Les gardiens de notre humanité

« Vous savez, ce n’est pas rien une photographie. Je ne vous connais pas. Vous ne me connaissez pas (…) »[1] C’est par cette phrase que tout bascule pour Julien D. jeune photographe français venu couvrir l’horreur d’une extinction ethnique. Et quoi de mieux pour son objectif que l’un des quartiers martyrisés de Gaza. Arpentant les rues où le chaos a pris résidence, le jeune homme désire prendre la plus originale des photos. Seulement tout semble hurler. «Les trottoirs sont une mer de gravats, de bouts de béton pulvérisés, de poutres brisées, comme si un géant avait écrasé la ville sous ses pieds »,[2] constata Julien, las de prendre toujours les mêmes clichés. 

Là où le silence n’est qu’une trêve fragile entre deux explosions, un vieux libraire assis, plongé par la lecture d’un livre, entouré de centaines d’œuvres éparses à l’intérieur comme à l’extérieur attire son regard. Nabil, adossé au mur de sa bibliothèque, accroché encore à ses bouquins, lit à deux pas des ruines. « Comme si les mots pouvaient le sauver du bruit, de la souffrance, de la mort lente de la ville »[3], pensa Julien. Pas besoin de chercher plus loin, Julien tient sa photo.

Mais, Nabil A. refuse d’être un simple cliché de guerre ; il invite donc le photographe à entendre son histoire…

Rachid Benzine signe dans L’homme qui lisait des livres, une œuvre magistrale sur le pouvoir du récit : quand l’image ne suffit plus à dire la vérité d’un peuple, il reste les mots. L’auteur nous offre le portrait d’une dignité que rien ne peut abattre. Ce livre est construit comme un dialogue de transmission où la littérature devient une armure, une forteresse. En effet, chaque chapitre est lié à un auteur classique ou contemporain, montrant comment la fiction devient un bouclier contre une réalité brutale et enragée. 

L’auteur nous retrace, à travers l’évocation de grands titres littéraires qui ont marqué la vie de Nabil, plus de 77 ans d’histoire palestinienne : l’exil de 1948, les camps de réfugiés, la prison, mais aussi ses amours et ses désillusions politiques. 

De Shakespeare à Victor Hugo, en passant par la poésie de Mahmoud Darwich, Rachid Benzine nous offre une leçon d’humanisme universel :

  • On peut coloniser une terre mais, on ne peut pas coloniser l’imaginaire d’un homme. Tant qu’il lit, il reste libre et ouvert au monde.
  • Derrière chaque chiffre ou image scandée par les médias se cache une histoire, une vie. Apprendre à ralentir le regard, à laisser une place pour écouter la voix de l’autre est une manière de traiter les tragédies humaines.
  • La culture est le seul héritage qui ne peut être réduit par les bombes, à condition qu’il y ait quelqu’un pour l’écouter et le transmettre. Le dialogue entre le vieil homme et le jeune homme symbolise le passage de témoin, le dépositaire d’une mémoire au-delà des murs de Gaza.

Nabil, sous influence littéraire, raconte ses lectures comme un lieu de vie, un acte politique de survie. La littérature n’est pas un luxe, c’est le cri de ceux qui n’ont rien lui murmure Victor Hugo dans Les Misérables. Celui qui cherche à préserver une droiture morale dans un monde qui veut le réduire à sa condition de victime. Lire au milieu des décombres est un acte de résistance, de révolte face au nihilisme de l’absurde de L’étranger ou de La peste d’Albert Camus. C’est faire l’effort de trouver un sens là où tout semble s’écrouler, où l’enfer est craché à la surface de la terre. Se libérer l’esprit pour ne pas être défini par l’oppresseur encourage Frantz Fanon dans les Damnés de la TerrePrendre possession de son identité, c’est prendre possession de soi-même : sans le récit, on est une image vide. 

Son roman ouvre la voie à l’espoir, à la capacité de rester « humain » à travers les références de Romain Gary dans La Promesse de l’aube. Nabil, par sa douceur et son humour, infuse au jeune Julien la beauté des mots, ceux qui sauvent.

Si Nabil se nourrit des auteurs « étrangers » comme bouclier intellectuel, c’est dans la poésie palestinienne qu’il puise sa force, sa résilience. Il y a une place particulière tenu par la figure de grands poètes palestiniens comme Mahmoud Darwich et Mourid Al Barghouti[4], qui ont su mettre des mots sur la dépossession, l’exil et l’attachement viscéral à cette terre. L’identité d’un peuple repose sur la beauté de sa langue et de ses paysages, pas seulement sur son statut de victime. 

Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie[5] illustre son jardin intérieur, refusant de se laisser mourir spirituellement. Car la résistance ne passe pas seulement par le combat, mais par la capacité à nommer la beauté là où elle semble avoir disparu.

