Oumati, oumati

« 3 : 103 – Et cramponnez-vous tous ensemble au « Habl » (câble) de Dieu et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous: lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. »

Parfois, nous vivons un sentiment de solitude même si nous sommes bien entourés.

Parfois, nous nous sentons délaissés et pas épaulés.

Parfois, certaines pensées se dessinent sur les visages et nous nous sentons jugés.

« La prière d’un homme en commun est multipliée par rapport à sa prière à la maison et dans son échoppe de vingt-sept degrés, et ce car s’il fait les ablutions et parfait les ablutions, puis sort vers la mosquée en ne désirant que la prière, il ne fait de pas sans qu’il ne soit élevé d’un degré et que ne lui soit ôté un péché….».

Nous comprenons qu’il s’agit de la prière du vendredi, c’est un grand jour pour chaque musulman, un jour qui mérite d’être honoré, ce jour nous éloigne de nos distractions du quotidien pour nous reconnecter ensemble à notre Créateur.

Allah (soubhanou wa ta’ala) dit dans le Coran, Sourate Al-jumu’a (le vendredi):

« Ô vous qui avez cru ! Quand on appelle à la Salât du jour du Vendredi, accourez à l’invocation de Dieu et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! » (verset 9). « Puis quand la Salât est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce de Dieu, et invoquez beaucoup Dieu afin que vous réussissiez. » (verset 10).

Elle se dirige vers la maison de Dieu d’un pas lent pour bénéficier de plus de mérites. Sur le chemin, elle croisera certainement un visage, lui sourire afin de lui redonner du soupir.

Elle va à la rencontre de sa communauté, même si le cœur n’y est pas.

Durant la prière, elle sera près d’une épaule sur laquelle elle pourra pleurer, pour serrer les rang, elle rapprochera ses chevilles pour ne faire qu’un. 

« Et cramponnez-vous tous ensemble au « Habl » (câble) de Dieu et ne soyez pas divisés… »

Elle craint de ne plus avoir de force de tenir cette corde, elle veut se défaire de ce mal-être mais elle a besoin qu’on la guide.

La prière est terminée, tel le déplacement des fourmis, rapides elles se dirigent vers la porte, chacune est obnubilée par ses chaussures, peu de regards sont échangés.

Elle observe ce monde comme le chaos éternel

Elle observe l’absence d’ordre

Elle est parmi elles mais se sent complètement étrangère 

Elles accourent, certes vers leurs occupations légitimes,

elle reste à l’arrière, pétrifiée, comme collée à l’asphalte, observant ce temps qui passe se rendant compte qu’il y a, en elle, quelque chose qui s’efface.

Sur le chemin qui la menait à la mosquée, elle recherchait ces personnes qu’elle croiserait ou qui emprunteraient le même trottoir et qui ne la laisseraient pas indifférente, scrutant cette rencontre qui bouleverse tel un Monté Christo emprisonné, cloisonné à la recherche d’un abbé Faria pour lui faire gouter un vent de liberté, 

Sa communauté était dans la forme  n’ont-elles pas compris que ce moment de marche est censé les unir ? 

N’était-il pas l’occasion de lire dans les yeux ce cri assourdissant et profond ?

N’était-il pas le moment de se cramponner ensemble a cette corde ?

De ce pas, ne devait-il pas se produire ce qui s’est déroulé avec nos compagnons Handala et Abou Bakr :

« Abou Bakr me rencontra et dit : « Comment vas-tu Handala ? ». 

Je dis : « Handala est devenu hypocrite ! ».

 Il dit : « Gloire à Allah ! Que dis-tu ? ». 

Je répondis : « Lorsque nous sommes chez le Messager d’Allah (ﷺ), il nous rappelle (nous raconte) le feu [de l’Enfer] et le Paradis, au point que nous avons l’impression de les voir. Mais dès que nous quittons le Messager d’Allah (ﷺ), nous nous préoccupons de nos épouses, nos enfants et de nos affaires [d’ici-bas], ainsi nous oublions beaucoup [la vie de l’au-delà] . » 

Abou Bakr dit : « Par Allah, nous ressentons la même chose ! ». Je partis donc avec Abou Bakr chez le Messager d’Allah (ﷺ) et lui dit : « Handala est devenu hypocrite, Ô Messager d’Allah ! ». ….

N’était-il pas l’occasion de se confier pour se renforcer et se réconforter ?

De s’accorder du temps mutuellement ?

De s’accorder un moment d’écoute dans la bienveillance et de la compassion ?

L’individualisme a triomphé, seul, au détriment de la collectivité…

La mosquée se vide de ses adorateurs, elle reste sur une fin d’histoire, comme inachevée, elles n’ont laissée derrière elles qu’un effluve de musc mélangé aux émanations corporelles. Elle décide d’attendre la prochaine prière. Dans un coin de la mosquée, elle ne dort que d’un œil, afin d’être prête à recevoir Ses mots.

Elle s’émeut dans le silence son cœur lui murmure des mots d’amour. IL les entend, qui pourrait assouvir ses désirs ? Ses promesses, comment pourrait-elle les oubliées ?

