Hommage

Jeudi 7 septembre 2023

En cette belle journée ensoleillée, j’admire les hortensias qui garnissent mon jardin à travers la fenêtre de la véranda. Les rayons du soleil traversant la baie vitrée illuminent le lustre qui, à son tour, réverbère la forme des petits cristaux qui le composent sur le plafond. Cet éclatant jeu d’ombres et de lumières me captive et ne se produit que rarement. Et pour cause, il est le fruit de plusieurs facteurs hasardeux : l’intensité de la luminosité du soleil, l’angle précis de ses rayons qui percent à travers les feuillages et l’absence totale de cumulus. Tiercé gagnant ! La scène est féerique à mon grand émerveillement.

Une voix au loin m’extirpe de ce spectacle magique et me ramène à la réalité. « Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la myopathie de Duchenne. » La télévision était restée allumée. Cette information me plonge une vingtaine d’années en arrière…

Assise devant ma feuille d’interrogation de géographie, je cale à la troisième question : quelle est la capitale des pays africains suivants ?

– La capitale des pays africains suivants ?! Comment suis-je censée le savoir ?! me disais-je intérieurement.

Je me suis préparée à l’interrogation, mais cette matière ne figure pas dans le cours. Je râle… en douceur. Je refuse d’avoir des points en moins pour un thème jamais abordé en classe. Je jette un rapide coup d’œil sur la copie de ma voisine de droite, ma complice de toujours. Très vite, je détourne le regard de sa feuille, non pas que j’étais submergée par un quelconque remord de tricherie, mais le bon sens me somma de ne pas me fier à quelqu’un qui situe la Norvège dans les Balkans, aussi bonne amie soit-elle… Douée en langues, la géographie n’était vraisemblablement pas son fort.

Alors, que faire ? L’abdication n’était pas une option.

Et si je demandais à mon voisin de gauche ? Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. C’est juste un camarade de classe avec qui j’échange rarement… très rarement. Pourquoi prendrait-il ce risque pour moi ?

De plus, il faut bien reconnaitre qu’il y avait un certain malaise entre lui et les élèves de la classe. On n’a jamais su quel comportement adopter avec lui. Les plus empathiques surfaient sur la vague de la pitié maladroitement déguisée en sympathie. Beaucoup passaient à ses côtés sans même le saluer… Non pas par méchanceté, mais plutôt par peur de la différence et par ignorance, je suppose.  Avec le recul, je me dis que les adultes – professeurs et direction – auraient peut-être dû anticiper notre embarras et nous accompagner dans la façon d’appréhender la situation. Cela aurait sans doute contribué à briser cet inconfort et à nous permettre de tisser de réels liens avec lui. 

Pour ma part, j’étais sa voisine depuis un an. Et au nom des bonnes relations de voisinage, je le saluais chaque matin quand je rentrais en classe. Parfois, je l’observais et me demandais d’où il pouvait bien puiser ce courage pour continuer sa route… Tous les jours, sa mère lui prodiguait des soins pendant l’heure du midi. Il ne sortait pas à la cour pendant les récréations. Il n’assistait pas au cours d’éducation physique. Il ne nous a pas accompagnés en voyage de rhéto. Il n’avait pas d’amis à proprement parler. Il ne se plaignait jamais. Il était d’une dignité exemplaire. Je n’avais pas besoin d’échanger avec lui pour me rendre compte que c’était un garçon intelligent et clairvoyant. Deux qualités qui devaient être douloureuses pour lui au quotidien… Nous avions beau avoir 17 ans tous les deux, il avait une force mentale et une résignation que je ne pouvais un jour penser pouvoir effleurer du bout des doigts. Jamais il n’a su, ô combien mon « Salut ! » du matin, d’allure légère et insouciante, était en réalité empli d’estime et de respect…

Qu’à cela ne tienne ! 

–          Psst… psst Laurent, la trois, la question trois !

Il ne réagit pas, il mit quelques secondes – qui me parurent une éternité – à redresser la tête. Très vite, je regrettai mon geste. Il essaya de tourner la tête vers moi, mais n’y arrivait pas. 

–          Quelle idée de l’impliquer dans mes combines ! pestais-je en mon for intérieur.

Il actionna sa voiturette discrètement de façon à tendre son bras vers moi. N’y parvenant pas, il interpella le professeur. Inutile de dire que j’étais liquéfiée. Il ne va quand même pas me balancer, pensais-je.

–          Monsieur, puis-je lui prêter ma latte ?

–          Quoi ? Sa latte ? Mais il n’a rien compris. Je n’ai pas besoin de sa latte, mais de la réponse à la question trois, hurlais-je en moi-même.

