leur peau, d’autres ressentent un manque d’estime de soi et vont ainsi se renfermer dans leur bulle. Il y a ceux qui sont pris dans l’illusion de ce monde virtuel et qui ne comptent plus les heures passées sur leur smartphone et finissent ainsi par avoir accès à du contenu non adapté à leur jeune âge.
Néanmoins, il est toujours possible de contrôler au minimum nos enfants en dictant des règles d’utilisation et en s’assurant que les sites visités soient adaptés à leur âge afin d’éviter toutes dérives.
Cependant, les adultes devraient, dans un premier temps, se remettre en question et prendre conscience des heures passées sur leur téléphone. Nous sommes censés être un miroir pour nos enfants et ainsi leur montrer le bon exemple. Malheureusement, nous constatons aujourd’hui un manque de communication dans les familles car chacun est connecté à son écran!
« L’éducation consiste non pas seulement à guider et protéger les jeunes, mais leur apprendre à se protéger le plus précocement possible pour leur éviter un certain nombre de pièges de la vie. Les tentations des réseaux sociaux favorisent aujourd’hui ces pièges… »
Serge Tisseron, psychiatre.
Il est impératif que les parents communiquent tous les jours avec leurs enfants durant le repas par exemple. Qu’ils leur accordent du temps en organisant diverses activités telles que des sorties, jeux de société en famille,… afin de diminuer l’accès aux réseaux. Le fait de valoriser son enfant en lui accordant du temps va créer un climat d’échange, de partage et de confiance. Cela pourrait faciliter la communication et permettrait de comprendre son enfant s’il adopte une attitude étrange ou un changement de comportement soudain.
Une autre solution est de mener une enquête auprès de l’établissement scolaire ou des proches de son enfant s’il se montre soudainement réticent face à l’école. Il ne faut pas hésiter à contacter des professionnels si le dialogue s’avère difficile ou activer le contrôle parental sur Android et iOS si vous suspectez des échanges douteux entre votre enfant et un inconnu… Cela ne garantit pas une protection à 100% car nous ne sommes pas toujours présents auprès de nos enfants, mais il est préférable de prendre ses précautions afin d’amortir les risques. Bien évidemment, le croyant entreprend les causes et s’en remet complètement à son Créateur à qui il demande protection et guidance pour ses proches.
Qu’Allah couvre notre petite Malak de Sa Grande Miséricorde et qu’Il accorde la plus belle des patiences à ses parents ainsi qu’à ses proches. Qu’il apaise leur douleur et leur souffrance et qu’elle soit une cause pour leur entrée au paradis le plus haut.
Nous implorons aussi Allah afin de protéger nos jeunes de tout mal et de les éloigner des turpitudes, des mauvaises compagnies et des influences néfastes. De les guider vers la droiture afin de Le satisfaire et d’être une tranquillité pour nos cœurs. De nous aider à surmonter la charge qu’Il nous a imposé quant à leur éducation. Que la paix et la bénédiction soient sur notre Prophète et Messager Muhammad sws. Et notre dernière invocation est : Louange à Allah, Seigneur des Mondes.
C’est l’histoire singulière d’une adolescente qui aspire à un autre avenir que celui qu’on lui destine. Nous sommes en 1948 dans un petit village de Palestine où Farha, jeune fille de 14 ans, rêve d’aller dans la grande ville pour étudier et devenir une femme instruite. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Ce film pittoresque tourne au drame et nous fait basculer dans un événement historique du 20ième siècle.
En effet, Farha découvre la Nakba, la « grande catastrophe » en arabe. Pour la protéger de l’invasion des forces israéliennes, son père décide de la cacher et de l’enfermer dans un garde-manger. « Je reviendrai te chercher dès que possible ! » lui promit son père, le fusil en main.
Film dramatique d’1H30 qui nous fait revivre cette tragédie à travers les yeux de la jeune fille. N’ayant qu’un tout petit hublot qui lui permet de voir ce qu’il se passe à l’extérieur, Farha découvre l’horreur de cette guerre. La réalisatrice a réussi à nous emmener dans l’intimité de cette chambre et à vivre les émotions que vont traverser la jeune adolescente : les bruits assourdissants des tirs et des détonations, les cris d’effroi, la douleur dans les voix, la peur suffocante et inquiétante jusqu’aux mouches volant autour de sa nourriture, les bruissements des feuilles dans les arbres…Ainsi, la guerre fera partie de son parcours.