« Nous sommes plus près de l’Homme que sa veine jugulaire (Coran 50, 16) »

Elle escalade lentement ce mont de l’espoir luttant ainsi contre le désespoir ;

Omettant de le désactiver, le son du téléphone l’extrait de ce doux moment d’absence. Voilà un message d’un numéro complètement inconnu: « …et saches que tu as laissé une trace dans ma vie, il m’arrive très souvent de penser à toi et à ta gentillesse je ne pourrais jamais assez te remercier »

Ses yeux s’emplirent de larmes, elle remonte dans les anciennes conversations essayant de reconnaître l’auteure de ce message, il fut le fruit d’un mot de réconfort lors d’une rencontre d’il y a 12 ans…

« Quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable,  et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. »

Hana Elakrouchi

Au Nom de Dieu le Tout Rayonnant d’Amour, le Très Rayonnant d’Amour,

« Il dit : « Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants » [des pécheurs]. »[1]

Lors de ma méditation, ma plume a été emportée par l’écriture d’une histoire vraie. L’histoire d’une famille qui va se déchirer, deux frères inséparables que le destin va éloigner l’un de l’autre. L’un d’eux s’est fait manipuler et est parti en Syrie… Un enchaînement de drames qu’ils vivront. Pourtant derrière des faits que nous ne comprenons pas, réside un secret que seul notre Créateur connaît…

Être libre ne signifie pas faire ce que l’on veut et vivre où l’on veut, mais c’est être ce que l’on est au-delà des limites qui nous sont imposées.

Il y a ces murs de briques, trop haut auxquels tu as été confronté,

Il y a ces murs qui nous séparent de ceux qu’on aime,

Il y a ces murs qui protègent, ceux qui isolent…

Il y a ces murs tel le Dawn Wall, qui permettent de voir autre chose une fois escaladés,

Il y a au-delà de ces murs, un monde que tu as créé et imaginé,

Tu as souhaité sauver ton frère monozygote qui avait choisi un autre type de liberté, allant se joindre aux troupes armées en Syrie,

Tu as pris cette lourde responsabilité de faire sécher les larmes de celle qui vous a donné la vie et finalement elle perdra les plus belles choses de ce monde,

Tu seras intercepté aux frontières, ne parvenant plus jamais à raisonner ton frère,

La justice t’enferme, alors que tu n’as commis aucun crime, ton casier judiciaire est vierge, pour un verdict de terroriste, mais quelle histoire triste !

La porte se referme… provoquant un bruit inoubliable, un bruit irrévocable, tu entends l’épaisseur du fer de ces clefs qui claquent entre elles.

Deux grands verrous te couperont désormais de tout contact car tu es une menace pour la sécurité, c’est l’enfermement! Ce qu’ils ne savent pas c’est que tu es tel un esprit qui incarne la sagesse et la largesse,

La réalité est que tu y resteras croupir et ce pour plusieurs années, tout se fragmente, tout s’écroule, tout te tourmente mais ton imagination demeurera ta clef,

Impossible de programmer ta vie jusqu’aux moindres détails, le destin finira par avoir le dernier mot, peu importe où que tu ailles.

Tu apprends que ton frère n’est plus… tu comprends que la seule image qu’il te reste de lui c’est ton reflet dans le miroir, visualiser ces yeux bleus, cette couleur qui symbolisait tant l’immortalité, ce bleu qui du simple regard apaise et calme profondément… comme le son de ces vagues qui viennent s’échouer délibérément…

Tu pleures comme un enfant éteint et tu lui adresses ces peu de paroles avec un goût amer histoire d’essayer de te soulager : « pars en silence, comme si rien ne s’était passé, que tout ce que nous avons vécu n’était finalement qu’un rêve

Tu pleures jusqu’à la somnolence ton frère parti pour un long exil. Tu pleures de douleur ce malheur qui te touche, ainsi l’histoire s’achève… Mais renaissance il y a…

Tu deviens Edmond Dantès, tu occupes tes journées et tes nuits par l’apprentissage du saint Coran, ton lien avec le Créateur tu le souhaites désormais différent, telle la lecture d’un roman qui te fait éclipser du moment présent. Ta voix se perfectionne, elle semble venir de si loin comme une note de piano.

Elle parvient à percer ces zones impénétrables, pour venir se déposer délicatement dans l’oreille de tes voisins prisonniers, cette voix semble sortir d’un tombeau si lointain du côté de l’Orient. Une voix qui vient emplir les cœurs de joie, jusqu’à redessiner aux lèvres des sourires et faire couler des larmes.

« N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? »[2]

C’est au-delà d’une voix humaine, elle parvient à fendre ces murs de béton, elle traverse le fracas de ces nombreuses vies et comme un tonnerre à faire trembler ses pairs.

Ton parfum de liberté te permet de voyager, tu passes des heures interminables à apprendre dans une bibliothèque imagée.

La liberté n’est pas celle d’être amené là où l’on veut, la liberté est celle qui t’a permis de voyager plus loin, là où seuls les cœurs peuvent s’y arrêter.