Il valait mieux prendre l’objet. Je le remerciai et je traçai une ligne imaginaire sur ma feuille sous l’œil attentif du professeur qui approuva d’un hochement de tête le prêt du matériel. 

Dépitée de ne pas avoir trouvé écho auprès de mon voisin de gauche, mais soulagée de ne pas avoir été prise en flagrant délit de tentative de tricherie, je me résignai à remettre ma copie. Je m’apprêtais à me lever lorsque j’aperçus sur ladite latte métallisée, dans le coin inférieur gauche, écrit délicatement au crayon, le précieux sésame !

Un sentiment indescriptible me traversa et dessina un léger rictus sur mes lèvres. Ce n’était pas tant la promesse d’un point facilement gagné qui m’enchantait, mais cette malice insoupçonnée à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Je me régalais de cette complicité naissante. En fin de compte, assis sur un fauteuil roulant ou sur une chaise fixe, nous parlions tous le même langage. Moi qui voyais en lui des qualités surhumaines, il n’en restait pas moins un ado qui, lorsqu’il s’agissait de déjouer la vigilance de l’autorité et de flirter avec l’interdit, répondait présent.

Je remis ma copie et au passage déposai l’objet du délit sur le plateau amovible fixé à son fauteuil roulant électrique. Je ne manquai pas de le gratifier d’un large sourire. Il me lança à son tour un regard espiègle.

Huit ans plus tard, j’ai appris que Laurent nous avait quittés. Sa maladie génétique a eu raison de lui. Elle se manifeste par une dégénérescence et une faiblesse musculaire qui apparait dans l’enfance, de manière très progressive. Bien que les filles puissent être porteuses de la maladie et légèrement touchées, celle-ci atteint principalement les garçons.

Cette pathologie affecte d’abord les muscles volontaires des membres inférieurs et supérieurs ainsi que ceux de la respiration comme le diaphragme ou les muscles abdominaux (utile pour tousser). Elle finit par atteindre aussi le cœur.

Aujourd’hui, c’est la journée de la myopathie de Duchenne. La journée de Laurent qui était un modèle de force et de courage et grâce à qui je n’ai plus jamais oublié que la capitale du Ghana est Accra et celle du Togo, Lomé.

L.M.

Sources :

Abaya, nouveau cache-misère de la France

Nouvelle interdiction hilarante de l’abaya dans les écoles françaises. Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, a récemment pris une décision cruciale pour préserver la précieuse laïcité en France : interdire le port de l’abaya dans les établissements scolaires. Cette décision vise apparemment à préserver la neutralité religieuse. Mais quel est le réel but de cette décision ?

Il est important de souligner que l’abaya n’est pas un vêtement religieux spécifique à l’islam mais plutôt un habit culturel porté par certaines femmes.

Selon les principes éthiques vestimentaires de l’islam, il est recommandé d’adopter une attitude de modestie, tant pour les hommes que pour les femmes.

Pourtant, les autorités semblent ignorer ces principes en diabolisant l’abaya comme un symbole religieux provocateur.

Une circulaire gouvernementale a été émise pour annoncer cette interdiction, suscitant la mobilisation de tous les médias.

Mais honnêtement, combien de collégiennes et lycéennes se sont-elles vraiment présentées à l’école en abaya ? Cette interdiction n’est-elle pas simplement un divertissement médiatique ?

Pendant ce temps, des problèmes bien plus graves comme l’absentéisme des enseignants restent ignorés.

Le même jour, en France, 3000 enseignants étaient absents et personne pour les remplacer, mais bien sûr, cela n’a pas suscité de débats ou d’indignation. 

Manifestement, le gouvernement préfère détourner l’attention avec des mesures symboliques plutôt que de régler de véritables problèmes.

Heureusement, cette interdiction de l’abaya sauvera la laïcité française et notre société prospérera enfin !

Quelle victoire pour la France !

Prenons un moment pour réfléchir sérieusement.

Est-ce là notre priorité en tant que société ?

Est-ce vraiment un problème majeur qui mérite autant d’attention médiatique?

Cette polémique nécessite-t-elle notre réaction purement émotionnelle ?

Ne devrions-nous pas plutôt nous concentrer sur des problèmes plus importants tels que le changement climatique, les inégalités sociales, la pauvreté et les conflits dans le monde ?

Le divertissement médiatique est une stratégie utilisée pour détourner l’attention du public des problèmes réels.

Les lourdes conséquences sur la société

En pointant du doigt les événements superficiels, il nuit à la sensibilisation et à la compréhension des véritables enjeux qui touchent le monde.

En privilégiant des sujets divertissants, les médias créent une bulle médiatique attrayante mais déconnectée des véritables enjeux.

Les acteurs politiques et économiques profitent de cette tactique pour éviter de rendre compte de leurs actions et de leurs responsabilités.

