Silence en Iran, supériorité en Israël : le détroit comme champ de bataille invisible ?

Le conflit ne se terminera pas quand l’Iran aura répondu. Il se terminera quand Israël estimera avoir assez bombardé et ce peu importe les civils tués. Et si le détroit d’Ormuz était le vrai et seul enjeu pour tous les autres grands acteurs de la région à commencer par la Chine… ce goulot où, jadis, les musulmans y manifestèrent leur présence non pas par un coup de fil diplomatique ou un communiqué lénifiant, mais par la sagesse, le courage, et l’épée. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ce stratège des justes et pionnier des États structurés  avait  sécurisé le détroit,  planté l’étendard de l’islam sur les côtes du Fārs et verrouillé les issues à l’ennemi. Pas de grandes conférences. Pas de sanctions. Juste des hommes debout, une foi unie, et une vision impériale claire.

Une guerre sans guerre, une victoire sans riposte. Israël n’a pas déclaré la guerre à l’Iran. Il l’a anéanti en silence

Par les airs, par des drones planqués au fond des vallées iraniennes depuis on ne sait combien d’années, par des frappes chirurgicales coordonnées au millimètre, le tout enveloppé dans un silence diplomatique glacial. Résultat : Téhéran a vu sa capitale frappée, ses généraux décapités, ses scientifiques rayés du programme nucléaire comme un nom sur une liste Excel. Et que faisait la fameuse « grande République islamique » pendant ce temps-là ? Elle tapait. Pas au sens militaire. Elle tapait à la porte de Washington.

Un programme nucléaire devenu prétexte

Ne nous méprenons pas. Il ne s’agit plus simplement d’un programme nucléaire.  Et ça se voit : on épargne les institutions civiles, on concentre les frappes sur la tête religieuse, les gardiens de la révolution, le noyau idéologique, des manœuvres préparées, planifiées depuis au moins 8 mois. La chute du pouvoir syrien au sud, largement sous influence turque, n’est pas un accident de parcours : c’est un préalable logistique israélien pour faciliter les frappes sur l’Iran via un couloir aérien dégagé. La tête militaire est visée, mais la gorge est laissée intacte… pour l’instant… (Au passage, ces bombardements chirurgicaux prouvent une chose : Israël sait parfaitement épargner les civils quand il le veut. Gaza, à la lumière de cette précision technique, ne ressemble plus à une opération militaire…mais à une punition massive. Un génocide déguisé en légitime défense ? La question ne se pose même plus..) Pourquoi ? Parce qu’on n’essaie pas de tuer le corps, on veut qu’il change de tête. Changer de régime sans envahir. 

Ce que vise Israël, c’est un nouveau système de pouvoir en Iran découpé entre états ethniques kurde, perse et baloutche pour « affaiblir l’ennemi ».Et pour que ça prenne, il faut que ça saigne. Il faut que la population iranienne regarde ses dirigeants tomber comme des quilles, et se demande :

“Ce n’est pas censé être vous les protecteurs de la nation ?” La riposte fut spectaculaire d’inefficacité.
Un plan prévoyait un millier de missiles ? Ils en ont lancé à peine une centaine. Et encore, la moitié est tombée à côté, l’autre moitié a été interceptée par le bouclier israélien dopé aux destroyers américains, bien que couteux malgré tout…

Le peu qui a frappé a causé quelques dégâts. Mais disons que ça ne changera pas le cours de l’Histoire.
Pendant ce temps, l’aviation israélienne opère en toute impunité, et la population iranienne assiste, impuissante, à la chute du mythe. Les destructions matérielles comme les 90 millions de civils iraniens ne sont pas la priorité des politiques… Mais alors où sont les vrais enjeux ?

Le détroit d’Ormuz : le vrai champ de bataille…Le centre névralgique du conflit

Et pendant que les bombes tombent, les vraies questions se jouent ailleurs… Au détroit d’Ormuz.
Ce petit couloir étroit par où transite le quart du pétrole mondial pourrait bien devenir le vrai point d’escalade globale. L’Iran est la seconde réserve de gaz et la 4ième réserve de pétrole au monde. Si l’Iran bloque le passage ? Crise mondiale. Si les Américains le bloquent ? Conflit naval avec la Chine qui vient tout juste d’exprimer son inquiétude en ce sens.

Pourtant, fermer Ormuz est une menace fraichement brandie par l’Iran qui devient de plus en plus réelle (à l’heure où ces quelques lignes sont écrites). Cette solution revient, pour ce pays, à s’étrangler avec ses propres mains. Alors quel est l’intérêt de cette menace pour l’Iran?

Pour répondre à cette question, replongeons dans les années 70… À l’époque, les pays de l’OPEP avaient décidé unilatéralement d’augmenter le prix du pétrole pour redonner une valeur économique réelle à leur ressource. Résultat ? Inflation mondialetaux d’intérêt à 15 %marchés secoués. Dans ce contexte la menace est tout à fait crédible (et les effets sur les marchés n’ont pas tardé à se manifester) mais aux conséquences quelque peu différentes puisque l’Amérique est devenue, entre-temps, productrice de gaz.