Toutes les émotions nous traversent : de la joie à l’espoir, de la peur à la douleur, de la vie à la survie !
Farha est un film touchant, émouvant, une histoire captivante. Nous vivons les mêmes évènements, les émotions sont partagées et le prénom de Farha, « la joie » en arabe résonne en nous tout au long du film.
« Farha est l’histoire d’amitié, d’aspirations, de rite de passage, d’exil, de la survie et de la libération face à la perte, le tout vu à travers les yeux d’une jeune fille. »
Nommé aux Oscars de 2023 dans la catégorie film étranger, ce long métrage n’est pas au goût de tout le monde et notamment des autorités israéliennes, qui font pression sur la plateforme Netflix pour le soustraire de sa programmation. Cette rare représentation à l’écran de la violence israélienne contre les Palestiniens a été condamnée par les autorités israéliennes.
D’autant plus que Farha est inspirée de la vie d’une véritable jeune fille, Radiyeh, qui vivait en Palestine en 1948 et a été enfermée dans une chambre par son père pour la protéger de l’invasion d’Israël à l’époque…74 ans plus tard, c’est son histoire qui est sur le grand écran !
Coach de vie, coach personnel, coach de couple, coach professionnel… et j’en passe ! On retrouve du coaching en tout genre sur le marché. Ce métier en plein essor est devenu un véritable phénomène de mode ! Mais en soi, qu’est-ce que le coaching et quelle est son origine ? Est-ce un accompagnement sérieux ou une arnaque de charlatans ? Est-il compatible avec l’islam ?
Socrate étant à l’origine du coaching, l’objectif était d’aider l’individu, par le biais de questionnement, à trouver le chemin de la connaissance de soi et sa propre vérité. Mais ce phénomène a fait sa grande apparition à partir des années 50 aux États-Unis. Le but étant d’accompagner de grands sportifs ou célébrités du show business à développer leur gestion mentale ainsi que leurs performances. Dans les années 80, il évolue et s’étend aux entreprises afin de former les managers et cadres à prendre la parole devant des assemblées ou la presse. Petit à petit, ces coachs proposent leurs services aux particuliers afin de les aider à gagner une estime de soi par du relooking, du développement personnel etc.
L’engouement pour le coaching répond à la société actuelle qui pousse les gens à la perfection dans tous les domaines : la beauté, la richesse, la réussite professionnelle… L’exposition des richesses et de la réussite à outrance sur les réseaux sociaux causent aussi des troubles chez les individus. Ainsi, de plus en plus de personnes frustrées ressentent le sentiment de ne pas être à la hauteur ou dans les normes. De ce fait, aujourd’hui, de plus en plus de gens ont recours à ce genre de thérapie afin de remédier à leurs troubles intérieurs ou de tenter d’atteindre des objectifs bien définis. Évidemment, viser l’excellence par le biais de ses compétences n’est en aucun cas négatif. Par contre, l’acharnement et l’autodestruction de soi afin d’atteindre son but est néfaste pour l’individu.
S’engager dans ce genre d’accompagnement doit être bien réfléchi afin de ne pas tomber dans certaines dérives qui, elles, causeraient plus de mal que de bien…
Du coach au charlatan, il peut y avoir qu’un trait…
De plus en plus de gens font appel au coaching afin d’améliorer leurs apparences, leurs relations amoureuses ou cultiver la confiance en soi.
On nous vend l’expertise des coachs de partout et que ceux-ci, détiennent la clé de la réussite. D’ailleurs, le coaching fait partie des mots les plus recherchés sur Google.
Seulement aujourd’hui, ce phénomène cartonne tellement que de plus en plus d’individus s’auto-proclament coachs spécialisés sans véritable formation et vont souvent vendre leurs conseils farfelus à des prix exorbitants. Actuellement, n’importe qui peut exercer ce métier avec tous les risques que cela peut engendrer sur la santé mentale du coaché !
Par exemple, des personnes ayant un passé lourd et des blessures psychiques profondes devraient plutôt se tourner vers un psychologue ou un psychiatre car elles sont souvent les proies de certains de ces pseudos-coachs qui en réalité profitent de leur vulnérabilité afin de leur extorquer un maximum d’argent. Ces charlatans ont très vite du pouvoir sur les personnes fragilisées et créent en eux une addiction. Ainsi, ceux-ci se retrouvent dans une situation encore plus alarmante et dans une sphère infernale.