Cette obsession médiatique pour des sujets futiles nuit à la sensibilisation et à la compréhension des véritables enjeux qui touchent le monde. 

En fin de compte, cela entraîne une INDIFFERENCE totale face aux problèmes réels et empêche toute action significative de la part du citoyen.

Il est donc essentiel d’exercer un esprit critique en tant que consommateurs d’informations et de chercher des sources qui traitent de manière équilibrée des sujets majeurs.

Seule une prise de conscience collective nous permettra de passer outre cette stratégie de divertissement et de nous attaquer aux véritables problèmes qui nécessitent notre attention et notre action.

Hana

Le jour du lendemain…

A chaque rentrée, la joie mélangée à l’angoisse, vient dès la veille, habiter chez cet être innocent. Chez certains, le compte à rebours a débuté bien avant.

 L’inconnu est arrivé à accaparer toute son attention, mais tout doucement, il comprend que le mystère, s’avère une énigme sans prétention. L’apprivoisement remplace délicatement l’appréhension.

 Il reconnaît que le monde de la connaissance, le conduira vers la clairvoyance et il apprendra à dominer son insouciance. 

 Afin qu’il puisse atteindre le phare qui l’appelle, il devra se battre pour ne pas laisser les faux visionnaires l’envoler vers le superficiel. 

 A un moment donné, il réalisera, que quand la brume s’éparpille, il peut observer le ciel.

 Que voilà, ce petit être favorisé par la conquête de son tout nouveau cartable, sa belle tenue , la jouissance qui se lit dans ses yeux à la vue de sa paire de chaussures impeccable. C’est le sourire qui se dessine sur son visage.   

Ensuite, probablement, le jour même, il entendra que d’autres enfants, vivants dans des contrées oubliées, eux aussi partent à la recherche de ces clés qui ouvrent les portes de la félicité . 

Parmi eux, ils marcheront sans être chaussés, équipés seulement d’un simple carton pour insérer le peu de matériel. 

 Et d’autres encore, devront contourner des chemins avec prudence, de peur de rencontrer une sentinelle. 

 N’en déplaisent, ces conquérants lutteront pour accéder au monde de la découverte et deviendront, par La grâce de Dieu, de victorieux maillons de la réussite, même au milieu du désert. 

 Et l’univers qui sépare tous ces petits êtres, ne les empêche pas de se diriger vers le dessein. Cependant, ils ne pourront l’accomplir avec succès que si, durant leur parcours, on leur apprend que la finalité est d’être reconnaissant envers Celui qui offre tous ces bienfaits, et si Dieu le veut, seront prêts à affronter le monde de demain.

 ℒamiaaℳ

Controverses et tensions autour de l’Evras

Le guide d’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) suscite le débat alors que le parlement a adopté le décret rendant obligatoire ces animations en quatrième secondaire et sixième primaire. Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies ce jeudi pour afficher leur mécontentement devant la rue des colonies à Bruxelles, en pleine séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles sans toutefois empêcher l’adoption du décret en fin d’après-midi. 

Depuis cette rentrée scolaire, les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles (4ème secondaire et 6èmeprimaire) recevront une animation relative à l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Il s’agira finalement d’une seule animation au lieu de deux prévues au départ, c’est ce que confirme le cabinet de la ministre de l’Education, Caroline Désir. Un budget de 5 millions d’euros a été dégagé afin de dispenser cette animation à l’ensemble des classes concernées, soit au total 115 000 élèves (85 000 en Wallonie, 25 000 à Bruxelles). Mais si Evras suscite une telle résistance, c’est en grande partie en raison des craintes liés au contenu de ces animations. 

Le guide a été modifié

Des inquiétudes relayées dès le mois d’octobre dernier, lorsque de nombreux professionnels de la petite enfance ont alerté sur plusieurs passages du guide jugés problématiques. Les critiques concernaient l’identité de genre (question qui pouvait, selon le guide, être abordé dès la maternelle), et la possibilité de se sentir libre d’envoyer des messages à caractère sexuel (sextos) dès l’âge de 9 ans. Face à la levée de boucliers de pédopsychiatres et de parents outrés, le guide a été modifié. Face à ces passages jugés dangereux, la ministre de l’Éducation, Caroline Désir a demandé aux différents acteurs de se pencher à nouveau sur le guide pour supprimer ou modifier les parties litigieuses.  Mais ces aménagements ne suffisent pas à rassurer les parents d’élèves qui estiment que ce n’est pas le rôle de l’école d’évoquer ces sujets liés à la vie intime et privée des enfants. 