Lorsque l’Arabie avait appelé l’Iran, bien que mal-aimé, pour lui conseiller de négocier, ce n’était pas la voix de l’amitié. C’était la voix paniquée d’un prince qui regarde la Bourse clignoter en rouge.

Perspectives : ce qui va (probablement) se passer

  • Israël décidera quand la guerre se termine, non l’Iran même si arrêter les missiles iraniens lui coute très cher ;
  • L’Iran s’empressera de retourner à la table des négociations, humilié, sans levier ;
  • Washington fera semblant de jouer les médiateurs (sa priorité étant d’éviter une crise économique…), tout en réaffirmant sa loyauté envers Tel-Aviv.
  • La Chine, rivale des Etats-Unis, pourrait, à son tour, brandir ses menaces et manifester son soutien à son ami iranien ;
  • La Turquie continuera d’intercepter des missiles israéliens de peur que l’objectif de renversement du pouvoir iranien ne se concrétise par un remplacement d’un régime kurde ;
  • La Russie, elle l’a dit, elle n’interviendra pas pour son ami l’Iran (du moins pas pour l’instant) mais a exprimé son agacement sur la situation…

Israël se pose en juge et bourreau d’un État « accusé » d’avoir l’arme nucléaire, alors qu’il en est lui-même détenteur, sans légalité, sans inspection, sans opposition. 

Ce conflit ne marque pas seulement une frappe. Il marque une mutation. On ne se bat plus avec des tanks. On se bat avec des drones dormants, des nuées d’intelligence artificielle, des frappes ciblées sur l’élite et la guerre psychologique à grande échelle. L’Iran n’a pas perdu une bataille. Il a perdu la face. Et cela, dans cette région du monde, c’est souvent pire que de perdre un territoire.

Le détroit d’Hormuz, ce goulot d’étranglement énergétique qui fait trembler les Bourses à la moindre escarmouche, n’a pas toujours été un terrain de jeu pour pétro-monarchies hésitantes et puissances navales surarmées. Il fut un temps…un temps révolu mais pas irrévocable…où les musulmans y manifestèrent leur présence non pas par un coup de fil diplomatique ou un communiqué lénifiant, mais par la sagesse, le courage, et l’épée. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ce stratège des justes et pionnier des États structurés avait sécurisé le détroit,  planté l’étendard de l’islam sur les côtes du Fārs et verrouillé les issues à l’ennemi. Pas de grandes conférences. Pas de sanctions. Juste des hommes debout, une foi unie, et une vision impériale claire.Aujourd’hui, le détroit d’Hormuz est désormais un thermomètre des nerfs du Golfe, et non plus un témoin de la grandeur d’une oumma qui protégeait ses frères par les actes et la foi, pas par des communiqués. Une époque révolue… mais qui peut revivre, si jamais l’unité de la foi reprenait le dessus sur la fragmentation des intérêts.

Nelm

Trump : entre initiatives marquantes et controverses – Bilan des premiers mois de son second mandat

Depuis le début de son second mandat en janvier 2025, le président Donald Trump a pris plusieurs décisions majeures qui ont suscité des réactions variées tant aux États-Unis qu’à l’international. Voici un aperçu des événements les plus notables.

Le second mandat de Donald Trump ressemble à une saison 2 où les ficelles sont grosses mais les effets toujours garantis : décisions tonitruantes, posture martiale et un mantra obsessionnel – « America First » – brandi à chaque occasion. Entre le sabotage des accords multilatéraux jugés trop contraignants et la relance de guerres commerciales tous azimuts, Trump joue la carte du repli national avec un aplomb qui force à la fois l’admiration… et l’inquiétude.

1. Relance de la guerre commerciale avec la Chine

Le 2 avril 2025, le président Trump a annoncé une augmentation significative des tarifs douaniers sur les produits chinois, atteignant jusqu’à 245 % sur certaines importations. Cette mesure, justifiée par des préoccupations de sécurité nationale et de déséquilibre commercial, a provoqué des turbulences sur les marchés financiers et des inquiétudes dans le monde.

2. Diplomatie avec la Corée du Nord

Dans le but de renouer le dialogue, le président Trump a organisé un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Toutefois, des désaccords persistants ont conduit à l’annulation de la rencontre, illustrant les défis diplomatiques persistants entre les deux nations .

3.Une politique énergétique controversée :

Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a relancé sa politique environnementale controversée en retirant à nouveau les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, une décision qui sera effective en 2026. Il a aussi intensifié l’exploitation des hydrocarbures en déclarant une urgence énergétique nationale, avec la nomination de figures pro-industrie à des postes clés, dont Chris White au ministère de l’Énergie. Trump a démantelé plusieurs réglementations environnementales, notamment celles sur les émissions des centrales à charbon, affaiblissant les normes prévues sous l’administration Biden. Enfin, il a réduit massivement le financement et le personnel scientifique des agences environnementales, affirmant donner la priorité à l’indépendance énergétique et à la croissance économique, malgré les mises en garde des experts sur l’impact climatique.