Cette cohabitation des vers de Darwich et de la littérature classique, rappelle que la culture est un dialogue entre les peuples, et que si Nabil lit ce n’est pas pour oublier Gaza, mais pour que Gaza ne soit pas oubliée. Une preuve qu’on peut tout détruire, sauf la capacité d’un homme à espérer. 

Nabil et ses auteurs ne sont pas seulement des témoins du passé, mais des veilleurs du présent, des gardiens de notre humanité…

Najoua


[1] Rachid Benzine, L’homme qui lisait des livres. Edition : Roman julliard-2025. P.18

[2] Idem-p.13

[3] Idem-p.17

[4] Tiré Les gens de la nuit de Mourid Al Barghouti. P.90

[5] Ce livre rassemble 17 contributions d’écrivains français, palestiniens ou franco-palestiniens. Pour donner voix aux victimes et ne pas garder le silence alors que Gaza meurt de faim et de froid. Pour exprimer l’indignation collective face au sort réservé au peuple palestinien. Pour affirmer, après Mahmoud Darwich, que « sur cette terre, il y a ce qui mérite vie. On l’appelait Palestine. On l’appelle désormais Palestine. » Edition : Seuil.

« Les secrets de l’amour du Divin », une lecture qui bouleverse l’âme

Il y a des livres qui ne nous laissent pas indemnes.

Des ouvrages qui viennent frapper à la porte du cœur avec douceur, mais aussi avec une vérité si forte qu’on ne peut qu’être transformé.

Les secrets de l’amour du Divin de Helwa fait partie de ceux-là. Dès les premières pages, j’ai senti que cette lecture allait me remuer intérieurement.

Ce n’est pas un simple livre sur la foi ou la spiritualité : c’est un rappel  intime à revenir vers Allah profondeur.

Chaque chapitre est construit autour d’un thème fondamental de la vie spirituelle : l origine de L’amour, la place du cœur, l’aspect spirituels  du Coran,  les 5 piliers le tout dans la plus grande  proximité  du Créateur… 

Et pourtant, ce livre divise. Il est parfois rangé dans les coins discrets des librairies, comme s’il représentait une menace. Certains lui reprochent son approche trop tendre, trop mystique, trop « émotive ». Mais n’est-ce pas révélateur d’un malaise plus profond ? Pourquoi est-ce que l’idée de l’amour d’Allah dérange autant ? Pourquoi la douceur fait-elle peur ? Pourquoi la rigueur, la dureté, voire la crainte, réconfortent-elles parfois davantage certains cœurs ?

Repenser la mort : non comme une fin, mais comme un retour

S’il y a un chapitre qui m’a bouleversée, c’est celui sur le secret spirituel de la mort. Helwa y aborde la mort avec une sérénité désarmante. Loin de l’idée effrayante que l’on nous transmet parfois, elle la décrit comme un retour à l’Origine, un moment d’union avec Celui qui nous aime d’un amour parfait. Non pas une coupure, mais une réunification.

Elle nous rappelle que chaque douleur, chaque perte ici-bas, chaque « petite mort » intérieure, est une occasion de nous détacher de ce qui est illusoire pour nous recentrer sur l’essentiel : Allah. Mourir avant de mourir, disent les sages. 

Et dans cette perspective, la mort devient le début d’une rencontre, non une fin. Une promesse de retrouver Celui que notre âme a toujours cherché. Cette lecture transforme notre rapport à la peur. Elle nous apprend que la foi n’est pas faite pour nous enfermer dans l’angoisse ou la rigidité, mais pour nous libérer dans la confiance et l’amour.

L’amour d’Allah : une évidence oubliée ?

Ce livre repose sur une conviction claire : Allah aime Ses créatures. Un amour constant, inépuisable, sans condition. Mais cette vérité, pourtant centrale dans notre religion, semble parfois mise de côté. Pourquoi ? Pourquoi tant de méfiance vis-à-vis d’un discours qui parle de tendresse, de proximité, d’intimité spirituelle avec Dieu ?

Pourquoi l’amour dérange-t-il autant, alors qu’il est le fondement même de la foi ?

Ce constat m’interpelle. Est-ce que nous nous sommes habitués à une religion perçue comme rigide, austère, voire intimidante ? Est-ce que cela nous rassure davantage de penser à Allah en termes de loi et de punition, plutôt qu’en termes de compassion et de miséricorde ? Ce sont des questions qui méritent d’être posées avec honnêteté.

Et c’est précisément ce que fait ce livre : il pose des questions, bouscule certaines idées reçues, et nous ramène à une foi vivante, sincère, enracinée dans l’amour.

Ce livre n’est pas un ouvrage qu’on lit d’une traite. Il se goûte.il se savoure. Il se médite. Certains passages m’ont accompagnée pendant des jours, comme une lumière intérieure .

Je crois qu’il faut lire ce livre quand on sent que quelque chose en soi appelle à plus de profondeur, quand on a besoin de se recentrer, de se reconnecter à l’essentiel. 