D’après la Miviludes, qui a pour mission de lutter contre les dérives sectaires, des milliers d’organismes de formation de développement personnel sont aujourd’hui suspectés de dérives sectaires. Son président, Serge Blisko, confie à France Inter qu’environ 20% des signalements reçus concernent les coachs, d’où l’importance d’être extrêmement vigilant !
Selon le prédicateur Rachid El Jay, il ne faut pas faire la chasse aux sorcières mais il invite les gens à être vigilant quant aux coachs qui rajoutent une petite pincée de religiosité à leurs ateliers car certaines méthodes utilisées en développement personnel sont en total contradiction avec les valeurs islamiques. D’autres font payer leur séminaire « à la lumière de l’islam» à des prix non justifiés ce qui n’est absolument pas éthique!
Néanmoins, le coaching peut être envisagé si cela s’avère vraiment une nécessité. Mais il est impératif de scruter le CV de son coach avant de le solliciter afin de ne pas avoir de mauvaises surprises. En effet, celui-ci doit être en possession de diplômes reconnus car actuellement les formations données sur le marché ne sont pas reconnues et les certifications restent douteuses. Il doit respecter les codes de déontologie, établir un contrat explicite et surtout être en phase avec vos valeurs. Si vous rencontrez un coach répondant à ces différents critères, alors tentez l’expérience si cela peut vous être bénéfique mais sachez qu’ils sont peu nombreux…
Compatibilité avec les valeurs islamiques ?
Dans la société musulmane, être malade psychologiquement est tabou et synonyme de faiblesse de foi ou d’insufflations sataniques… et non, considéré comme une maladie. Alors que cette pathologie est reconnue et peut survenir suite à un choc émotionnel ou autres.
Néanmoins, pour s’en sortir le musulman doit accepter sa maladie et ne ressentir aucune gêne. Il met en place des outils ou se tourne vers des médecins afin de ne pas sombrer dans le désespoir et de passer de cette phase obscure vers la lumière.
Dans ce cas de figure, certains vont préférer se tourner vers des coachs de vie ou de développement personnel afin de remédier à leurs faiblesses et tenter de retrouver un épanouissement intérieur. Mais beaucoup ne sont pas informés des subtilités sournoises de ces idéologies qui finalement vont plus les perturber que leur apporter du bien-être. D’où l’importance de bien s’informer avant de s’engager dans ce genre de thérapie.
Attention, tous les coachings ne sont pas à bannir mais il est impératif que cela soit compatible avec les valeurs islamiques. Le problème du développement personnel est que le fondement principal réside dans le bonheur intérieur, et que l’on se suffit à soi-même. Aussi, développer la confiance en soi et non en Allah ce qui tend à fabriquer de l’orgueil, de la suffisance, un ego démesuré et créer ainsi une forme de narcissisme surdimensionnée.
Le professeur Sofiane Meziani, décrit l’homme comme un esclave obsessionnel, en quête du bonheur absolu ! Ce qui prime aujourd’hui n’est pas la sagesse, mais la réussite matérielle et la recherche du plaisir mondain.
A cette étape, la dictature du bonheur devient une priorité ce qui est en contradiction avec l’enseignement islamique. Les bienfaits et les belles choses matérielles sont octroyés par Allah et ne sont absolument pas illicites. Seulement, ils ne doivent pas être une finalité en soi et prendre une place majeure dans le cœur du croyant car cela nous détourne de notre objectif premier qui est la rencontre avec Allah.
Par conséquent, les méthodes utilisées au sein du DP sont plus que douteuses et amènent à pervertir le croyant en éloignant son cœur de son objectif terrestre et tentent ainsi de concilier la culture du plaisir et trouver une justification islamique à cette soif de dounia.
En réalité, le coran et les traditions prophétiques regorgent de recommandations et de leçons qui aident à traiter les maladies de l’âme, du cœur et du corps. Le croyant conscient de son but sur terre sait pertinemment que les épreuves font partie de la vie. Dans le malheur, il se rattache aux promesses qu’Allah fait aux endurants à maintes reprises dans le Coran. L’espoir en la récompense et la justice divine apaisent les maux.