4. Guerre en Ukraine :

Il a avait promis l’arrêt de la guerre en 24h… Aujourd’hui, lassé,  il annonce qu’il risque de quitter ces négociations…

5. La Riviera  du Moyen-Orient : Un soutien massif à Israël et à son armée
En février, Donald Trump a créé la polémique en déclarant qu’il souhaitait prendre le contrôle de Gaza pour en faire la « Riviera du Moyen-Orient ». Il a amplifié la controverse en diffusant une vidéo de propagande générée par intelligence artificielle pour illustrer sa vision. Aujourd’hui, il continue à défendre cette position provocatrice.

6. Tarifs sur les films produits à l’étranger

Le président Trump a annoncé son intention d’imposer une taxe de 100 % sur les films produits en dehors des États-Unis, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et le déclin de l’industrie cinématographique américaine. Cette proposition a suscité des réactions mitigées au sein de l’industrie et parmi les partenaires commerciaux .

7. Réactions des marchés financiers et récession technique :

Les annonces tarifaires de l’administration Trump ont entraîné des fluctuations importantes sur les marchés financiers, avec des baisses notables des indices boursiers majeurs. Les investisseurs expriment des inquiétudes quant à l’impact de ces politiques sur l’économie mondiale .

Malgré des déclarations affirmant la solidité de l’économie américaine, des signes de ralentissement sont apparus au cours du premier trimestre 2025. Le président Trump a attribué ces difficultés à des facteurs externes et aux politiques de l’administration précédente. Il a aussi twitté après ses annonces que « c’est le moment d’investir en bourse ». Délit d’initié ou maladresse ?

En avril 2025, le président Trump a prononcé un discours de 45 minutes axé principalement sur les réalisations de son administration, soulignant les succès obtenus depuis le début de son second mandat.

8. Politique protectionniste élargie

Au-delà des mesures ciblant la Chine, l’administration Trump envisage d’étendre sa politique tarifaire à d’autres secteurs, notamment les produits pharmaceutiques et les véhicules importés. Ces initiatives soulèvent des préoccupations quant à leur impact sur les chaînes d’approvisionnement et les relations commerciales internationales.

9. Retrait de Musk de la scène politique :

L’homme le plus riche et le plus influent se retire du champ théâtral trumpien pour un certain temps « Probablement au cours du mois prochain, le temps que je consacre au DOGE diminuera considérablement. ». La raison évoquée serait la chute des vente de sa marque Tesla qui, elle aussi, n’est pas épargnée par les conséquences des droits de douanes. 

10. Sa politique migratoire

Donald Trump a relancé la construction du mur à la frontière mexicaine, déclaré l’état d’urgence et renforcé la lutte contre l’immigration illégale, allant jusqu’à viser certains immigrants légaux pour expulsion. Il a aussi drastiquement réduit le budget de l’aide humanitaire internationale et engagé une vaste réorganisation de l’État sous la houlette d’Elon Musk, avec des milliers de licenciements dans la fonction publique. Sur le plan des droits civiques, Trump a durci les règles contre les droits des minorités, notamment les personnes transgenres, et limité les politiques de diversité. Enfin, il a imposé des réformes électorales controversées, restreignant le vote par correspondance et envisageant de nouvelles conditions pour voter, tout en semant le doute sur la possibilité d’un troisième mandat présidentiel.

11. Droit du sol :

Concernant le droit du sol, Donald Trump souhaite le remettre en cause. Pour rappel, aux États-Unis, ce principe (inscrit dans la Constitution depuis 1868) garantit que tout enfant né sur le sol américain obtient automatiquement la citoyenneté américaine, peu importe la nationalité ou le statut légal des parents.

Trump propose de supprimer ce droit automatique pour les enfants nés de parents :

  • en situation irrégulière,
  • ou présents temporairement (par exemple avec un visa touristique).

En clair : il veut que ces enfants ne deviennent plus citoyens américains à la naissance, ce qui marquerait une rupture profonde avec un des fondements du droit américain. Pour le moment, cette mesure n’est pas encore appliquée, car plusieurs recours juridiques ont été déposés, et la question pourrait finir devant la Cour suprême.

12. Réorganisation de de l’État américain :

Donald Trump a lancé une vaste réorganisation de l’État américain pour le rendre plus efficace et aligné sur ses priorités idéologiques, créant le « Département de l’efficacité gouvernementale » dirigé par Elon Musk. D’autres institutions majeures comme l’US AID ont vu leurs budgets drastiquement coupés (jusqu’à 83 % de réduction), affectant notamment l’aide humanitaire mondiale. Trump a également ciblé le FBI, des universités et des cabinets d’avocats jugés trop proches de l’opposition, suscitant de nombreuses critiques pour atteinte aux droits fondamentaux et au système démocratique.