Et nous ? L’entendons-nous cette voix ?

« Nous l’avons fait descendre en arabe afin que vous raisonniez ! »[3]

Nous ne sommes pas enfermés et pourtant nous ne profitons pas de notre liberté,

Nous pouvons respirer à l’extérieur et pourtant l’intérieur nous fait horreur.

Que faisons-nous de notre temps libre ? Notre Créateur ne jure-t-il pas par le temps ?

Nos heures sont comptées et viendra le jour où elles seront scrutées où tout, dans les moindres détails sera détaillé et divulgué,

« …..Il disait la prison m’est préférable que ce à quoi elles m’invitent,… » 

Tu es tellement étrange que le gardien de prison te trouve si doux qu’il ne comprend pas ta présence en ces lieux, il s’agit presque d’une aberration.

Une injustice muette… tu resteras enfermé cinq années durant pour enfin recouvrer ta pleine liberté… Mais au fond tu vivais déjà l’évasion, comme un épicurien tu te retrouvais dans ces jardins de la sagesse tu y entrais empli de rêves, laissant derrière toi l’angoisse et le tourment…

Hana Elakrouchi


[1] Sourate Youssouf v33

[2] Coran

[3] Coran 

Un moment suspendu…

La méditation est un moment de pause que chacun de nous doit faire dans sa journée. Elle commence par une simple réflexion, puis elle vous permet de déambuler dans des endroits les plus improbables, c’est un moment magique !Se faire confiance et se laisser guider, une manière de s’abandonner aux images, aux mots, aux couleurs qui nous viennent à l’esprit.

Comment franchir les portes de la méditation ?

Par la solitude ! Il est très difficile d’être en état de méditation en étant dans un environnement perturbant. L’âme a besoin de paix pour se laisser emporter tranquillement au fil des pensées. La nécessité de s’isoler est donc une démarche primordiale !

Ma méditation s’est portée sur un verset de la sourate 101 « Le fracas », verset 4 : « C’est comme le jour où les gens seront comme des papillons éparpillés ». Kal farachi lmabthouth, en arabe!

J’étais dans un jardin en compagnie de belles âmes, nous sommes en automne, le refrain de la poésie de Maurice Carême m’accompagne dans ce doux moment…ce fameux refrain que nous avons, pour la plupart, étudié sur les bancs de l’école, cette période d’innocence…

Il ne faisait pas froid, seule la brise nous invitait à ce vent de liberté, ce vent ayant parcouru des lieux inimaginables tel le parcours d’un nomade. Mon regard est alors attiré par ce papillon, seul, alors j’ai souhaité être sa compagne de route. Sa danse était si élégante que je me suis mise à valser avec lui !

Quelques jours après, je me mets à ma tâche, je m’isole et je prends mon coran que je lis…je m’arrête sur ce verset de la sourate « Le fracas » : « C’est comme le jour où les gens seront comme des papillons éparpillés. »

Un sentiment de mal-être s’empare de moi !

Ce papillon qui m’a fait oublier l’instant présent me revient à l’esprit. Il était si fragile, si beau !

Je me mets à rechercher ses caractéristiques afin de comprendre pourquoi Allah en parle dans un verset ! Pourtant, Allah nous parle du jour le plus dur, du jour le plus terrible, le jour de l’angoisse, le jour où, vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait !

Je monte dans la camionnette de Jamy avec son équipe, vous vous en souvenez ? Nous pénétrons une réserve naturelle dans laquelle se trouve un élevage de papillons. Je découvre des milliers d’espèces. Je découvre les différents stades dans sa physionomie, ses mets composés de jus de fruits et de nectar de fleurs. Quand il est dans son cocon, il est drapé de soie. Je suis émerveillée par ces découvertes.

Seigneur! Tu n’as pas crée cela en vain!

Cet insecte est décidemment merveilleux, dans certaines cultures, le croiser est signe de bon augure !

Mes yeux se reposent sur le titre « Le fracas ». Une autre appellation du jour le plus terrible que l’humanité vivra! Kal farachi mabthouth ! Comme des papillons éparpillés.

Celui que j’observais me semblait valser mais à y réfléchir, non, c’est juste que sa trajectoire n’est pas précise.

Là, je médite sur ma vie… je ne connais pas le repos mental.

Rattraper ce temps perdu avant que mon délai ne soit consumé, je vis dans cette crainte que la mort ne me surprenne dans mon état d’ignorance !

Je suis à l’image de ce papillon qui papillonne, mes pensées vont dans tous les sens, entrainées à 1000 lieux de mon point de départ, me poser 1001 questions pour que la seconde d’après elles se multiplient…

« KAL FARACHI LMABTHOUTH ! »

J’ai mal, ma poitrine se serre, je repose mon regard sur le coran comme pour rechercher cette bouffée d’oxygène pour me sortir de cette asphyxie.

« Waman ya3mal mithqala daratine khayran yarah ! » Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra

L’Amour d’Al Wadoud s’empare de moi, je finis par conclure que l’image du papillon, dans ce verset, était une manière de mettre en exergue Sa douceur, reconnaissant la fragilité de chacun de nous, reconnaissant la beauté de chacun de nous !