Croire en Allah et au destin apprend au croyant de lâcher prise. La prière et le jeûne nous apprennent l’humilité, la méditation et le dépassement de soi…
Allah dit :
« En vérité, dans le Prophète d’Allah vous avez un excellent modèle pour celui qui garde espoir en Allah et au jour Dernier, et qui se souvient beaucoup d’Allah. » S 33, V22
« Et tu es certes d’une moralité éminente. » S68, V4
En réalité, nous avons tous les outils à notre disposition pour purifier notre âme malade : le mode d’emploi est le coran et notre premier coach par excellence est le messager d’Allah qui nous a fourni toutes les clés pour notre réussite ici-bas mais surtout pour l’au-delà. Nous devons appliquer son exemple à tous les aspects de notre vie.
Il y a sans doute du positif dans certaines méthodes de coaching dès lors que ce soit fait en conformité avec nos valeurs éthiques et notre foi et que le but recherché soit un bien-être de l’âme, d’autrui ou du collectif et non une méthode qui cultive l’ego, l’individualisme et l’orgueil des individus.
Il est essentiel de comprendre que la vision du monde dépend de la manière dont nous envisageons et expliquons le monde et la place qu’on y occupe. C’est ainsi qu’elle affecte, non seulement notre manière de penser, mais nos actions, nos comportements et détermine la qualité de notre vie.
L’échelle astronomique de l’Univers
Depuis toujours l’être humain sait qu’il tient une place spéciale dans l’univers. Il a levé les yeux vers le ciel et puis, il s’est mis à explorer pour se rendre compte qu’il habite une « banlieue » lointaine d’une galaxie « anodine », perdu dans un Univers si vaste qu’il ne peut même pas le concevoir dans son ensemble.
La création est extraordinairement vaste et complexe. Elle nous émerveille et nous fascine. La Terre est située au sein du Système Solaire, structuré autour d’une étoile : le soleil. Cet ensemble de planètes se nomme la Voie Lactée. Les distances vertigineuses et les tailles démesurées qui nous séparent de l’Univers, nous plongent dans un voyage mystérieux et impalpable de l’infiniment grand. La Terre n’est plus qu’un vulgaire grain de sable. L’Univers n’est pas seulement immense, il est aussi bien organisé :
« L’Univers est composé de nombreux objets célestes comme des étoiles, des planètes, des astéroïdes, des comètes entourés de zones vides, pauvres en galaxies. On dit que l’Univers est une structure « lacunaire », c’est-à-dire majoritairement constituée de vide. Les connaissances actuelles ne permettent pas de connaître le nombre de galaxies présentes dans l’Univers avec une grande précision. » [1]
Un Univers si vaste qui défie les limites du cerveau humain. Ainsi, si nous voulons connaître notre place dans le cosmos, il nous suffit de lever les yeux et de regarder au loin. Un voyage qui pousse à l’humilité… et surtout un voyage qui remet au centre de notre existence la sauvegarde de notre « Maison » la Terre. Car il faut bien comprendre qu’il n’existe pas une deuxième planète Terre dans ce vaste espace où nous pourrions déménager quand la première ne sera plus viable. Raison de plus pour la préserver : c’est l’objectif de la COP 27.
« Aujourd’hui, nous comprenons mieux l’origine des dérèglements climatiques et environnementaux, grâce aux travaux que les scientifiques ont menés au cours des dernières décennies. De même, nous comprenons mieux quelles actions doivent être mises en œuvre afin de limiter ces dérèglements » [2]
Quelques chiffres et dates
+ 1 °C depuis la période préindustrielle selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). L’effet de serre naturel permet une température à la surface de la Terre quasi-constante. Mais depuis le début de la période industrielle, le réchauffement causé par l’activité humaine [3] augmentera avant la fin du siècle. Conséquences [4] : montée des températures (entre + 1,5 et 4,5°), fonte des glaces (élévation du niveau des océans : + 20 cm au sein des terres et + 1m sur les côtes), augmentation des précipitations et sécheresses accrues (imperméabilité des sols), acidification des océans (perte de biodiversité, bouleversement de la chaine alimentaire)
28 juillet 2022 est appelé « jour du dépassement ». En 210 jours, nous avons consommé l’ensemble des ressources que la planète peut regénérer en une année, toujours selon le GIEC
La population mondiale dépasse ce mardi 15 novembre les 8 milliards d’êtres humains sur terre selon les Nations unies [5]
Alors, au vu de cette 27ième Conférence des Nations Unies sur le climat, qui s’est ouverte dimanche 6 novembre à Charm El-Cheikh, en Egypte, laisse un goût de « déjà-vu ». En effet, dans un contexte de géopolitique (bouleversé par la guerre en Ukraine) et l’intensité des phénomènes climatiques extrêmes, le représentant des Nations unies sur le climat, Simon Stiell a appelé les « dirigeants du monde à relever le plus grand défi de l’humanité en mettent en œuvre l’Accord de Paris sur le climat de 2015. Le monde a le devoir de transformer les paroles en actes. » [6]
30 ans de sommet sur le climat, 30 ans d’absence de résultats effectifs. Beaucoup déplorent un retard excessif entre la signature et la mise en place des traités, alors que la situation est devenue alarmante.