13. Retour sur les réseaux sociaux

En février 2025, la plateforme X (anciennement Twitter), dirigée par Elon Musk, a accepté de verser environ 10 millions de dollars à Donald Trump pour régler une action en justice intentée après la suspension de son compte suite à l’attaque du Capitole en janvier 2021. Cette suspension, initialement décidée par l’équipe de Jack Dorsey, visait à prévenir de nouvelles incitations à la violence. Malgré la réintégration de son compte en novembre 2022 par Musk, Trump a poursuivi la procédure judiciaire, qui s’est conclue par un accord amiable. Une partie de cette somme est destinée à couvrir ses frais juridiques, le reste étant alloué à son futur centre présidentiel. Ce règlement s’inscrit dans une série d’accords similaires, notamment avec Meta, qui a versé 25 millions de dollars pour des raisons comparables.

14. Réforme du système de santé

Le président Trump a présenté une initiative visant à améliorer la transparence des prix dans le secteur de la santé. Cette mesure a pour objectif de permettre aux patients de mieux comprendre les factures liées à leurs soins et permet d’accroitre la concurrence entre prestataires.

15. Extension du mur frontalier

Dans le cadre de sa politique de sécurité frontalière, l’administration Trump a attribué un contrat de 70 millions de dollars pour la construction de sept miles supplémentaires de mur à la frontière sud des États-Unis .

16. Réouverture d’Alcatraz :

Sur le ton de la provocation ou dans un contexte sécuritaire, Trump évoque la possibilité de « réouvrir Alcatraz » pour y enfermer des criminels très dangereux ou des terroristes, la prison « la plus sécurisée des États-Unis au 20e siècle ».

Le second mandat de Donald Trump ressemble à une saison 2 où les ficelles sont grosses mais les effets toujours garantis : décisions tonitruantes, posture martiale et un mantra obsessionnel – « America First » – brandi à chaque occasion. Entre le sabotage des accords multilatéraux jugés trop contraignants et la relance de guerres commerciales tous azimuts, Trump joue la carte du repli national avec un aplomb qui force à la fois l’admiration… et l’inquiétude.

À l’intérieur du pays, le cocktail explosif de protectionnisme économique et de restrictions migratoires flatte un électorat en quête de certitudes, mais divise profondément la société. Derrière les formules chocs et les coups de menton, une question lourde de sens demeure : jusqu’où peut mener ce repli identitaire et cette stratégie de confrontation ? Le renversement de l’ordre mondial se dessine petit à petit… Il est là ! mais à quel prix ?  Car si nous une chose n’a pas été oubliée,  c’est que le protectionnisme forcené n’a jamais été qu’un carburant dangereux pour l’instabilité mondiale. Ce jeu, à somme nulle, a déjà contribué, par le passé, à précipiter le monde dans le chaos… jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Nelm

Donald Trump et les marchés : un ouragan économique aux répercussions mondiales

« Nous pourrions transformer Gaza en une Riviera du Moyen-Orient, un paradis économique sous gestion américaine, s’ils se débarrassaient du terrorisme. » a déclaré Donald Trump. Au-delà de la question palestinienne, Trump a également laissé entendre que la gestion des ressources financières des lieux saints musulmans pourrait être optimisée.Face à la menace, en l’an 570, un grand homme lui a déjà répondu :

« La Kaaba a un propriétaire qui saura la protéger. »

Dans le grand échiquier de l’économie mondiale, certains dirigeants sont des forces tranquilles, d’autres de véritables tempêtes. Donald Trump appartient sans conteste à la seconde catégorie. À chacune de ses déclarations, les marchés tremblent, les investisseurs paniquent ou exultent, et les équilibres géopolitiques vacillent. Son retour en scène a provoqué des secousses aux quatre coins du globe : de Wall Street à la Silicon Valley, en passant par l’Europe et le Moyen-Orient. Regardons de plus près l’impact de son influence sur les tendances économiques actuelles.

L’Amérique sous pression : la tempête des indices boursiers depuis janvier 2025

Lorsque Donald Trump s’exprime, le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq n’ont qu’une seule option : réagir. Depuis quelques mois, les marchés américains sont en chute :

  • S&P 500 : baisse de 4,20 %
  • Nasdaq : baisse de 6,5 %
  • Dow Jones : diminution de 1,9 %
  • Apple (AAPL) : chute de 5,3 %
  • Meta (META) : déclin de 8,1 %

Pourquoi ? Parce que Trump, fidèle à lui-même, a ravivé la menace des guerres commerciales.
Les baisses sont principalement liées aux craintes d’une nouvelle guerre commerciale, initiée par ses déclarations. En réaffirmant son intention d’imposer de lourds droits de douane sur les importations chinoises et européennes, il fait planer le spectre d’un ralentissement économique mondial. Comme un effet domino, les investisseurs anticipent une baisse des marges des entreprises américaines et réajustent leurs portefeuilles, préférant se tourner vers des valeurs plus sûres.