Opposition d’associations musulmanes

Dans un communiqué, plusieurs associations musulmanes ont exprimé leur désaccord profond envers le guide. «Cette décision nous semble aller à l’encontre des valeurs universelles et inviolables du cadre de l’éducation familiale et aux intérêts des élèves ainsi que de leurs famillesNous resterons vigilants et continuerons à défendre le droit des familles à choisir l’éducation qui convient le mieux à leurs enfants, tout en garantissant une communication ouverte et respectueuse sur ce sujet délicat » indique le communiqué signé par la Diyanet de Belgique, la Fédération Islamique de Belgique, la Fédération des Mosquées Albanaises de Belgique, les Associations des Mosquées Africaines de Belgique, l’Union des Mosquées de Liège, la Communauté Islamique Bosniaque de Belgique et les Associations Culturelle Turque Islamique Ehli-Beyt. Le collectif Innocence En Danger (IED) envisage de porter l’affaire devant la justice : « Une levée de fonds est lancée afin de porter l’affaire devant la Cour Constitutionnelle et au pénal. L’école n’a pas mission d’éducation mais un devoir d’instruction et d’enseignement. Les questions liées à la sexualité et à l’intime, ou du genre sont des questions d’adulte en souffrance. Exposer des enfants qui n’ont pas encore atteint la puberté, c’est les confronter à des questions qu’ils ne se posent pas et qui vont perturber leur développement psychique. Nous nous y opposons, c’est un pied dans la porte, les hommes politiques rendent obligatoires ces animations en fin de primaire et en 4ème secondaire mais l’idée est déjà instillée dans d’autres classes d’élèves beaucoup plus jeunes. Ce n’est qu’un début, les parents doivent se mobiliser pour faire valoir leur autorité parentale » affirme Kevin, porte-parole du collectif. 

Interrogée par la RTBF, la ministre de l’Éducation a tenu à rassurer : « Nos intentions sont nobles. On ne va évidemment pas encourager une hypersexualisation chez les jeunes, on ne va pas susciter une orientation sexuelle ou une identité de genre, on ne va pas donner des cours de pratiques sexuelles. C’est inadmissible de faire peur aux parents sur ce sujet. » 

H.B.

Sache petit homme…

Au détour d’un sentier de montagne, en Savoie, niché dans un vallon préservé, le Lac du Lou s’offre à nos yeux, cerclé d’une chaîne de montagnes. Un cadre magnifique où la nature nous éblouit par sa simplicité et sa générosité. Un point de vue panoramique où la contemplation s’éveille et fait de ce moment un temps suspendu, un temps de réflexion, un temps de méditation…

            « Approche, petit homme ! Approche et écoute !

            Sache, petit homme que tu ne peux discerner les choses au moyen de la raison que lorsque tu te conformes aux exigences de celle-ci. Fais appel donc, à ta raison et sois attentif !

             Certes, la détermination est relative à chaque créature, on n’obtient pas toujours ce à quoi on aspire et on ne trouve pas toujours ce que l’on recherche. Mais, sache, petit homme, qu’il est de ton devoir de faire l’effort et de te diriger vers ta destinée…

Tu as été créé et chargé de responsabilités. Des devoirs t’incombent. Il y a pour chaque être un entrepôt : prends garde de ne rien accomplir et ainsi de le laisser vide. 

Tes pas qui te mènent au terme de ta vie sont comptés car ton séjour en ce monde est court. 

Sache, petit homme, qu’il te faut être vigilant car les jours se réduisent à des heures et les heures se réduisent à un souffle ! 

Sache, petit homme que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, il y a des batailles que tu devras livrer sans relâche : les moments de difficultés, les pertes de sens, les défis et les remises en question font partie du jeu. Ils représentent le point de départ d’un courage insoupçonné, de relever la tête et de trouver les ressources en soi pour s’élever, grandir à l’image de mes cimes. 

De la même manière que je suis formé par la dislocation de 2 plaques terrestres, frottées l’une contre l’autre, tes propres montagnes surgissent à la rencontre aussi, de 2 besoins : l’une veut atteindre les sommets et l’autre refuse le changement.

Sache, petit homme, que la souffrance est une réalité de la vie ! Tu as besoin de passer par cette douleur pour te révéler. Sache, petit homme, que dans les profondeurs de mes entrailles se cachent des trésors, des pierres précieuses. Du carbone naît la plus belle d’entre elles : le diamant. Son processus de fabrication ne pourrait se produire sous une extrême pression terrestre de roche en fusion.

L’urbanisation, l’ère de la modernité te pousse à te cloisonner, à t’enfermer, la technologie pousse à l’abandon du corps. Tu n’es pas un être de sommeil, petit homme ! Car même si ton esprit est vif, ton corps te rappelle ta fragilité, ta vulnérabilité, ta condition humaine.