Najoua
Geneviève Salmon, 21 juillet 2022, Linternaute.fr ↑
Tiré du site alumnifortheplanet.org-les enjeux climatiques et environnementaux. ↑
L’anthropocène désigne l’ère géologique actuelle qui se caractérise par des signes visibles de l’influence de l’être humain sur son environnement, notamment sur le climat et la biosphère. Théorisé par Paul Josef Crutzen, l’anthropocène signifie étymologiquement « l’Âge de l’Homme ». Cette ère aurait débuté lors de la Révolution industrielle de 1850 pour se propager encore aujourd’hui. En à peine plus de 2 siècles, le développement des civilisations modernes a durablement transformé notre système terrestre : essor de l’activité industrielle polluante, agriculture et pêche intensives, déforestations, transport, augmentation exponentielle de la consommation des énergies fossiles. ↑
Vidéos du blog ADEME (l’Agence de la transition écologique) sur YouTube. ↑
Article du site rtbf.be. Publié par Belga, édité par Africa GORDILLO. Population mondiale : 8 milliards franchis. ↑
Article du site 7×7 « bilan de la COP 27, le rendez-vous ultime du climat ; journaliste Magali Hamon ↑
L’automne s’installe doucement, la saison pluvieuse arrive à petits pas, les sorties se font plus rare. Le mois de novembre donne place aux soirées-ciné. Blottie dans mon fauteuil et enveloppée d’un plaid molletonné, je décide de regarder un film sur Netflix pour, pourquoi pas, écrire mon prochain article.
« Alors, que choisir ? Dahmer ? » Série qui fait exploser l’audimat depuis sa sortie en octobre… ça en dit long sur l’état de notre société quand on sait que ce Dahmer est un psychopathe sanguinaire, tueur en série…
« Quoi d’autre ? Certainement pas une super production hollywoodienne ! » Je préfère de loin le cinéma international. Mon choix est fait, je me tourne vers la Turquie.
Il fait nuit noire, tout le monde dort, les écouteurs bien positionnés, j’appuie sur enter et plonge dans les rues pittoresques d’Istanbul pendant 97 minutes.
Mehmet, qui a grandi dans la rue, est aujourd’hui un jeune homme qui dirige une déchetterie dans un quartier délabré de la capitale. Equipé d’un chariot et avec l’aide de ses « employés » de fortune, il récolte des déchets de toutes sortes dans les poubelles de la ville qu’il revend afin de pouvoir survivre. Très sensible au sort des enfants des rues, on découvre un Mehmet au grand cœur partageant la souffrance de ces gamins livrés à eux-mêmes. Bienveillant et très apprécié par ces jeunes, il n’hésite pas à se montrer généreux avec eux.
Un jour, Mehmet découvre, caché dans son chariot, un petit garçon, Ali, abandonné par sa mère. Très vite, il se prend d’affection pour lui et fera tout pour l’aider à la retrouver.
Le pitch énoncé, on peut être amené à penser que l’auteur signe, au pire un mélodrame larmoyant, au mieux, un film social dénonçant les coulisses d’une Istanbul peu florissante où tentent de survivre des enfants et ados tristement abandonnés à leur sort.
Et pourtant, la thématique des enfants des rues ne constitue que l’ossature sur laquelle se greffera le thème principal du film : la blessure de l’abandon.
Un récit qui révèle avec une justesse cruelle la déchirure, la douleur poignante, intense et omniprésente liée à l’abandon. L’auteur met en scène de façon éclatante et brillante cette pauvreté obscure dans laquelle baignent ces enfants et adolescents abandonnés.