L’Europe et l’Asie : les nouveaux havres de paix ?

Pendant que l’Amérique tangue, l’Europe tire son épingle du jeu depuis début février 2025 :

  • Euro Stoxx 50 : +10 %
  • DAX (Allemagne) : +14 %
  • IBEX (Espagne) : +10,8 %

Loin des secousses politiques américaines, l’Europe apparaît comme un refuge pour les investisseurs. Son positionnement diplomatique stable et ses valorisations attractives attirent les capitaux en quête de stabilité.

Quant à l’Asie, la Chine maintient une certaine résilience :

  • Shanghai Composite (Chine) : +0,60 %
  • Nikkei (Japon) : bond de 7,13 % depuis début février 2025, soutenu par des politiques économiques favorables.

Le Bitcoin et l’Ethereum : Trump déclare la guerre aux cryptos

L’effet Trump ne se limite pas aux marchés traditionnels. Les cryptomonnaies, souvent perçues comme un contrepoids au système financier classique, sont elles aussi touchées :

  • Bitcoin (BTC) : baisse de 23 % depuis son sommet à 109 114 $
  • Ethereum (ETH) : chute de 51,7 % depuis son plus haut à 4 108 $

Pourquoi cette dégringolade ?
Entre autres raisons, Trump a annoncé son intention de réguler sévèrement les cryptomonnaies, affirmant que « le Bitcoin n’a aucune valeur réelle » et que les États-Unis doivent se protéger contre cette menace financière. Les investisseurs, inquiets d’un durcissement législatif, ont préféré liquider une partie de leurs avoirs, entraînant ainsi une correction brutale du marché.

Or et pétrole : les valeurs refuges reviennent en force

Quand Trump agite l’économie, les investisseurs se réfugient dans les classiques :

  • L’or atteint un sommet historique, signe que l’incertitude pousse à sécuriser les placements.
  • Le pétrole connaît une hausse, dopé par les tensions commerciales et les spéculations autour des conflits géopolitiques.

Trump, la Palestine et l’Arabie Saoudite : des propos qui résonnent au-delà de l’économie

Trump ne se contente pas de bousculer les marchés, il enflamme aussi la scène internationale. Sa dernière déclaration sur la Palestine a provoqué un tollé :

« Nous pourrions transformer Gaza en une Riviera du Moyen-Orient, un paradis économique sous gestion américaine, s’ils se débarrassaient du terrorisme. »

Loin d’être une simple vision économique, cette affirmation est perçue comme une tentative d’ingérence et un mépris des réalités géopolitiques locales. Les marchés financiers du Moyen-Orient ont immédiatement réagi, avec une augmentation de la volatilité et une hausse des prix du pétrole.

Trump a également laissé entendre que la gestion des ressources financières des lieux saints musulmans pourrait être optimisée. Une déclaration qui rappelle un épisode historique marquant : l’Année de l’Éléphant.
Lorsque Abraha, gouverneur du Yémen, voulut détruire la Kaaba avec son armée d’éléphants, il fut confronté à Abd al-Muttalib, le grand-père du Prophète Muhammad (ﷺ). Face à la menace, ce dernier répondit avec sérénité :

« La Kaaba a un propriétaire qui saura la protéger. »

Allah envoya alors une nuée d’oiseaux Ababil, qui anéantirent l’armée d’Abraha avant qu’elle n’atteigne La Mecque. Cet événement rappelle une vérité intemporelle : la Kaaba et la Palestine n’appartiennent pas aux puissances de ce monde, elles sont sous la protection du Tout-Puissant.

Trump est, certes, un facteur d’instabilité économique et géopolitique. Mais ceux qui ont voulu s’approprier la Kaaba et soumettre des peuples à leur domination ont toujours échoué.
Aujourd’hui encore, face aux ambitions et aux ingérences, il est essentiel de se souvenir que Dieu est Grand, et qu’Il est le Garant de la Justice et de l’Équilibre du monde. Le chaos économique et politique peut faire trembler les gouvernements, mais la foi reste une boussole inébranlable.

Et durant ce mois sacré de paix, la réponse sera un message de sérénité :
Que ce soit la Palestine, la Kaaba ou tout autre symbole de la foi, ils ont un Propriétaire qui saura les protéger.

Nelm

La gestion stratégique des califes bien-guidés: un leadership inspirant, moderne et avant-gardiste 

Dans un monde dépourvu de manuels de gestion, de graphiques colorés ou d’algorithmes complexes, les califes bien-guidés ont su diriger avec une précision et une efficacité qui font pâlir bien des dirigeants contemporains. Parmi eux, Abu Bakr As-Siddiq (RA) et ses généraux, comme Khalid Ibn Walid, ont appliqué des principes que l’on pourrait aisément comparer aux matrices SWOT et d’Eisenhower, des outils que l’on croit souvent réservés à notre époque. Et pourtant, ils les utilisaient de manière instinctive pour faire face aux défis colossaux de leur temps.