Elakrouchi Hana

Pousse la porte de la connaissance…

A chaque rentrée, la joie mélangée à l’angoisse vient, dès la veille, habiter chez cet être innocent. Chez certains, le compte à rebours a débuté bien avant.
L’inconnu est arrivé à accaparer toute son attention, mais tout doucement, il comprend que le mystère, s’avère une énigme sans prétention.

L’apprivoisement remplace délicatement l’appréhension. Il reconnaît que le monde de la connaissance, le conduira vers la clairvoyance et il apprendra à dominer son insouciance.

Afin qu’il puisse atteindre le phare qui l’appelle, il devra se battre pour ne pas laisser les faux visionnaires l’envoler vers le superficiel. Un moment donné, il réalisera, que quand la brume s’éparpille, il peut observer le ciel.Que voilà, ce petit être favorisé par la conquête de son tout nouveau cartable, sa belle tenue, préparée depuis plusieurs semaines, la jouissance qui se lit dans ses yeux à la vue de sa nouvelle paire de chaussures, il sera impeccable. Le sourire qui se dessine sur son visage.

Ensuite, ou probablement le jour même, il entendra que d’autres enfants, vivants dans des contrées oubliées, eux aussi, partent à la recherche de ces clés qui ouvrent les portes de la félicité. Parmi eux, ils marcheront sans être chaussés, équipés seulement d’un simple carton pour insérer le peu de ce qu’ils possèdent. Et d’autres encore, devront contourner des chemins avec prudence, de peur de rencontrer une sentinelle.

N’en déplaise, ces conquérants lutteront pour accéder au monde de la découverte et deviendront, par La grâce de Dieu, de victorieux maillons de la réussite, et cela, même au milieu du désert.

L’univers qui sépare tous ces petits êtres, ne les empêche pas de se diriger vers le dessein. Cependant, il ne pourra l’accomplir avec succès que si, durant leur parcours, on leur apprend que la finalité est d’être reconnaissant envers Celui qui leur a offert tous ces bienfaits, ces facultés et la volonté de grimper dans le monde de la connaissance.

Et si Dieu le veut, pour être prêts demain.
Nous souhaitons à tous ces petits êtres, une belle entrée pour passer une année aventurière.

amiaa

Un cadeau pour le coeur

Il disparaît plus vite qu’il n’est apparu. Comme un faisceau lumineux,  des étincelles éblouissantes, mais seules des poussières ornées laissent leurs empreintes pour ceux qui tentent de les rattraper. Et pourtant le trésor dépasse certes l’imaginaire.

C’est l’heure qui a déjà sonné pour la course pour obtenir les bienfaits,  chaque fraction est une valeur titanesque, où ni l’horizon,  ni la hauteur des cieux peuvent tracer la dimension. 

Laisse ce cœur être heureux,  être le plus joyeux,  laisse cette âme se reposer, ressentir la tranquillité et la douceur qui l’enveloppe pour être bercée.

Ce mois n’est pas pour rester figé, mais pour être animé, pour réveiller davantage cet amour qui appelle sans cesse Son Aimé.

Allah pardonne nous et accorde nous tous les bienfaits de ce mois merveilleux. Vivons ce mois,  vivons-le et nous goûterons peut-être un avant goût du paradis. Qu’Allah nous l’accorde. Amin

ℒamiaaℳ

Eric, « l’olivier »

Il y a des êtres comme toi qui ne laissent pas indifférent. Je dois dire que la grandeur de ta petitesse et ton étroitesse d’esprit sont si inspirantes que je me devais de reprendre ma plume pour te destiner ma prose.

Tu as encore une fois brillé lors de ton meeting dimanche dernier au Trocadéro. Pendant que tes partisans scandaient « Macron assassin », tu es resté impassible, tu n’as même pas feint de les rappeler à l’ordre. En réponse au tollé que ta passivité a suscité auprès de la classe politique, tu as répondu par un innocent « Je ne les ai pas entendus… ». Là, on frôle le grotesque, Eric ! A moins que tu n’aies de réels problèmes d’audition comme l’a fait remarquer le président Macron : « Maintenant les prothèses auditives, les lunettes et les prothèses dentaires sont remboursées par la Sécurité Sociale. 10 millions de Françaises et de Français ont eu accès à cela, ça fait partie de mon bilan, c’est un bilan social dont je suis fier. Et j’invite le candidat malentendant à pouvoir s’équiper à moindre frais. »

Je dois bien dire que je me délecte depuis quelques semaines en regardant les media français. Nul besoin de savourer les sketchs de Franjo ou les vannes de Haroun pour se changer les idées… Il suffit de se brancher sur BFM, TF1 et consorts pour suivre la course à la présidentielle « celui qui se fera le plus remarquer ». Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre…

Certains t’adorent, beaucoup te détestent mais une chose est sûre, la plupart adore te détester. En effet, bien que tes propos soient ignobles, indécents et haineux, je continue à écouter tes interventions. Comment cela se fait-il ? Par voyeurisme, comme dirait Naïm dans son stand up : « Zemmour, t’aime ou t’aime pas, tu regardes par voyeurisme… » ?Je n’en suis pas sûre.