Nul besoin de comprendre le turc pour apprécier la bande originale émouvante et mélancolique. La qualité de la réalisation et le choix des prises de vue détrônent de loin les blockbusters made in USA. Sans parler de la performance des acteurs qui est juste brillante. Quant au protagoniste principal, il n’interprète pas la palette d’émotions qui traverse le film… il les incarne.
Que dire de la fin ? Inattendue, saisissante, bouleversante. Bref, grandiose!
Clap de fin.
« Comment les enfants abandonnés peuvent-ils se (re)construire ?,
Comment peuvent-ils guérir, ou du moins, panser la blessure de l’abandon ?,
Comment penser à l’avenir quand le passé les hante ?,… »
Un film qui résonnera en vous tout comme il résonne encore en moi longtemps après le clap de fin…
L.M.
Des vies froissées, un film de Can Ulkay, sorti le 12 mars 2021 sur Netflix.
En général, nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, réfléchi à ce que sera notre avenir, à ce que nous ferons dans un an ou à ce que nous serons dans une décennie. Mais de là à savoir ce qu’il adviendra de notre monde dans 40 ans, j’avoue que je n’y ai jamais réfléchi. De ce fait, j’ai décidé de prendre ce temps, de me poser et d’entamer quelques recherches.
Je me penche dans un premier temps vers le transhumanisme, je m’aperçois que les idées développées par quelques-uns sont déjà d’actualité. Ce mouvement prônant une nouvelle religion sans Dieu, me donne froid dans le dos, jusqu’à des palpitations cardiaques…
Une des phrases du physicien Freeman Dyson me marque particulièrement : « L’humanité me semble être un magique commencement mais n’aura pas le dernier mot. Nous n’acceptons pas les aspects indésirables de notre condition humaine, nous reconnaissons l’absurdité qu’il y a à se contenter d’accepter humblement les limites dites « naturelles » de nos vies, nous prévoyons que la vie s’étendra au-delà des confins de la terre pour habiter le cosmos.
Pendant quecertains projets se travaillent et se concrétisent en amont, on détourne l’homme, on l’occupe à des faits saugrenus.
Les super bactéries sont reines
C’est tout de même une drôle d’époque que nous venons de traverser. Une période dans laquelle l’homme a été lobotomisé en le poussant encore et encore à l’individualisme : la distanciation physique, dénoncer son voisin s’il a de la visite, éviter une trop forte densité d’occupants au même endroit, ne sortir qu’avec le sacro-saint masque !
Tout se dit, se contredit, s’affirme, s’infirme.
Stratégie : diviser pour mieux régner
L’individualisme aura ainsi une place prépondérante dans les années qui arrivent, les êtres humains ne seront plus que des coquilles vides, chacun dans sa bulle, c’est indéniablement l’appauvrissement dans tous les sens du terme. Toutes les croyances religieuses seront impactées, plus qu’une poignée de personnes restera croyante. S’en prendre aux religions, c’est toucher à l’identité de chaque être humain, c’est le couper très souvent de ses racines (je vous renvoie au livre Les identités meurtrières d’Amin Maalouf).
Sans réellement nous en apercevoir, nous sommes pris dans l’étau d’une nouvelle langue. Une langue qui, par confiscation des mots ou altération et inversion de leur sens, impose insidieusement une pensée prédigérée et exclusive, à la manière de la novlangue de George Orwell dans 1984.
Nous approchons d’une façon spectaculaire de la fin d’une civilisation ET non la fin de l’humanité !
Dérèglement climatique
Certaines régions deviendront inhabitables et nous connaitrons un flux migratoire humain et animal important et déconcertant. Françoise Vimeux, climatologue, évoque « une autre manière de vivre ». « Cela serait un changement brutal, mais ce ne serait pas la fin du monde. La vie a déjà survécu à des catastrophes, l’humanité survivra aussi. » Jour après jour, le changement climatique devient violent et entraîne à travers toute la planète de gigantesques ravages : inondations, grêle, tornades et températures d’une magnitude inédite. Simple scénario de films catastrophes ? Pas forcément !
Une nouvelle approche pluridisciplinaire
Face à cette évolution et au présage des prochains scénarios, la collapsologie fait son apparition. Il s’agit d’une approche pluridisciplinaire qui s’intéresse à l’effondrement possible de notre civilisation.