Regarde mes flancs et regarde mes sommets, ils sont ma force et mon honneur, petit homme ! Au cœur de mon monde coule une eau pure et limpide, qui va abreuver tes semblables et les troupeaux dont ils ont la charge. La vie est en moi et elle m’expose à de lourdes responsabilités : la distribution de mes dons à toutes sortes de créatures, des minéraux aux animaux, en passant par les végétaux. 

Pour chaque chose, je lui accorde son droit ! Je fais parvenir à mon propre entrepôt ce qui me réjouira le jour où je le retrouverai. 

Heureux celui qui aura saisi la valeur de ces devoirs et les aura appliqués !

Sache, petit homme que la force est en toi ! Alors avance pas à pas ! Ainsi, tu auras conquis tes montagnes ! 

Va, petit homme, à la quête de tes sommets ! »

                                                                                                                      Najoua

Le lac du Lou, à saint-Martin-de-Belleville, en Savoie ( France)

L’appel irrépressible du voyage

Vers la mer, vers la montagne, à quelques heures de voiture ou au bout du monde, nous sommes nombreux cet été encore, à répondre à l’appel du large.  

Le besoin de changer d’environnement, de rompre la routine, de se reposer et de découvrir autre chose, pousse depuis toujours les gens à quitter leur foyer vers de nouveaux horizons. 

Dans le climat actuel de crise économique, beaucoup feront des concessions sur la durée et la proximité de leur voyage, opteront pour le camping ou l’hébergement chez la famille, mais essaieront de partir quand même. 

C’est que voyager a des vertus et des bienfaits innombrables. Un proverbe marocain dit : « Qui a beaucoup voyagé est mieux que qui a beaucoup vécu  » 

Pour commencer, les voyages permettent d’aller à la rencontre d’autres peuples, d’autres façons de vivre. Ils donnent à découvrir la beauté et la variété du vaste monde, et à méditer sur la création d’Allah ‘azza wa jal. 

Ils permettent de resserrer les liens familiaux en visitant ses proches, et peuvent aussi prendre une dimension spirituelle, dans le cas des pèlerinages par exemple.  

On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées

Hippolyte Taine 

Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Dans certaines cultures, il est courant que les jeunes gens, à la fin de leurs études, se lancent dans une sorte de voyage initiatique. Un premier voyage sans parents ni professeurs, censé représenter une sorte de rite de passage vers l’âge adulte. Le jeune se confrontera à certaines expériences, apprendra à se connaître aussi, et à développer son autonomie et sa « débrouillardise ».  

En Islam, le voyage est valorisé et encouragé. Plusieurs versets évoquent l’importance de rechercher l’amélioration de sa vie matérielle et spirituelle, quitte à se déplacer pour cela. 

« La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? » S4 V97 

 « C’est Lui qui vous a soumis la terre, parcourez donc ses grandes étendues et mangez de ce qu’Il vous fournit. » S67 V15 

L’accent est mis également sur l’importance d’aller à la rencontre des autres : 

« Et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. »  S49 V13 

Le Coran ne s’arrête pas là. Il nous donne des conseils sur la préparation du périple : 

« Et prenez vos provisions. Mais vraiment la meilleure provision est la piété. » S2 V197 

 Le Messager paix et salut sur lui nous apprend qu’il faut choisir avec soin ses compagnons de voyage et désigner parmi le groupe un responsable et référent. 

Le calife Umar ibn al Khattab nous avertit que l’on ne connaît vraiment quelqu’un qu’à certaines conditions. Parmi celles-ci, avoir commercé ou voyagé avec cette personne. Car le vrai caractère des gens se dévoile pendant le voyage. 

Le terme qui désigne le voyage en arabe est d’ailleurs as safar, de la racine asfara, qui signifie se montrer, se dévoiler, apparaître.  

Car le prophète sws nous informe que « le voyage est une part du supplice. » Cela signifie que le voyage présente certaines difficultés comme la fatigue, l’inconfort, la promiscuité, la barrière de la langue, les problèmes de logistique pouvant se présenter. C’est ainsi que le voyage permet de mesurer les vertus, la patience et le bon caractère des gens. 

En outre, Allah ‘azza wa jal nous accorde plusieurs adaptations de nos rites religieux en voyage, afin de nous faciliter ce temps pas comme les autres. 

Le voyage est donc une des écoles de la vie, il permet de goûter à bien des plaisirs et découvertes, mais apporte parfois son lot de contrariétés et de déceptions.  

Cela reste en tous les cas, une aspiration profonde et renouvelée pour la plupart des êtres humains. De toute éternité et pour toujours. 