1. La matrice SWOT : Anticiper pour agir

Commençons par la matrice SWOT, inventée en 1960 par un américain du nom d’Albert Humphrey, cet outil qui aide à analyser une situation en identifiant les Forces, Faiblesses, Opportunités, et Menaces. Bien avant que ces mots ne soient gravés dans les manuels de management, Abu Bakr et ses compagnons utilisaient déjà cette logique pour structurer leur action.

Exemple : Les guerres d’apostasie

Imaginez-vous : le Prophète Muhammad (ﷺ) vient de quitter ce monde, laissant derrière lui une communauté encore fragile. Plusieurs tribus se rebellent, refusent de payer la zakat et suivent des faux prophètes comme Musaylima. La situation est critique. Voici comment Abu Bakr aurait pu remplir une matrice SWOT :

  • Forces : La foi des musulmans était une arme puissante. Abu Bakr savait que leur attachement spirituel, leur discipline et leur unité représentaient une force colossale.  Au combat, la mort pour ces croyants était synonyme de libération et récompense, elle ne leur fait pas peur.
  • Faiblesses : L’État islamique naissant manquait de ressources militaires et financières. Ses soldats étaient peu nombreux et le territoire encore instable.
  • Opportunités : Les rebelles, dispersés et mal organisés, ne représentaient pas un front uni. C’était une chance de les affronter séparément.
  • Menaces : Si ces rébellions prenaient de l’ampleur, elles risquaient de détruire l’unité de la communauté musulmane et affaiblir l’islam dans les nouvelles régions conquises.

Résultat ? Avec cette analyse en tête, Abu Bakr envoya Khalid Ibn Walid, son général le plus brillant, pour mater ces rébellions. La victoire éclatante de Khalid à Yamama contre Musaylima a marqué un tournant décisif, ramenant l’ordre et consolidant l’État islamique.

2. La matrice d’Eisenhower : Hiérarchiser les priorités

Vous êtes débordé, vous avez mille tâches sur votre liste et aucune idée de par où commencer ? La matrice d’Eisenhower est là pour vous. Cet outil datant de 1944 et portant le nom de son créateur, un général de l’armée américaine de la Seconde guerre mondiale, classe les actions selon leur urgence et leur importance…

Encore une fois, les califes bien-guidés excellaient dans cette approche bien avant que le général ne soit né.

Exemple : Les guerres d’apostasie

Abu Bakr savait différencier l’essentiel du secondaire, comme en témoigne sa gestion des révoltes :

  1. Important et Urgent : Les guerres d’apostasie constituaient une menace immédiate pour la survie de l’État islamique. Elles furent donc traitées en priorité, avec une mobilisation rapide des troupes et des chefs militaires compétents.
  2. Important mais Pas Urgent : La collecte de la zakat était cruciale pour l’économie et la solidarité sociale. Une fois la paix rétablie, Abu Bakr prit le temps de réorganiser cette mesure fondamentale.
  3. Urgent mais Pas Important : Les conflits locaux ou mineurs furent délégués à des gouverneurs régionaux. Abu Bakr préférait se concentrer sur les questions stratégiques.
  4. Ni Urgent ni Important : Les disputes inutiles et les distractions politiques furent évitées. Abu Bakr privilégiait toujours l’unité de la communauté et l’accomplissement des objectifs supérieurs. Le jet privé, les gardes du corps et les dépenses publiques inutiles n’étaient pas dans l’agenda de cet héros. 

3. Khalid Ibn Walid : Le stratège en action

Si Abu Bakr était le cerveau, Khalid Ibn Walid était l’épée. Son génie militaire illustre parfaitement l’application pratique des matrices SWOT et d’Eisenhower sur le champ de bataille.

A. La bataille de Yamama

Face à Musaylima, Khalid a su évaluer chaque aspect de la situation :

  • Forces : Les troupes musulmanes, motivées par leur foi.
  • Faiblesses : Les forces ennemies étaient plus nombreuses.
  • Opportunités : Musaylima dépendait d’un seul bastion, facile à isoler.
  • Menaces : Une victoire de Musaylima aurait inspiré d’autres rébellions.

Avec cette analyse, Khalid lança une attaque directe et stratégique. La mort de Musaylima mit un terme à sa rébellion et redonna à l’islam sa stabilité.

B. Conquête de l’Irak

Dans sa campagne en Irak, Khalid appliqua une approche méthodique digne de la matrice d’Eisenhower. Il priorisa ses cibles :

  1. Neutraliser les tribus hostiles proches, pour sécuriser ses arrières.
  2. S’attaquer aux grandes villes de l’Empire perse, un objectif plus ambitieux mais crucial.

Résultat ? Une conquête efficace et durable avec un minimum de pertes.