Une des méthodes m’a interpellée face à ce défi majeur qui est de savoir comment vivre sur une planète surpeuplée ? Une des étapes primordiales serait de recréer à tout prix les liens tout comme le prophète Mohamed sws a fait dans le but d’apaiser la société, en instaurant une fois entré à Médine un nouvel état, celui d’un vivre-ensemble et permettant ainsi une coexistence pacifique entre les différentes composantes d’une société qui était alors complexe.
2050 sera un nouveau visage de l’humanité avec toute sa complexité comme à chaque période de transitions, l’homme est en perpétuelle évolution, reste à ce qu’il ait un cadre et des limites,un futur qui donne plus de sens en tout cas !
Un scenario, finalement et pas si effrayant que ça !
La chose sur laquelle je n’ai aucun doute c’est qu’en 2050, si je suis vivante, j’aurais atteint l’âge d’un siècle moins trente ans !
Drop shipping, cryptomonnaie, paris sportifs, fausses promotions, contrefaçons… Bienvenue dans le monde du e-commerce avec ses avantages mais aussi ses failles ! Beaucoup d’influenceurs, issus pour la majorité de la télé-réalité, sont mêlés à des business permettant aux boutiques en ligne de prospérer très rapidement grâce à leur popularité sur les réseaux.
Depuis quelques semaines, le rappeur Booba tire la sonnette d’alarme contre des pratiques frauduleuses de certains de ces influenceurs qu’il surnomme « influvoleurs » et appelle ainsi la justice à réagir contre ce phénomène en vogue.
En effet, une querelle est née sur les réseaux sociaux entre le rappeur Booba et Magali Berdah, créatrice et patronne de l’agence « Shauna Events » qui gère les contrats publicitaires de la plupart de ces influenceurs ciblés par Booba.
Après avoir lancé l’hashtag #influvoleurs, Booba ouvre une boîte mail où il recueille les témoignages des personnes victimes de ces arnaques. Une plainte a aussi été déposée à l’encontre de Magali Berdah qu’il surnomme « la reine de la futilité », pour pratique frauduleuses et escroquerie en bande organisée.
Quant à Magali, elle a indiqué mener une action en justice contre Booba pour « harcèlement en ligne ». Interrogé par le journal Libération, Booba a dénoncé plusieurs exemples d’escroquerie: « Il y a des enjeux financiers, des gros sous ! Les influenceurs font de l’argent tellement vite qu’ils n’ont plus aucune notion de la réalité… »« Cette histoire ce n’est pas un clash, c’est une demande de justice pour toutes les victimes… »
Comprendre ce qu’est le drop shipping et l’impact des influenceurs sur les consommateurs…
D’après définitions-marketing.com, le drop shipping est une forme de e-commerce par laquelle le site vendeur ne possède pas de stocks et fait livrer son client directement par son fournisseur sans que le client ne le sache au préalable.
Depuis peu, ce système de vente a explosé sur les réseaux sociaux grâce à la collaboration des marques avec des influenceurs qui vantent les mérites d’un produit auprès de leur communauté sur Instagram, Snapchat, Tik Tok…
Le but des influenceurs est d’acquérir davantage de followers afin de générer plus d’argent. En effet, plus tu as de followers, plus le produit à promouvoir sera vu et plus l’influenceur pourra négocier son cachet.
Le but des influenceurs est d’acquérir davantage de followers afin de générer plus d’argent. Crédit: George Milton
Quant à la marque qui met en avant ces produits, c’est une réelle opportunité pour elle car celle-ci sera propulsée sur le devant de la scène et cela lui permettra de générer plus de profits.
Néanmoins, il faut savoir que la plupart de ces produits bas de gamme sont vendus parfois vingt fois plus cher que leur véritable valeur et sont souvent achetés par de jeunes fans naïfs, qui sont tellement fascinés par ces influenceurs, qu’ils seraient prêts à mettre n’importe quel prix pour ressembler à leurs idoles si parfaites. Ceux-ci profitent de la crédulité des plus jeunes pour s’en mettre plein les poches. D’ailleurs, une des stratégies marketing qu’adoptent certains influenceurs, est de créer une proximité avec leurs fans en partageant leur quotidien, leurs réussites, parfois leurs peines,… Ils créent un climat de confiance entre eux et cette communauté si proche et si abstraite à la fois. Ils les tutoient, les remercient du soutien qu’ils leur apportent au quotidien, les nomment mes amours, mes chéris… Ils les font voyager via leurs stories, à travers le monde, la gastronomie, la mode, leur vie familiale, tout en y glissant subtilement des publicités de produits miracles testés et approuvés. Suivi de cela, un code promo négocié spécialement pour leurs abonnés chéris !