Hayat Belhaj  

Les invocations d’Uways al Qarni

Uways Ibn Amir de son vrai nom est un illustre personnage, il a vécu au temps du prophète Muhammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) mais n’a jamais eu la chance de le rencontrer. Pourtant, le messager de Dieu l’a mentionné et a conseillé à ses compagnons de ne pas hésiter à solliciter ses prières… Retour sur son histoire riche d’enseignements.

Lors de califat, Umar ibn al Khattab avait pris l’habitude de questionner chaque année les pèlerins en provenance du Yémen sur la présence parmi eux d’un certain Uways ibn Amir. Mais à chaque fois la réponse était négative. Toutefois, une année, la réponse tant attendue arriva : Uways Ibn Amir se trouvait parmi la délégation yéménite venue à la Mecque pour accomplir les rituels du hajj. Umar n’en crut pas ses oreilles, stupéfait et heureux, il demanda qu’on lui présente Uways. On lui indiqua alors un homme qui se tenait quelque peu à l’écart du groupe. Le prince des croyants se dirigea vers lui et le questionna : 

–       Es-tu Uways Ibn Amir ? 

–       Oui, répondit Uways.

Umar poursuivit son interrogatoire :

–       Es-tu bien issu de la tribu des Murad et des Qaran ? 

Uways acquiesça quelque peu intrigué par toutes ces questions.

–       As-tu souffert de la lèpre et tu en es guéri, ne te reste aujourd’hui de cette maladie qu’une tâche de la taille d’un dirham ? 

Uways répondit par l’affirmative mais toujours autant intrigué par l’homme qui se tenait devant lui. 

–       Umar Ibn Al Khattab poursuivit: 

–       Ta mère est-elle encore en vie ? Oui, répondit-il. 

Umar Ibn Al Khattab conscient de se trouver face à celui qu’il recherchait depuis plusieurs années, se décida enfin à révéler à son interlocuteur les raisons de ses nombreuses questions : «  Sache que je suis à ta recherche depuis de nombreuses années, et aujourd’hui Dieu m’a comblé en me permettant de te rencontrer. »

Un être dévoué envers sa mère

Si Umar Ibn Al Khattab désirait si ardemment rencontrer Uways Ibn Amir, surnommé Uways Al Qarni, c’est tout simplement parce que le messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) leur avait parlé de lui. Il a dit : « Viendra à vous un homme du Yémen. Son nom est Uways Ibn Amir. Il est des tribus de Murad et Qaran. Il a souffert de la lèpre. De cette maladie, il ne lui reste qu’une tâche de la taille d’un dirham. Il a une mère envers laquelle il est dévoué et qu’il s’attache à satisfaire autant que possible. Sachez que si cet homme jurait par Allah, Allah mettrait tout en œuvre pour que son serment se réalise. Alors si un jour vous le rencontrez, faites en sorte qu’il demande le pardon d’Allah pour vous. Cela ne fait aucun doute qu’il sera exaucé. »

Réalisant sa chance et la grâce qu’Allah lui octroyait, Umar lui demanda alors d’invoquer Allah pour qu’Il lui pardonne. Uways consentit à accéder à la demande du calife tout en se sentant honoré que le prophète (pbsl) ait pu le mentionner alors qu’il n’avait pas eu le bonheur et le privilège de le rencontrer. Umar voulut écrire au gouverneur de Kufa, la ville où se dirigeait à présent Uways, afin qu’il prenne soin de cet illustre personnage mais celui-ci refusa. Il préférait vivre modestement. L’année suivante, Umar demanda des nouvelles d’Uways auprès d’un notable de Kufa en visite dans la ville sainte. Umar lui confia alors les paroles du messager de Dieu et lui conseilla de lui demander de prier pour lui s’il avait l’opportunité de le rencontrer. De retour chez lui, le notable se dirigea vers la modeste maison d’Uways et lui demanda de prier Dieu pour lui. Devant son insistance, Uways lui demanda s’il avait rencontré Umar Ibn Al Khattab. Le notable acquiesça et Uways consentit alors à sa demande. Comblé, le notable décida de raconter l’histoire d’Uways Ibn Amir. Rapidement, les gens se bousculèrent devant sa porte pour lui demander de prier pour eux. Mais Uways décida de quitter Kufa et partit pour une nouvelle contrée, préférant la solitude aux honneurs de la foule.

Son histoire s’arrête là mais nul doute qu’elle en a inspiré et continuera d’inspirer de nombreux musulmans à travers les générations… Une vie modeste et un être dévoué envers sa mère, une vie qui peut paraître des plus banales pourtant il a été évoqué par le meilleur des hommes : Mohammad, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui. Son histoire nous apprend finalement que nos œuvres qui peuvent nous paraîtres minimes sont peut-être les plus appréciées auprès de Celui qui voit tout… Puissions laisser une trace de notre passage sur cette terre à l’image de celle d’Uways Ibn Amir ! 