Et surtout, quand on a besoin de voir la vie – et la mort – avec un regard spirituel empli de douceur

Les secrets de l’amour du Divin est bien plus qu’un livre. C’est une conversation d’âme au Divin. Une main tendue vers le cœur. 

Il m’a rappelé que l’amour d’Allah ne nous quitte jamais, même dans les silences, même dans la douleur, même dans l’ultime passage qu’est la mort.

 Et que cette mort, loin d’être une fin, est une promesse : celle de retrouver Celui que notre cœur a toujours aimé, même sans toujours le savoir.

Qu’Allah nous accorde une foi sereine, une vie apaisée, et une mort douce, paisible, et pleine de lumière. AMINE

Hana Elakrouchi

Les désorientés

A la mort de Mourad, Adam, professeur d’histoire à Paris, décide de rassembler, après 25 ans, ses amis de jeunesse que la vie a dispersé aux quatre coins du monde. Son souhait est d’abord d’évoquer la mémoire de leur ami perdu, mais aussi et surtout de raviver leurs souvenirs d’autrefois, eux qui étaient unis par le désir d’un monde meilleur.

Ce roman intimiste, narré tantôt à la première personne, tantôt à la troisième, alterne le journal intime d’Adam, le narrateur, et les échanges avec ses amis perdus de vue. Au fil du récit, on découvre des personnages écorchés par la guerre, par l’exil… et dont la blessure est encore vive pour certains. 

Au travers des pages, une certaine amertume nous traverse. Elle nait des désillusions, des désenchantements, des rêves échoués auxquels l’être humain se confronte un jour ou l’autre. Parfois à la dérobée, parfois avec douleur mais elle est présente.

L’Académicien excelle dans l’art de l’expression nuancée, de la suggestion et de la connotation ce qui fait naître en nous une palette de sentiments qui ne laissera pas le lecteur indifférent.

Amin Maalouf nous raconte un pan de l’histoire de sa terre natale, le Liban qu’il ne cite jamais d’ailleurs mais qu’il nommera le Levant. Comme à son habitude, il nous pousse à la réflexion sur des thèmes intemporels tels que l’amitié, le pouvoir, l’identité… et d’autres tels que le rapport de l’Orient et de l’Occident ou encore des Juifs et des Arabes dont l’actualité brûlante et criante ne me permet pas de taire. En voici un extrait dont l’analyse suscite considération et vif intérêt :

Ce conflit qui a bouleversé nos vies n’est pas une querelle régionale comme les autres, et ce n’est pas seulement un affrontement entre deux « tribus cousines » malmenées par l’Histoire.  C’est infiniment plus que cela. C’est ce conflit, plus que tout autre, qui empêche le monde arabe de s’améliorer, c’est lui qui empêche l’Occident et l’Islam de se réconcilier, c’est lui qui tire l’humanité contemporaine vers l’arrière, vers les crispations identitaires, vers le fanatisme religieux, vers ce qu’on appelle de nos jours « l’affrontement des civilisations ». 

(…) En l’occurrence, on pourrait affirmer, sans risque d’erreur, que dans l’histoire trois ou quatre fois millénaire du peuple juif, les années quarante du vingtième siècle, qui ont vu une tentative d’extermination, puis la défaite du nazisme, puis la création de l’État d’Israël, constituent la décennie la plus dramatique et la plus significative de toutes.

(…) Dans un monde idéal, les choses auraient pu se passer autrement. Les Juifs seraient venus en Palestine en expliquant que leurs ancêtres avaient vécu là il y a deux mille ans, qu’ils en avaient été chassés par l’empereur Titus, et qu’à présent ils avaient décidé d’y revenir ; et les Arabes qui peuplaient ce pays leur auraient dit : « Mais bien sûr, entrez donc, vous êtes les bienvenus ! Nous vous laisserons la moitié du pays et nous irons vivre dans la moitié qui reste. » Dans le monde réel, les choses ne pouvaient se passer ainsi. Quand les Arabes ont compris que l’immigration juive n’était pas le fait de quelques groupes de réfugiés, mais qu’il s’agissait d’une entreprise organisée visant à s’approprier le pays, ils ont réagi comme l’aurait fait n’importe quelle population : en prenant les armes pour l’empêcher. Mais ils se sont fait battre. Chaque fois qu’il y a eu un affrontement, ils se sont fait battre. Je n’arrive plus à compter le nombre des défaites qu’ils ont déjà subies. Ce qui est certain, c’est que cette succession de débâcles a progressivement déséquilibré le monde arabe, puis l’ensemble du monde musulman. Déséquilibré au sens politique, et aussi au sens clinique. On ne sort pas indemne d’une série d’humiliations publiques. Tous les Arabes portent les traces d’un traumatisme profond, et je ne m’exclus pas du lot. Mais ce traumatisme arabe, lorsqu’on le contemple à partir de l’autre rive, la rive européenne, ma rive adoptive, ne suscite que l’incompréhension et la suspicion.