Je crois que ta course à la présidentielle se fonde et tire sa force de cette volonté de bousculer le politiquement correct. D’ailleurs, je pense que ton slogan « RECONQUETE ! » qui vise à « reconquérir » la France a d’abord pour vocation de reconquérir le citoyen qui ne croit plus en la politique. A bas la langue de bois, le citoyen n’est pas dupe… et toi non plus.

Alors comment faire ? Comment se démarquer d’une Marine Le Pen qui surfe sur la même vague que toi ? Eh bien, en proposant quelque chose de nouveau… en osant !

Tes interventions sont tellement saisissantes que je me surprends à réécouter l’un ou l’autre passage sur Youtube afin de m’assurer d’avoir bien entendu. C’est donc là qu’est le génie de ta campagne électorale : provoquer pour choquer.

Angle de tir de la politique zemmourienne : choquer pour épater, choquer pour se faire une place, choquer pour se distinguer, choquer pour séduire… choquer pour (re)conquérir.

Choquer pour faire le buzz dans les réseaux sociaux en tant que starlette de téléréalité ou influenceurs… ça on connaissait. Mais pas pour un sujet aussi « sérieux » que la politique. Une nouvelle ère est née.

Toi qui es un féru des grands personnages historiques, ne t’est-il jamais arrivé de te demander ce que l’Histoire retiendra de toi ?

Eh bien, je vais te le dire… Tout d’abord, elle retiendra sans doute cet échange de doigt d’honneur entre toi et une passante lors d’un de tes déplacements à Marseille. La décence me retient de rapporter tes propos qui ont accompagné ce geste éloquent. C’est une question d’éducation… mais ça, tu ne peux pas comprendre.

On est loin de Chirac qui, lors d’un bain de foule à Brégançon en 2001, s’est vu affublé d’un « connard » par un citoyen mécontent auquel il répondit avec tact et brio : « Enchanté, moi c’est Jacques Chirac ! » C’est ce qu’on appelle la classe. Prends-en de la graine…

L’Histoire retiendra également tes nombreuses condamnations pour injures, propos discriminatoires, provocation à la haine raciale et j’en passe. Alors, je t’explique en quelques mots le fonctionnement de la politique. Généralement, c’est après leur mandat que les présidents se font prendre, juger et condamner, pas avant Eric, pas avant… C’est à ça d’ailleurs qu’on reconnait les vrais présidents ! 

En d’autres mots, retiens bien, Eric, que tu n’es qu’un délinquant multirécidiviste briguant la plus haute fonction politique en France. Bienvenue dans la nouvelle ère, l’ère covid… l’ère de tous les possibles ! Moi qui pensais qu’on frôlait le grotesque, après réflexion, je pense qu’on est tombé dans le burlesque.

Que la paix soit sur toi et que le meilleur gagne !

L.M.

P.S :  Si besoin, je peux te communiquer l’adresse d’un prothésiste auditif qui se trouve à Barbès. Je suis sûre que tu y seras bien accueilli…

D’Ifantras à Bruxelles, le voyage d’une vie

De la hauteur de ce mont d’Ifantras,

La lune est très blanche, très ronde, très pleine, on pourrait presque la toucher.

Du haut du mont de toutes les désillusions.

Du haut du mont de toutes les consécrations.

Je serai là debout, coulant dans vos veines.

Certains d’entre les tiens décident après une longue période de famine de se diriger vers Tanger la Belle, la mariée du Chamal, la nomme-t-on, dans le but ultime de construire un meilleur avenir.

D’autres comme toi Mohammed Mrabet, feront partie de la première génération de l’exil, de l’émigration, de la séparation.

Tu fais partie de ces premiers marocains à tenter, juste pour un temps, le meilleur en Europe.

Par l’intermédiaire de conventions, la Belgique vous offre un passeport et vous invite à venir combler le manque de main d’œuvre dans les différents secteurs.

Loin de douter qu’à ton arrivée, tu seras considéré comme une simple force de travail.

Tu tournes les talons laissant derrière toi une épouse et tes dix enfants, tu les quittes, tu les aimes, ton cœur se serre, te fait mal, mais tu ne pleures pas parce qu’un homme ça ne pleure pas.

En 1956 débute la première vague d’immigration des Marocains vers la Belgique

Tu te diriges vers l’inconnu, un pays étranger, une langue étrangère, tu vas y travailler dur, ne connaissant qu’un jour de repos et ne connaissant pas les certificats médicaux, afin de nourrir ceux que tu as laissés derrière toi…

Tu laisses ton épouse seule au milieu de ses beaux-frères à titre de tuteur.

Elle se retrouve seule dans un monde rude, cruel, de la maltraitance déguisée sous couvert d’éducation, mais dans une terre qui va malgré tout lui inculquer de profondes valeurs.

Tamaanant s’est mariée avec toi alors qu’elle n’était âgée que de douze ans, toi de seize.