H.B.

Devenir des catalyseurs du changement positif

Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l’oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (de Dieu).

Sourate 7, verset 204

J’ai compris en m’interrogeant que dans ma relation à l’autre, il manquait la profondeur.

Dernièrement en lisant un livre sur l’écoute prophétique de Mikaeel Ahmed Smith, j’ai découvert un concept, fort intéressant.

La clé d’une relation saine est celle d’une communication authentique !

L’écoute bienveillante est telle une lumière, qui éclaire les fondements de nos liens. Elle demande patience et empathie.

Le but lors de nos communications est de mieux comprendre l’autre

Sans jugements ni préjugés, être là pleine de sincérité.

Si cette approche de la relation était utilisée, le monde serait transformé comme l’a transformé notre Messager Mohamed sws.

L’écoute bienveillante est bien plus qu’un simple acte d’entendre ce que les autres ont à dire. 

C’est une pratique profonde qui exige de la conscience, de l’empathie et de l’ouverture.

Lorsque nous écoutons bienveillamment, nous accordons aux autres l’espace nécessaire pour qu’ils s’expriment librement, sans crainte d’être jugés ou interrompus !

Dans notre monde moderne où la vitesse et la productivité sont valorisées,

L’écoute bienveillante est souvent négligée. Nous sommes distraits par nos propres pensées, préoccupations ou téléphones portables, ce qui limite notre capacité à être pleinement présents.

Cependant, si nous prenons le temps de véritablement écouter, nous pouvons changer la dynamique de nos relations,

En écoutant bienveillamment, nous offrons aux autres la possibilité de se sentir compris et soutenus.

Elle permet également une meilleure compréhension des besoins et des émotions. 

Être en mesure de capturer les subtilités de leur langage corporel, leur ton de voix et leurs expressions faciales, de lire entre les lignes et de percevoir les messages cachés derrière les mots.

En pratiquant celle-ci, nous sommes moins enclins à juger et à critiquer et nous pourrons vraiment transformer le monde autour de nous.

Imaginez si nous pouvions tous pratiquer l’écoute bienveillante dans nos interactions quotidiennes. Les conflits pourraient être résolus avec compassion et respect mutuel. Les mentalités pourraient évoluer, les préjugés pourraient être dissipés et l’acceptation de la diversité deviendrait la norme.

La transformation résultante serait incroyable, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif.

Elle a le pouvoir de nous connecter les uns aux autres d’une manière profonde et significative.

Donnons à l’écoute bienveillante la place qu’elle mérite dans nos vies.

Cultivons cette capacité à écouter avec le cœur, à faire preuve d’empathie et à être présents pour les autres. Devenir capables de percevoir les subtilités du langage et de leur donner la signification qu’ils méritent. Il est essentiel de se rappeler que tout commence par nous-mêmes.

Pour pouvoir réellement comprendre nos besoins et nos désirs, il est important d’apprendre à s’écouter, en particulier lorsque nous sommes seuls, aimer le  silence car il nous parle.

L’écriture peut être un merveilleux outil pour entreprendre ce voyage intérieur, en nous permettant d’explorer nos pensées, nos émotions et nos aspirations. En nous écoutant attentivement, nous commençons à nous comprendre et à identifier ce qui est vraiment important pour nous.

Ce voyage intérieur nous ouvre ensuite à l’extérieur, nous permettant de développer des relations plus authentiques et significatives avec les autres et la création.

En établissant une connexion profonde avec nous-mêmes, nous sommes mieux équipés pour nous engager avec le monde qui nous entoure de manière plus intentionnelle et épanouissante.

L’écoute bienveillante est une compétence précieuse qui te donnera accès à l’écoute des signes qui nous entourent et de répondre aux signaux subtils qui nous guident sur notre chemin personnel.

En conclusion, cela nécessite une ouverture d’esprit et la capacité de considérer différentes perspectives. Parfois, les signes peuvent sembler ambigus ou difficiles à interpréter et c’est là que l’écoute bienveillante joue un rôle clé.

Tel était le prophète Mohamed SWS.

Hana Elakrouchi

Carnets de voyage: la Slovénie

Avec ses vallées verdoyantes et ses paysages bucoliques à souhait, la Slovénie est une véritable perle dans un écrin de verdure. Niché en pleine montagne, c’est vers le lac de Bohinj, dans le parc national du Triglav, que le vent me mène.  

Sur fond de hautes montagnes, ce lac aux reflets d’émeraude offre calme et sérénité. Au détour d’un petit chemin dans la forêt le long de la berge, je découvre une crique insoupçonnée qui incite au prélassement. En l’instant d’un après-midi, le temps est suspendu. Tantôt les nuages recouvrent les montagnes d’un voile brumeux qui confère au lac un air féérique, tantôt le soleil révèle un magnifique dégradé de vert qui colore cette eau cristalline. Je ne me lasse pas de la beauté du paysage digne d’une carte postale.