J’ai lu dernièrement ce témoignage d’un ambassadeur israélien sur sa carrière dans les années cinquante et soixante : « Notre mission était délicate, parce qu’il nous fallait à la fois persuader les Arabes, qu’Israël était invincible, et persuader l’Occident qu’Israël était en danger de mort. » Avec le recul, on peut dire que ce diplomate et ses collègues ont remarquablement réussi dans cette mission contradictoire. Il ne faut pas s’étonner, dès lors, si les Occidentaux et les Arabes ne posent pas le même regard sur l’État d’Israël ni sur l’itinéraire du peuple juif.

Mais ce n’est évidemment pas l’habileté des diplomates qui explique cette différence de perception. Il y a, objectivement, deux tragédies parallèles. Même si la plupart des gens, chez les Juifs comme chez les Arabes, préfèrent n’en reconnaitre qu’une. Les Juifs, qui ont subi tant de persécutions et d’humiliations à travers l’histoire, et qui viennent de connaitre, au cœur du vingtième siècle, une tentative d’extermination totale, comment leur expliquer qu’ils doivent demeurer attentifs aux souffrances des autres ? Et les Arabes, qui traversent aujourd’hui la période la plus sombre et la plus humiliante de leur histoire, qui subissent défaite sur défaite des mains d’Israël et de ses alliés, qui se sentent bafoués et rabaissés dans le monde entier, comment leur expliquer qu’ils doivent garder à l’esprit la tragédie du peuple juif ?

Sans rien nous imposer, Amin Maalouf parvient, une fois de plus, à poser un regard impartial sur ce conflit historique avec justesse et sagesse. Sans oublier ce vibrant appel à l’harmonie entre les peuples qu’il lance comme une bouteille à la mer.

L.M.

« La mort est une longue espérance »

Dans son dernier roman historique captivant, « Les Révoltés de Cordoue », Ildefonso Falcones nous transporte magistralement dans l’Espagne tourmentée du XVIe siècle, offrant une fresque vivante de la lutte pour la coexistence entre deux mondes en conflit. À travers une narration riche en rebondissements et en personnages, l’auteur plonge les lecteurs au cœur des tourments de l’histoire, tout en proposant une réflexion profonde sur la tolérance et la fraternité.

Le récit se déroule dans l’Espagne post-Reconquista, une époque marquée par les horreurs de l’Inquisition et les ravages de la guerre. Sous le règne implacable de Philippe II, les musulmans sont persécutés, brûlés au bûcher, réduits à l’esclavage, et les femmes sont arrachées à leurs foyers pour être placées dans des harems. La terreur règne, et chaque acte de foi devient un acte de rébellion, sévèrement puni par le bras de l’Inquisition.

Au milieu de ce chaos surgit Hernando Ruiz, un homme aux identités multiples, fils d’une musulmane violée par un prêtre chrétien. Sa vie est un kaléidoscope de souffrances et de défis, mais aussi d’amour et d’espoir. Alors que la fatwa venue d’Oran circule en Espagne permettant aux musulmans de dissimuler leur pratique religieuse, Hernando lutte alors pour cacher sa foi et survivre dans un monde où les deux religions se livrent une imposture sans merci.

Pourtant, au-delà des ténèbres de l’Inquisition, l’amour est bien présent et devient inébranlablement une source d’espoir, adoucissant les actes de barbarie décrits dans le roman. Dans « Les Révoltés de Cordoue » d’Ildefonso Falcones, l’amour se présente sous deux facettes distinctes, chacune portant en elle une puissance transformative.

D’un côté, il y a l’amour mondain entre Hernando Ruiz et Isabelle, une chrétienne pure souche. Leur passion interdite transcende les barrières religieuses et sociales, défiant les conventions de leur époque. C’est un amour passionnel, puissant, qui les pousse à défier l’ordre établi pour être ensemble, malgré les dangers qui les guettent.

D’un autre côté, il y a l’amour pour Dieu avec Fatima, sa première épouse, celui qui, dans l’union, transcende les limites du temps et de l’espace. Hernando découvre la puissance de l’amour divin, une force intérieure qui le pousse à persévérer et à embrasser pleinement sa destinée. Un lien sacré qui devient le fondement sur lequel il construit sa vie.

En parallèle à cette réflexion sur l’amour et la foi, il est intéressant de noter les résonances contemporaines que ce roman historique suscite. La France, par exemple, se trouve confrontée à ses propres défis identitaires et religieux. L’utilisation du terme « Reconquête », lancé en 2021 comme nom de parti politique, soulève des questions sur les intentions et les objectifs du parti, ainsi que sur la manière dont il envisage l’avenir de la société française et ses relations avec les communautés minoritaires.

Bien que le contexte historique de la Reconquista et les défis contemporains de la société française soient différents, l’utilisation de ce terme comme nom de parti politique soulève des préoccupations légitimes quant à la manière dont il peut être perçu et interprété, en particulier à la lumière de l’histoire européenne et des tensions actuelles autour des questions d’identité, de religion et d’immigration.