Pour la star des réseaux sociaux, Nabilla Benattia qui cumule près de 7,6 millions de followers, certaines marques paient jusqu’à 6000 euros pour une courte vidéo publicitaire. Ce qui lui rapporterait un salaire mensuel proche des 400 000 euros juste pour des placements de produits.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes rêvent d’avoir le même train de vie que ces pseudos-influenceurs qui sont devenus une véritable source d’inspiration. Les réseaux sociaux ont un impact considérable sur la jeunesse qui sont en décrochage scolaire notamment à cause de ce monde d’illusions exposé en permanence. En effet, certains se disent mais pourquoi faire des études pour ensuite travailler dur alors que je peux me faire de l’argent facilement ? Être influenceur ne nécessite aucun talent particulier finalement ? On fait quelques placements de produits au bord d’une piscine tout en sirotant un bon cocktail et on vit un rêve éveillé… Malheureusement, les jeunes se retrouvent piégés par cette fausse réalité.
Il y a notamment l’image du corps parfait qui est véhiculé sans cesse et qui forcément incite les jeunes à avoir recours à la chirurgie esthétique.
Résultat ? Abandon précoce de la scolarité, recours à la prostitution, injection de Botox illicite dont les conséquences sont désastreuses…
Paris sportifs, les jeunes, cibles principales des influenceurs
On retrouve les paris sportifs sur toutes les plateformes d’internet. Leur présence accrue sur les réseaux sociaux montre que la cible numéro 1 sont les jeunes. Selon les données de l’ANJ, neuf parieurs sur dix sont des hommes et un sur trois a entre 18 et 24 ans.
Les sites des paris sportifs ont bien évidemment recours à des personnalités ayant une certaine réputation sur les réseaux pour inciter les jeunes à parier gratuitement dans un premier temps, mais ceci mène vite à une dépendance.
Beaucoup d’influenceurs s’affichent en grosse Berline, montre Rolex au poignet. Ils annoncent des rendements garantis et des gains considérables, des feux d’artifice dans leur vie… Certains influenceurs sans scrupule, sont même prêts à véhiculer des mensonges sur des pronostics gagnants en échange de rémunération. Évidemment, tout ce bing bling n’est que tentation pour les plus jeunes qui rêvent de cette vie fabuleuse !
Il faut bien prendre en compte les choses néfastes que peuvent amener ces paris sportifs car malheureusement beaucoup tombent dans une addiction et se retrouvent surendettés. Quant aux mineurs, les parents se retrouvent à devoir rembourser des dettes colossales. Ce fléau va jusqu’à détruire des vies, des familles entières…
Selon le psychiatre Guillaume Hecquet, interrogé par Huffingtonpost.fr : “Généralement, l’addict vient pendant une crise, au moment de ce qu’on appelle, la révélation du jeu, après une période plus ou moins longue de clandestinité. Souvent, les proches viennent de découvrir ses dettes.”
“Le jeu d’argent est l’une des addictions les plus suicidogènes. Le nombre de tentatives de suicide est 15 fois supérieur à celui de la population normale.”
Dans une vidéo, le youtubeur Riles tire la sonnette d’alarme auprès des jeunes et dénonce l’immense responsabilité des influenceurs et de certaines personnalités publiques qui en font la pub.
Il ne s’agit pas dans cet article de faire l’amalgame et de pointer du doigt tous les commerces en ligne. Mais dans un monde où les réseaux sociaux ont pris une place importante dans nos vies, où il est difficile de distinguer le vrai du faux, il est essentiel de rappeler aux jeunes mais aussi aux adultes de prendre de la distance avec les contenus véhiculés quotidiennement sur nos écrans ainsi que l’image que les influenceurs nous transmettent via leurs réseaux…
Il serait plus sage de réfléchir à deux fois avant d’effectuer une transaction en ligne pour un produit dont les mérites sont vendus par des « influenceurs » …