À cet âge-là, elle a été privée d’accéder à son être le plus profond, à cette petite fille qu’elle était.

Un an après votre union elle se retrouve orpheline.

Toi, Mohamed, son époux tu incarneras désormais ses parents perdus.

Désormais, il fallait repartir de zéro, mais c’est toujours la même rengaine, personne ne repart jamais de zéro, pas même les Arabes qui l’on pourtant inventé.

Après des années de séparation, Roméo vient récupérer sa dulcinée, tu as reçu l’autorisation de faire un regroupement familial, les changements sont si soudains.

Comme ces grandes vagues que vous alliez traverser, tu es là, Tamaanant, forte protégeant chacun de tes dix enfants, tu es sur pilote automatique, en mode char d’assaut, vos regards se croisent, ils sont chargés de non-dits.

Des sentiments mitigés, l’inquiétude, de la peur mêlée à de la joie.

Un long voyage vous attend, il est planifié, étudié dans les moindres détails, Cordoba, Bilbao, Madrid…

Mais un voyage tant attendu.

De train en train, de gare en gare, des correspondances à ne surtout pas manquer.

Votre avant-dernier arrêt était celui d’Austerlitz à Paris.

Enfin vous arrivez sur cette terre fraiche et si verte.

Le paysage est si différent, il fait froid, vous avez du mal à vous y faire.

Tu te rends compte, Tamaanant, que tu es à un monde de tes espoirs, mais tu gardes la tête haute, tu te réconfortes, il ne s’agit que d’un laps de temps.

Les maisons ont un toit, elles sont alignées et collées les unes aux autres.

Votre habitation est étroite, vous vous retrouvez dans des petites pièces… quel contraste par rapport aux étendues auxquelles tu étais habituée.

Peu de lumière, ce soleil qui avait l’habitude de vous chauffer, de vous bruler la peau, là soudainement, il se montre timide, il se cache derrière ce haut building d’en face.

Tu te retiens pour ne pas pleurer, parce qu’une maman ça ne pleure pas.

Tu as choisi de vivre une vie monotone, d’être cette brave épouse obéissante au foyer, perpétuant la tradition de préparer son pain de ses propres mains.

Chaque dimanche, tu étais sommée aves tes filles de déplumer une dizaine de poulets que ton époux avait ramenée de la ferme.

De préparer ton beurre à partir du lait fraichement sorti des mamelles de la vache.

Les années ont passé, tu as traversé des moments difficiles mais tu es restée là debout à prendre soins des tiens en gardant toujours et encore à l’esprit un retour au pays en repoussant la date au moment de la retraite de ton époux.

Le Maroc, le pays d’origine et le pays du retour triomphant pour celui qui y a vécu, ou survécu, ce pays ne vous lâchera jamais, il sera là en vous, impossible de l’oublier.

Le Maroc émigre avec vous, il vous suit, il vous guide, il vous colle à la peau, mais cela n’était que chimère et petit à petit le fantasme du retour s’évapore, se heurte à la dure réalité que le hiatus des deux générations est consommé.

Tu saisis que tes racines sont et le seront toujours au pays et que celle de tes enfants sont dans ce pays qui n’était que transitoire, en Belgique.

Mohammed, c’est clair à la retraite tu retournes dans cette patrie si chère à ton cœur.

Pendant ce temps, toi et tes amis émigrés recherchez des repères, une manière de préserver votre identité, la religion est la seule chose que vous avez pu emporter avec vous.

Vous êtes musulmans avant d’être marocains, avant d’être immigrés, l’Islam est votre refuge c’est lui qui donne le calme, qui sécurise, celui qui apporte la paix.

Pour cela, toi et un groupe d’amis vous vous donnez comme mission de construire votre refuge qui s’appellera « Masjid Salam ».

Vous prenez soin de choisir un bâtiment à proximité de la gare du midi.

Vous investissez votre salaire, vous essayez de récolter des fonds tous les vendredis traversant les rangées des prieurs qui jettent un par un de la monnaie dans les plis de votre abaya.

Vos fils se marient, vous connaissez les débuts d’une famille dispersée, toi et ton époux, vous vous consolez en vous disant que c’est la vie.

Vous faites des enfants, vous leurs offrez tout ce que vous pouvez, puis un jour ils s’en vont… C’est à peine s’ils se souviennent de vous.

Si vous étiez au village, ils seraient là tous présents autour de vous, sous vos yeux, mais là vous êtes dans un pays impitoyable, un pays qui séparent en prônant l’individualisme.

Vous vous réconfortez avec ce célèbre adage « le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre ».

Tamaanant, tes joues si douces tu veillais à les embaumer de cette crème blanche contenue dans un gros pot bleu, ta peau était aussi soyeuse que celle d’un bébé.

Tu enduisais tes long cheveux noir d’huile, tu les séparais d’une raie délicatement puis tu les tressais.

Tes petites rides étaient le livre de ta vie que tu n’as jamais pu nous raconter.

L’histoire de ta vie qui s’est dessinée juste au coin de tes petits yeux bruns.