En conclusion, la lecture de « Les Révoltés de Cordoue » nous ramène inévitablement à la gratitude envers le Tout-Puissant pour la liberté de pouvoir adorer selon notre croyance, sans contrainte ni crainte de persécution. Nous sommes reconnaissants de vivre aux côtés de nos époux et de nos enfants, sans craindre que nos foyers soient détruits et nos familles arrachées par les forces de l’inquisition. La possibilité d’avoir un exemplaire du Coran dans nos maisons sans avoir à le cacher est une bénédiction que nous devrions réellement apprécier. Autant de bienfaits méritent encore plus de louanges à Allah !

Hana

Sur les traces d’une langue

Hasard, safari, magasin, coton, alcool, abricot, aubergine, sucre, camphre, jasmin, gazelle…. Quel est le dénominateur commun de tous ces termes ? Ce sont tous des mots de français trouvant leur origine dans la langue arabe. 

Un héritage davantage arabe que gaulois!

C’est le titre de ce livre, légèrement provocateur puisqu’écrit par un Français, qui m’a interpellée en premier : «  Nos ancêtres les Arabes, ce que le français doit à la langue arabe » 

Ni une ni deux, je m’y suis plongée, intriguée et ravie qu’un professeur en histoire de la langue française vienne appuyer de façon argumentée, ce que je percevais confusément depuis longtemps : nous ne sommes que peu conscients de la large place qu’occupent les mots d’origine arabe dans notre expression quotidienne en français. 

Je me souviens de ma collègue toulousaine, à qui je faisais remarquer qu’elle venait d’employer un mot arabe et qui me rétorqua avec surprise : « Un petit chouia ? Mais non voyons, c’est du français ! » 

C’est là toute la subtilité de mots qui ont voyagé de l’arabe au français et s’y sont tellement bien imbriqués qu’ils ont été comme adoptés par une langue qui n’entend plus leur sonorité arabe. 

De façon ludique et non dénuée d’humour, Jean Pruvost revient sur cette expression « nos ancêtres les Gaulois », popularisée par la bande dessinée Astérix et Obelix. 

Et de démontrer qu’en réalité les peuples gaulois ont perdu leur langue en l’espace de 4 siècles, balayée par le latin, la langue des conquérants romains venus envahir la Gaule vers le 1er siècle avant J-C. 

C’est ainsi que la langue française actuelle n’a en réalité hérité que d’une centaine de mots d’origine gauloise. Elle emprunte en revanche énormément de mots à l’anglais, à l’italien et à l’arabe. L’arabe qui serait ainsi la troisième langue d’emprunt du français, avec plus d’un demi-millier de mots de base, sans compter les dérivés ( jupe, jupon / orange, orangeade, oranger etc.) 

Remonter le fil 

Alors comment ces mots ont-ils voyagé ? 

À partir du 7ème siècle le et jusqu’au 15ème, la civilisation arabo-musulmane rayonne sur la péninsule ibérique, ce qui constitue une véritable voie d’accès de la langue arabe aux autres pays de l’Europe, par l’intermédiaire de Cordoue, brillante capitale intellectuelle, où se pressent savants, scientifiques et philosophes. 

Algèbre, zénith, zéro, goudron, carmin, divan, vizir,… 

Une autre voie d’emprunt des mots arabes en langue française fut celle des échanges commerciaux et culturels autour du bassin méditerranéen, avec une présence très influente et dynamique des artisans et commerçants arabes. 

Maroquinerie, nacre, ambre, jarre, gilet, carafe, caftan, satin,… 

Plus tard dans l’Histoire, la colonisation de l’Afrique du Nord viendra étoffer le lexique. 

Kabyle, wilaya, baroud, bled, saroual, Sahara, kif-kif,… 

Ensuite, l’indépendance de l’Algérie et le rapatriement des pieds-noirs en France intégreront au langage courant un vocabulaire correspondant à certaines habitudes nostalgiques venues dans leurs bagages.  

Tajine, méchoui, merguez, harissa,… 

A partir des années 1970, les vagues importantes d’immigration en provenance d’Afrique du nord contribuèrent  elles aussi à ancrer un certain nombre de vocables dans la langue française. Plus tard, aidées d’un catalyseur inattendu : le rap. 

Un héritage enrichissant  

Ainsi, sans le savoir, les locuteurs francophones utilisent quotidiennement des mots arabes, c’est là l’héritage d’une histoire intime et ancienne entre le français et l’arabe.  

En 2018 en France, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale avait déchaîné les passions et les crispations en proposant d’intégrer l’apprentissage de l’arabe dans les programmes scolaires. Un tollé des partis de droite et d’extrême droite avait coupé court à cette idée.  

Un positionnement idéologique qui ne pourra pas occulter définitivement un fait : l’arabe fait déjà partie de la langue française, et ces deux langues riches et vivantes ont une histoire ancienne et commune. 

Hayat Belhaj  

Devenir des catalyseurs du changement positif

Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l’oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (de Dieu).