Abu Bakr et Khalid Ibn Walid n’avaient pas de consultants en stratégie, mais leur génie naturel leur a permis d’accomplir ce que beaucoup d’entreprises modernes peinent à faire : analyser leur environnement, prioriser leurs actions et agir avec précision.

Alors que nous célébrons les outils modernes comme la matrice SWOT et d’Eisenhower, il est essentiel de reconnaître que ces principes ne sont pas nouveaux. Les califes bien-guidés nous rappellent que le leadership éclairé ne dépend pas des outils, mais de la vision, du courage et de la foi dans un objectif supérieur. Le prophète et ses califes n’ont pas eu besoin de vanter leurs mérites mais l’Histoire se rappellera que leur génie n’avait d’égal que leur modestie.

Une leçon d’humilité, une leçon à méditer.

Nelm

Pourquoi les marchés ont-ils chuté ?

Lundi matin, les marchés boursiers ont plongé, provoquant la panique parmi les sociétés de la tech américaines et entraînant dans leur chute le marché des cryptomonnaies. Le CAC 40 a baissé de 5,1 % en trois jours, le S&P 500 de 6,1 %. Le Bitcoin a enregistré une chute de 17 % de sa valeur en 24 heures et 30 % en une semaine. L’Ethereum a perdu 25 % en 24 heures, Apple a chuté de 17 %… Qu’est-ce qui justifie cette baisse ?

  1. Les chiffres décevants de l’économie américaine : le taux de chômage est passé à 4,3 %, ce qui laisse entrevoir un climat de récession pour certains investisseurs, tandis que d’autres paniquent. La première raison est donc une crainte de récession économique aux États-Unis.
  2. À cause de l’inflation montante, la Banque du Japon a décidé d’augmenter son taux directeur. Deux conséquences immédiates ont été constatées :
    • Le Nikkei 225 (indice regroupant les cours des 225 meilleures sociétés japonaises) a immédiatement plongé avec une baisse de 25 % de sa valeur en deux semaines.
    • Le Carry Trade a été impacté par cette hausse.

Qu’est-ce que le Carry Trade ? C’est le fait d’emprunter dans des devises à faible taux (comme le yen) et de prêter cet argent en achetant des obligations (américaines par exemple) à taux plus élevé pour profiter de la différence de taux. Cependant, lorsque la Banque du Japon a décidé d’augmenter son taux directeur, la monnaie japonaise s’est appréciée par rapport au dollar, ce qui n’est pas favorable à l’économie japonaise, connue pour être très exportatrice (l’article suivant, « Chute de l’Euro, vers un effondrement de la zone Euro ? », permet de mieux comprendre le lien entre un pays exportateur et son économie).

Les investisseurs qui avaient profité de ce Carry Trade avaient également investi dans des actions américaines.

  1. Avec l’augmentation de ce taux directeur, ils ont décidé de rembourser leur emprunt japonais et, pour ce faire, ils ont dû vendre leurs actions américaines, ce qui a provoqué :
    • un effet de masse induisant une baisse du cours des actions américaines ;
    • un effet de panique : certaines sociétés telles qu’Intel ont enregistré de faibles performances, si bien que des licenciements ont été annoncés, ce qui a engendré un effet de panique renforçant cette baisse du cours des actions américaines.

Néanmoins, cette explication ne satisfait que partiellement, et nous y reviendrons un peu plus loin dans l’article.

À présent, et afin de mieux saisir ce concept de Carry Trade, prenons un autre exemple « plus parlant ».

À l’heure d’une journée d’été où ces quelques lignes sont écrites, beaucoup sont en vacances. Supposons que 1 € vaut 12 dirhams marocains. Ainsi, l’euro s’apprécie particulièrement, car ceux qui ont l’habitude de convertir l’euro en dirhams savent que la conversion de 1 € tourne en moyenne autour de 10,60 dirhams. Certains investisseurs seraient tentés d’acheter beaucoup de dirhams (ou d’emprunter dans les banques marocaines) pour les placer dans des obligations européennes (donc prêter de l’argent) où le taux est élevé, afin de maximiser les profits.

Maintenant que nous avons compris ce concept, on comprend mieux ce qui s’est passé sur le marché des devises du yen (Forex) et du dollar. Un faible taux du yen favorise l’emprunt de celui-ci pour prêter (achat des obligations) en dollar.

(Pour apporter plus de précisions à notre exemple de dirhams convertis en euros, il est nécessaire de nuancer nos explications : en réalité, le dirham marocain est partiellement indexé sur la devise américaine (40 %) et européenne (60 %). Cela signifie que la monnaie marocaine subit proportionnellement les mêmes variations que celles du dollar et de l’euro. Les mouvements du marché Forex (dollar et euro) auront donc un impact sur le dirham, ce qui explique les variations des taux de change de l’euro par rapport au dirham marocain.)

  1. Le climat tendu entre l’Iran et Israël depuis l’assassinat de Haniye Ismail, le chef du Hamas, laisse les marchés sur le qui-vive. Les marchés réagissent très mal aux climats de doute et d’incertitude.