Ce pli sur ton front représentait les traces de tes nombreuses inquiétudes, d’attentes de cet imminent retour, loin de t’imaginer que ton Créateur te rappellera à lui pour ne plus jamais revenir.

Tu t’en es allée jeune, belle et pleine de valeurs.

Tu es resté, Mohammed, le bel homme aux yeux bleus aussi beau que dans ta jeunesse, ta barbe si blanche qu’on croirait du coton fraichement récolté.

La retraite est passée, elle a laissé un goût amer, comme une maladie incurable qui n’a laissé que de l’ennui, pour te rassurer, tu fais appel à ta foi et à ton amour profond pour l’Islam.

Tu finis par te résigner, tu avais pourtant tout préparé, tu as construit là-bas au pays, une maison aussi grande que ton cœur, toi Mohammed Mrabet qui pensait y vieillir entouré des tiens, cela n’était qu’illusion.

Une illusion qui t’a fait perdre tout espoir du retour au pays….

Écrire afin que cela résonne dans les esprits comme un hommage, à une mémoire où les moindres mots écrits pèsent.

Je suis la petite fille porteuse d’histoires, de mémoires, de secrets.

J’ai hérité ce bagage dès ma vie utérine.

Vos ressentis, vos lourdes expériences, votre courage et votre Amour demeurent à jamais en moi.

A votre image, je saisis d’où me viens cette force de lutter contre vents et marées.

Merci

Hana

La covid 19 s’est invitée dans nos vies sans y être conviée…

Les kilomètres, les frontières, les ethnies, les cultures, les religions… toutes ces choses, qui trop souvent nous séparent, ne font pas peur à ce virus microscopique aux effets macroscopiques. Soudainement, nous avons été confinés entre nos murs à voir le monde par nos vitraux.

A nos fenêtres, à voir le monde à l’arrêt, comme figé, la nature sans l’homme a pris un souffle nouveau et nous avons pris le temps de la regarder et de nous rendre compte combien est doux l’air caressant nos visages, apaisant le bruit du vent dans les feuilles des arbres, les animaux s’invitant un peu plus loin dans les villes endormies, soulagées de l’absence des hommes.

A nos télévisions, écrans… à l’affut de l’information, obnubilés par la gestion de cette crise sanitaire mondiale sans précédent. Les médias sont devenus rois. Ils donnent la cadence saccadée par des données scientifiques, statistiques…

Saturation, omniprésence d’informations sur cette pandémie anxiogène, souffle coupé, suspendu : l’ère covid a commencé.

La science est devenue le nouveau dogme, le nouveau paradigme et les chiffres, les statistiques, les prévisions, les moyennes, les variables… leur chef de culte nous assaillant, sans toujours tout comprendre, de leur langage « prophétique ».

Vivre au rythme des mesures sanitaires tentant d’éviter la saturation de soins de santé, esquiver un ennemi invisible, le combat est inégal.

Mais nous luttons et continuons de vivre à l’affut du moindre changement de ces restrictions, mesures sanitaires qui, parfois, ont un relent liberticide.

Elle nous a obligés à nous réinventer, à nous repenser, à changer les représentations de nos relations sociales, à trouver des moyens détournés, à nous regarder autrement, à nous aimer autrement, à communiquer autrement mais toujours avec cette force de vivre malgré tout.

Aller prier à la mosquée transformée en un échiquier géant, une place occupée, une autre vide. Les croyants, un tapis de prière à la main, la foi au cœur et une résilience à toute épreuve s’y présentent jusqu’à ce que le quota soit atteint. Échec et mat, on ne rentre plus.

Soucieux de nos proches, nous prions que ce virus ne s’invite pas auprès de nos anciens… Connectés, rester informés, tout en restant prudents, nous nous rendons bien compte combien l’homme est un être social malgré cette distanciation sociale tant souhaitée. Nous avons besoin de la présence des autres dans nos vies. Les personnes isolées, personnes précarisées, les sans-papiers, les personnes handicapées… les oubliés.

Et dans ce flot d’informations, l’humain garde le lien social si fragilisé. Les nouvelles nous parviennent et des invocations nous sont demandées pour le rétablissement ou  la mort d’un proche. Nous pleurons, enterrons nos morts contraints par les mesures sanitaires, les fermetures de frontières. Respecter la dernière volonté de ces premiers immigrés qui ont gardé encore vivace à l’esprit le mythe du retour dans leur terre natale, dilemme moral. Et nous voyons la triste expansion du cimetière musulman d’Evere et les rapatriements conditionnés par l’ouverture des frontières.

École à distance, une nouvelle ère scolaire du numérique est arrivée mais nous ne sommes pas tous égaux : « fracture numérique ». École bienveillante, enseignants résistants, élèves résilients, à travers les écrans, tributaires du matériel informatique, du réseau internet… l’année scolaire s’écoule.

Les inégalités se creusent, de nouvelles voient le jour.

Cette crise sanitaire n’est pas qu’un problème de santé publique mais un phénomène social à part entière. Les conséquences sont globales : inégalités sociales, augmentation de la paupérisation, altération du lien social, détresse psychologique… Du microscopique au macroscopique, de l’individu à la collectivité, du national au mondial.