Sourate 7, verset 204

J’ai compris en m’interrogeant que dans ma relation à l’autre, il manquait la profondeur.

Dernièrement en lisant un livre sur l’écoute prophétique de Mikaeel Ahmed Smith, j’ai découvert un concept, fort intéressant.

La clé d’une relation saine est celle d’une communication authentique !

L’écoute bienveillante est telle une lumière, qui éclaire les fondements de nos liens. Elle demande patience et empathie.

Le but lors de nos communications est de mieux comprendre l’autre

Sans jugements ni préjugés, être là pleine de sincérité.

Si cette approche de la relation était utilisée, le monde serait transformé comme l’a transformé notre Messager Mohamed sws.

L’écoute bienveillante est bien plus qu’un simple acte d’entendre ce que les autres ont à dire. 

C’est une pratique profonde qui exige de la conscience, de l’empathie et de l’ouverture.

Lorsque nous écoutons bienveillamment, nous accordons aux autres l’espace nécessaire pour qu’ils s’expriment librement, sans crainte d’être jugés ou interrompus !

Dans notre monde moderne où la vitesse et la productivité sont valorisées,

L’écoute bienveillante est souvent négligée. Nous sommes distraits par nos propres pensées, préoccupations ou téléphones portables, ce qui limite notre capacité à être pleinement présents.

Cependant, si nous prenons le temps de véritablement écouter, nous pouvons changer la dynamique de nos relations,

En écoutant bienveillamment, nous offrons aux autres la possibilité de se sentir compris et soutenus.

Elle permet également une meilleure compréhension des besoins et des émotions. 

Être en mesure de capturer les subtilités de leur langage corporel, leur ton de voix et leurs expressions faciales, de lire entre les lignes et de percevoir les messages cachés derrière les mots.

En pratiquant celle-ci, nous sommes moins enclins à juger et à critiquer et nous pourrons vraiment transformer le monde autour de nous.

Imaginez si nous pouvions tous pratiquer l’écoute bienveillante dans nos interactions quotidiennes. Les conflits pourraient être résolus avec compassion et respect mutuel. Les mentalités pourraient évoluer, les préjugés pourraient être dissipés et l’acceptation de la diversité deviendrait la norme.

La transformation résultante serait incroyable, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif.

Elle a le pouvoir de nous connecter les uns aux autres d’une manière profonde et significative.

Donnons à l’écoute bienveillante la place qu’elle mérite dans nos vies.

Cultivons cette capacité à écouter avec le cœur, à faire preuve d’empathie et à être présents pour les autres. Devenir capables de percevoir les subtilités du langage et de leur donner la signification qu’ils méritent. Il est essentiel de se rappeler que tout commence par nous-mêmes.

Pour pouvoir réellement comprendre nos besoins et nos désirs, il est important d’apprendre à s’écouter, en particulier lorsque nous sommes seuls, aimer le  silence car il nous parle.

L’écriture peut être un merveilleux outil pour entreprendre ce voyage intérieur, en nous permettant d’explorer nos pensées, nos émotions et nos aspirations. En nous écoutant attentivement, nous commençons à nous comprendre et à identifier ce qui est vraiment important pour nous.

Ce voyage intérieur nous ouvre ensuite à l’extérieur, nous permettant de développer des relations plus authentiques et significatives avec les autres et la création.

En établissant une connexion profonde avec nous-mêmes, nous sommes mieux équipés pour nous engager avec le monde qui nous entoure de manière plus intentionnelle et épanouissante.

L’écoute bienveillante est une compétence précieuse qui te donnera accès à l’écoute des signes qui nous entourent et de répondre aux signaux subtils qui nous guident sur notre chemin personnel.

En conclusion, cela nécessite une ouverture d’esprit et la capacité de considérer différentes perspectives. Parfois, les signes peuvent sembler ambigus ou difficiles à interpréter et c’est là que l’écoute bienveillante joue un rôle clé.

Tel était le prophète Mohamed SWS.

Hana Elakrouchi

Je viens de finir un livre…

« Au fait, je viens de finir un livre ! »

« Ah oui ? Ça raconte quoi ? »

« Ben c’est l’histoire d’un figuier qui parle… »

Quoi de plus banal que ces échanges entre collègues ou copines, où l’on essaie de rendre en quelques mots l’aventure romantique, angoissante ou palpitante qui nous a accompagnée quelques soirées durant.

Mais certains livres ne se résument pas en trois phrases entre deux tâches du quotidien. Ce serait sacrilège. Il faut faire honneur à leur style subtil et imagé. Ces livres là ne sont pas pressés, ils invitent à calmer la frénésie du tourbillon de la vie, à ralentir sa respiration, à freiner le pas. Alors, quand vous acceptez d’être ce lecteur patient et prêt à découvrir ce qu’il veut vous offrir, vous pouvez tourner la première page, et avancer d’un pas timide, prêt à recevoir.