Les nuages gris s’amoncelant sonnent le glas de ce moment privilégié et m’enjoignent à laisser la nature reprendre sa place.

De retour à la « maison », je prépare le repas avec le mont Triglav en toile de fond. Installée sur ma petite chaise pliable, j’admire les étoiles tout en sirotant une infusion de menthe fraiche, réel privilège pour la « camping cariste » en herbe que je suis. Après une nuit paisible, la montagne apporte son lot de surprises dès l’aurore et déverse des trombes d’eau. Le vent se lève, le ciel se déchaine et l’orage gronde. Par prudence, il est préférable de lever le camp, ce temps orageux sera de la partie pour quelques jours d’après notre voisin suédois, adepte de la van life. Nous mettons alors les voiles vers le sud.

La nationale nous menant à la frontière croate me ravit. Ces paysages pittoresques, ces jolies maisons aux balcons fleuris, les clochers d’églises pointant à l’horizon au milieu des villages et ces chemins ondulant à travers les champs me donnent l’impression de traverser un tableau pittoresque du 18e siècle.  Sur le chemin au loin, deux enfants se baignent dans la Krka. Les paysages défilent. Je ne vois pas le temps passé. Nous voilà déjà en Croatie.

Changement de cadre. Le paysage karstique qui s’étend de part et d’autre de la route me plonge dans un décor lunaire. La côte croate est fragmentée en centaines d’îles dont quelques dizaines seulement sont habitées On oublie souvent que le pays, ancienne Yougoslavie, ne formait qu’un avec la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, la Macédoine et le Monténégro. Véritable puissance qui n’avait rien à envier aux plus grands tant au niveau géographique, culturel qu’économique.

La vue est splendide. L’Adriatique invite au farniente et à la baignade. Mais nous gardons le cap vers notre destination finale : la Bosnie-Herzégovine.

A suivre… 

L.M.

Achoura et Moussa 

Le mois de muharram a débuté mercredi 19 juillet 2023. Le jour de Achoura, dixième jour de ce mois sacré, sera donc demain vendredi 28 juillet, un jour où il est conseillé de jeûner. Outre sa récompense importante, il s’agit aussi d’exprimer notre considération à un grand prophète : Moussa (alayhi salam). Explications

Ibn Abbas rapporte que lorsque le prophète (paix et bénédictions sur lui) arriva à Médine. Il questionna les tribus juives concernant la raison de leur jeûne le dixième jour du mois de Muharram. Les juifs l’informèrent qu’il s’agissait du jour où Allah donna la victoire à Moussa sur pharaon. Le prophète (paix et bénédictions sur lui) rappela alors aux musulmans qu’ils sont plus en droit de se réclamer de ce grand prophète. Il recommanda alors de jeûner ce jour. Il convient de débuter le jeûne le 9 car selon un hadith rapporté par Ibn Abbas : le prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Si je suis encore vivant l’année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10). » (Rapporté par Mouslim). Mais le Prophète mourut avant cela. On peut également jeûner le jour suivant. 

Pourquoi Moussa est important pour les musulmans ? 

Moussa (alayhi salam) est l’un des prophètes les plus honorés dans le Coran. Il porte le titre de Kalimu Allah, c’est-à-dire celui qui a parlé directement à Dieu. Il n’est pas seulement un prophète parmi les prophètes, mais il fait partie des cinq prophètes les plus importants : Noé, Ibrahim, Issa et Mohamed (que la paix soit sur eux tous). Le Coran évoque abondamment son histoire car elle est riche d’enseignements. Face à un peuple difficile, les Banu Israël, Moussa (alayhi salam) a montré ses nombreuses qualités : profondément bon, endurant, épris de justice, courageux. Il n’a jamais désespéré et a porté haut le message de notre Seigneur. Des leçons pour les musulmans car à bien des égards, notre comportement est similaire à celui du peuple de Moussa (alayhi salam). Nos passions ont remplacé le veau d’or, nos questionnements s’apparentent à un réquisitoire de notre Seigneur, nos désobéissances au refus de combattre nos maladies du cœur,… 

Jeûner le jour de Achoura est donc une manière de montrer notre reconnaissance à ce grand prophète mais il s’agit aussi de prendre conscience de nos nombreux manquements en tant que communauté de Mohammad (paix et bénédictions sur lui). Une prise de conscience afin de nous réformer et ne pas oublier que bien souvent nos actions ne sont pas si éloignées de ceux contre qui Allah nous met en garde… 

Qu’Allah accepte notre jeûne et nous pardonne nos manquements.