En chacun de nous, cette épreuve a laissé son empreinte, mais a aussi marqué nos sociétés, peut-être est-ce l’occasion de s’interroger et de repenser sérieusement, profondément, notre modèle de société à l’aube de l’ère post-covid.

O.D.

Célébrer son anniversaire?

Aujourd’hui, peut-être hier ou demain, on t’annonce l’ajout d’une année à entamer.

A nouveau durant trois cent soixante-cinq jours,

Tu as fait des pas qui se sont rapprochés tous, de ta première destinée.

L’endroit où tu ne pourras plus marcher et isolé jusqu’au Jour Dernier.

Pour l’instant, espérons que tu devras encore parcourir un long sentier. 

Il sera peut-être muni d’épines et parfois fleuri d’une allée apaisée. 

Et pour chaque voie empruntée, tu t’es levé sans difficulté. 

Mais as-tu cru que c’est une habilité dont tu es le concepteur et que tu as établie ?

Toi, qui n’es que faiblesse et te dissipes dans le sommeil aussitôt que ton esprit veut s’évanouir.

Ne vois-tu pas le lever et le coucher de cet astre qui apparaît ou se retire selon le commandement divin et qu’aucune créature n’arrivera à inverser l’est par l’ouest, ni le nord par le sud ?

Avoir une telle pensée est à l’image de ce navire qui navigue sans guide, sans voilier, et par-dessus tout, construit sur base de papiers mâchés. Voilà l’image de l’esprit d’un sot qui croit pouvoir marcher sur l’eau. 

Sache que tout, sans exception, ce qui est visible et invisible, connu ou inconnu, peu importe… toute créature est sous l’unique volonté divine. Rien ne peut être sans Sa permission. Ni un clin d’œil, ni un souffle, ni une poussière qui traverse le désert, ni la goutte d’eau au milieu des océans, ni l’étoile au milieu de la galaxie et tout ce qu’Il englobe car Il est Allah, L’Unique Seigneur des mondes. كن فيكون._ 

Alors si, al hamedulilah, tu te rends compte que tu continues à faire des pas, remercie Le Très Haut de te les avoir accordés et implore-Le que ceux-ci te conduiront vers une belle destinée.

Tes prières seront tes stations pour que tu puisses te retrouver avec ton Aimé. Ces rencontres qui réjouissent ton cœur à chaque appel adressé à Sa Grandeur pour que ton âme se purifie, te confier à Lui pour exprimer tes regrets où ton front est magnétisé au sol, où la honte nous pulvérise de peur tout en recherchant refuge auprès de Sa Miséricorde afin d’obtenir et ressentir Sa douceur.

Combien de stations as-tu ratées au cours des trois cent soixante-cinq jours ?

Recherche perpétuellement Sa Compagnie, utilise comme boussole Son Livre et comme parfait guide, le Prophète Mohammedﷺ, celui qui l’a transmis.

Pour lors, célébrer son anniversaire, n’est pas allumer des bougies plantées dans un gâteau et ensuite souffler. Par contre, annoncer son anniversaire, est plutôt l’occasion de méditer et de veiller à illuminer sa foi pour espérer que le jour arrivé, soit la célébration de son entrée au paradis pour l’éternité. 

Qu’Allah nous pardonne, nous accorde une longue vie sous Son obéissance et une fin pour un début de merveilles. Amin.

ℒamiaaℳ

Toi, l’écriture, trace le message

Si tu n’existais pas, rien n’aurait pu être dévoilé.  Ton empreinte est gardienne des mots, des récits, des secrets…qui par ailleurs, tout auteur ne pourrait s’identifier sans ta présence.

N’es-tu pas le témoin et la preuve qui ont défini l’Histoire ?  Celle dont l’encre à flots, a parfois, malencontreusement,  jeté l’ancre de la vérité.

Avant que tu ne deviennes la réalisation de l’auteur, tu étais son sujet et sa muse.

Tu  provoquais en lui le style qui dessinait l’œuvre et tu animais le genre du narrateur.

Néanmoins, maintes et maintes fois, tu as été gommée, comme si tu devais renaitre pour mieux vivre.  Cependant, les traces ne s’effacent pas entièrement, elles demeurent perceptibles.

Comme les erreurs commises dans la vie, on n’oublie pas son passé, sauf que le présent permet de traverser de nouvelles épreuves.

Victorieusement tu es là !

Sache que pour certains, tu représentes comme une thérapie ou encore la meilleure des amies. Dès l’adolescence, tu deviens la confidente, la subsistance des journalistes et la marque de la connaissance.

Ton rôle n’a pas de frontières, tout être qui te connait, t’utilise pour parler de lui et de la vie. Véritablement, tu réveilles la conscience humaine et tu empêches qu’elle ne se détruise par l’aveuglement de l’ignorance.

Alors, trace et continue à tracer. Le monde a besoin de tes lettres qui traduisent la raison, l’amour, l’imagination de l’humanité.

ℒamiaa