Étonnant et original, voilà deux mots qui peuvent qualifier «  L’île aux arbres disparus » d’Elif Shafak.  Ce récit qui prend parfois des allures de conte, nous fait voyager à travers les lieux et les époques. On observe l’impact du deuil et du cyber harcèlement sur une adolescente londonienne, puis on plonge dans les amours clandestines d’un jeune couple lors de la guerre civile qu’à connue l’île de Chypre dans les années 70.

Tour à tour, on regarde les humains vivre et se débattre, mourir aussi parfois, et on écoute un arbre centenaire raconter…

Parmi les nombreux thèmes qui se mêlent et s’entrecroisent comme les racines du figuier, il y a donc la guerre, le nationalisme, et l’intolérance de tous bords. 

C’est aussi un incroyable hommage à la nature, qui vous fera voir l’oiseau  persévérant, le papillon fragile, la forêt mystérieuse et bavarde, avec un regard inédit. On se sent tout petit, et on reprend avec humilité sa place d’humain, modeste maillon parmi les maillons de la chaîne universelle.

Le fil d’Ariane qui nous guide d’un bout à l’autre du livre, c’est la mémoire familiale, le poids des secrets et des non-dits sur les jeunes générations, et la valeur libératrice de la parole, quand elle circule sainement et avec bienveillance. 

Je viens de finir un livre, disais-je donc. C’est l’histoire d’un figuier qui parle et qui m’invite, moi enfant d’exilés, à m’enraciner  dans la terre qui m’a vue naître et à y prendre ma place. A considérer le monde riche et complexe qui m’entoure et à voir la valeur et l’apport de chaque être qui y contribue, si petit soit-il. Le vieux figuier me rappelle aussi que j’ai des racines et que toujours elles feront partie de moi. Car ce sont mes racines qui font que mes feuilles sont vertes et soyeuses…

Un beau livre, doux, mélancolique, d’une fraîcheur inattendue…

Hayat Belhaj 

Hayy Ibn Yaqdhan ou le philosophe sans maître

Connaissez-vous l’histoire de Robinson Crusoë? Ce héros d’aventures du 18ème siècle, qui s’échoue sur une île déserte après un naufrage? Il doit alors organiser sa survie et son quotidien. Nous sommes très nombreux, jeunes et moins jeunes à connaître ce roman riche en péripéties mais aussi riche d’une certaine réflexion psychologique et philosophique. Mais qui parmi nous sait que le personnage de Daniel Defoe s’inspire très généreusement d’une oeuvre grandiose, un bijou de la civilisation musulmane, et qui connut un succès retentissant en Europe? Cette oeuvre c’est Hayy Ibn Yaqdhan, le conte philosophique d’Ibn Tufayl.

Le chef d’oeuvre arabe-andalou qui éblouit l’Europe des Lumières

Abu Bakr Muhammad Ibn Tufayl est un médecin, mathématicien, astronome, philosophe, théologien, d’inspiration soufie. Il vit au 12ème siècle en Andalousie et est connu pour avoir été le mentor d’Ibn Roshd*. Il sera le médecin du calife andalou Abou Ya’qoub Yussuf à Cordoue.

Il se dira lui-même influencé par la pensée d’Aristote et de Platon, mais aussi d’Ibn Baja* (qui introduisit la philosophie en Espagne musulmane au 8ème siècle) par Ibn Sina* et Al Ghazali entre autres.

Son héros s’appelle Hayy Ibn Yaqdhân, traduisez « Vivant fils d’Éveillé ». C’est un nourrisson, qui apparaît sur une île vierge et déserte de l’Inde. Sa naissance est mystérieuse. Est-il arrivé dans un coffre poussé par les flots? Est-il apparu par génération spontanée? Le conte laisse planer le doute…

Toujours est-il que le jeune Hayy grandit et se développe, adopté et allaité par une gazelle (ou une  chèvre selon les traductions).

Au décès de sa mère la gazelle, l’enfant est confronté pour la première fois à l’idée de la mort, et il entre dans une longue observation au terme de laquelle il conclut à l’existence de l’âme, transcendant l’enveloppe charnelle.

Il doit maintenant se débrouiller seul pour survivre et continue d’évoluer, observant l’univers autour de lui, scrutant le monde animal, végétal et céleste. De réflexion en déductions, de contemplation en intuitions, le personnage va comprendre les lois qui régissent le monde.

Son intelligence est pure, il ne subit aucune influence éducative, aucun conditionnement sociétal. Cet état de virginité du cœur et de l’esprit le met dans une posture d’ouverture à la compréhension de la Vérité.

Sa contemplation de l’univers et son raisonnement vont le mener à la compréhension de vérités physiques. Puis, sa méditation et son intelligence du coeur vont le conduire vers des vérités métaphysiques, dont l’existence de l’Être Suprême.

Une allégorie qui fait cheminer le coeur et l’esprit

La question qui est au centre du livre est la suivante: la raison est-elle suffisante à l’homme pour accéder à la vérité? Peut-il faire l’impasse sur la révélation? Pour les penseurs occidentaux qui ont largement commenté l’oeuvre d’Ibn Tufayl, la réponse semble limpide. L’homme se suffirait de la logique et du raisonnement pour accéder à la vérité. Cette opinion transparaît d’ailleurs dans le titre des traductions francophones de l’oeuvre, à savoir « Le philosophe sans maître » ou encore « Le philosophe autodidacte ».

Rien n’est moins sûr cependant pour tout lecteur qui refuse d’occulter le rôle de la Fitra, cette lumière divine présente dans le coeur de tout homme, à l’état de flamme, vacillante ou flamboyante, mais cependant présente…

Ce livre est riche d’enseignements scientifiques: botanique, biologie, astronomie, de nombreuses références dévoilent l’éclectisme et l’érudition de l’auteur.

A lire, à dévorer, à méditer, pour élever le débat et s’élever soi-même…

*Ibn Roshd = Averroes *Ibn Baja = Avempace *Ibn Sina = Avicenne

Hayat Belhaj

« On ne peut pas changer les gens, on peut juste leur montrer un chemin puis leur donner envie de l’emprunter »

Cette phrase est extraite du roman de Laurent Gounelle: « Les Dieux voyagent toujours incognito ». Ce roman s’inscrit dans la mouvance du développement personnel dont l’auteur nous livre les secrets à travers une aventure hors du commun, celle d’Alan Grenmor. Ce jeune personnage, qui pense avoir raté sa vie, décide d’en finir avec son existence et s’apprête à sauter de la Tour Eiffel lorsqu’un inconnu le convainc de faire marche arrière. Il lui propose un pacte : lui sauver la vie en échange de son engagement à faire tout ce qu’il lui demandera.

Ce roman bien ficelé nous tient en haleine et explore avec finesse les tréfonds de l’âme humaine. Il met en évidence deux personnalités diamétralement opposées : Alan, jeune homme manquant cruellement de confiance en lui et spectateur de sa vie face à Igor, personnage charismatique et haut en couleurs.

Ce « petit traité de psychologie » où s’entremêlent introspection, affirmation de soi et relations sociales, fera le bonheur de ceux et celles qui ont un sens aigu des rapports humains.

Toutefois, une réflexion sous-jacente est à mener quant à la toute-puissance des théories du développement personnel qui abondent dans le paysage littéraire et médiatique ces dernières années. Le culte de la performance tant prônée par cette idéologie ne se fait-il pas parfois au détriment de l’Autre ? S’affirmer, dépasser ses peurs, prendre sa vie en main, améliorer ses compétences pour se sentir mieux professionnellement et personnellement… oui, mais à quel prix ? Qu’en est-il de ces techniques de management qui ne sont rien d’autre que des techniques de manipulation qui visent à obtenir quelque chose de son prochain ?  Reste au lecteur le choix de cueillir les plus belles fleurs du développement personnel…

Parsemés de réflexions philosophiques, les livres de Laurent Gounelle ont cette particularité de laisser le lecteur songeur et comme je l’ai déjà dit, de dessiner un sourire délicat au coin des lèvres une fois la dernière page tournée…

L.M.

L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle

Retrouvez notre sélection de livres. L’objectif? Vous donnez l’envie de renouer avec la lecture en choisissant pour vous des livres de qualité qui éveilleront ce « petit quelque chose » en vous.

On apprécie un livre généralement pour deux raisons, la forme et le fond. « L’homme qui voulait être heureux » ne se lira pas pour la plume de l’auteur, sa prose ou son style. C’est un livre qui se veut accessible tant par sa syntaxe que par ses dialogues. Vous devinez donc sans peine que c’est bien sur le fond qu’il vaut la peine d’être lu.

Mais avant de vous en dévoiler les secrets, attardons-nous sur l’auteur…

Laurent Gounelle grandit dans un milieu scientifique et a une éducation assez stricte. Diplômé en sciences économiques, il travaille plusieurs années dans les finances. Il change de poste très souvent en espérant trouver enfin qui il est. Cette quête de lui-même va l’amener à rencontrer un sage lors d’un de ses voyages. Bien qu’il n’en fasse jamais mention explicitement, on devine aisément que c’est un épisode majeur de sa propre vie qu’il nous relate dans ce livre.

En vacances à Bali, il décide, quelques jours avant son départ, de rencontrer un maitre spirituel… juste par curiosité. Ce qu’il découvre changera à jamais sa vision des choses, sa vision du monde et aussi, et surtout, sa vision de lui-même.

Histoire universelle qui parle de vous, de nous… qui nous fait réfléchir sur des questions existentielles.

Riche en enseignements, on en retiendra au moins un seul : 

« Nous sommes ce que nous pensons.

Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. » Bouddha

Le genre de livre qui inscrit un sourire rêveur et délicat au coin des lèvres lorsque vous tournez la dernière page…

L.M.