Ces quatre points ont rapidement et non durablement donné raison aux analystes les plus pessimistes, qui annoncent une récession depuis le Covid.

C’est pourquoi l’hypothèse d’une corrélation entre la hausse des taux directeurs du yen et la baisse des cours boursiers américains n’est que très peu satisfaisante. L’augmentation du yen a contribué à cette baisse des marchés, en plus des autres raisons évoquées ci-dessus.

Alors que certains investisseurs déjà présents sur les marchés ne se réjouissent pas des chutes brutales des cours boursiers, d’autres y voient un excellent moment pour investir.

L’analyse technique démontre que lorsque les marchés sont en pente descendante, il est inutile de se précipiter. Il faut être patient et saisir les points les plus bas pour profiter de belles hausses.

C’est lorsque les marchés réagissent à la moindre mauvaise nouvelle que les investisseurs les plus aguerris comprennent que le meilleur moment pour investir n’est pas très loin. Pour l’instant, le Nikkei ne réagit pas de manière « excessive et exacerbée » aux différentes mauvaises nouvelles énumérées plus haut. En effet, le marché semble réagir « normalement » au contexte.

Si la récession est bien là, les marchés continueront de baisser et offriront de bonnes opportunités d’achat. Si Warren Buffet a vendu la moitié de ses actions Apple, c’est précisément parce qu’il croit que des opportunités sont sur le point d’arriver.

Nelm

Où sont passées nos femmes ?

Pour que la population se renouvelle d’elle-même, on estime qu’une femme belge (et européenne) doit donner naissance à au moins 2.2 enfants, sans quoi on assisterait à un déclin de la population belge (et européenne) si des mesures ne sont pas prises pour contrer cet effet.

En 2011, la moyenne de naissance par femme belge (européenne) était de 1.8 enfants contre 1.5 (1.4) en 2022.

En Belgique (et en Europe) on assiste à une diminution du taux de natalité plutôt qu’une augmentation.

Entre 2011 et 2021, la Belgique connait une diminution de 11.6% du nombre d’enfants par femme.

Au sein même de l’Union européenne, nous constatons des disparités très importantes.

Qu’est ce qui justifie cette diminution ? 

La terre compte 8 milliards d’êtres humains dont 49.6% d’hommes et 50.4% de femmes.

Et si la Femme ne constitue que la moitié de la population mondiale, il n’en reste pas moins que c’est bien cette même moitié qui donne naissance à l’autre. La Femme joue clairement un rôle essentiel et primordial dans cet objectif.

Elle représente donc directement ou indirectement les 100% de la population mondiale.

Ainsi, pour comprendre cette diminution du taux de natalité, il faudrait analyser l’évolution du statut de la Femme dans les sociétés, ses relations avec le sexe opposée, ses considérations au travail et l’évolution de ses aspirations. 

Le concept de féminisme a profondément changé ces derniers siècles.

En effet, la place qu’occupe la Femme aujourd’hui peut nous éclairer sur la diminution du nombre de naissance. On peut citer quelques facteurs (d’une liste non exhaustive) de cette évolution :

  1. Introduction de la pilule (1956) : La pilule permet à la femme de mieux réguler ses règles et de contrôler ses grossesses. La contraception a joué un rôle dans la diminution du taux de fécondité (à distinguer du taux de natalité, car toutes les grossesses ne donnent pas naissance à un bébé viable).
  2. Autorisation de l’avortement : L’interruption de grossesse ne favorise pas les naissances.
  3. Émancipation de la femme et égalité homme/femme : La femme investit le monde du travail et a moins de temps à consacrer à la famille. Aujourd’hui, en Belgique, deux salaires sont souvent nécessaires pour vivre décemment.
  4. Confiance et affirmation : La femme ose s’affirmer dans ses relations matrimoniales et demander le divorce, ce qui a conduit à une augmentation des divorces et une diminution des naissances.
  5. Le coût de l’éducation (et donc d’un enfant) : Le coût élevé de l’éducation peut dissuader certains d’avoir des enfants ;
  6. L’augmentation des perturbateurs endocriniens :  sont des substances chimiques qui peuvent interférer avec le système hormonal des organismes vivants. Ces substances sont présentes dans de nombreux produits de la vie quotidienne, y compris les plastiques, les pesticides, les produits de soin personnel et les produits ménagers. Les perturbateurs endocriniens peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine, notamment en influençant la fertilité et le développement reproductif. Les perturbateurs endocriniens peuvent affecter la fertilité en perturbant la production et la régulation des hormones sexuelles telles que les œstrogènes et la testostérone. Chez les femmes, cela peut entraîner des troubles de l’ovulation, des cycles menstruels irréguliers et une diminution de la qualité des ovules. Chez les hommes, ces substances peuvent réduire la production de spermatozoïdes, altérer leur motilité et augmenter le risque de malformations des spermatozoïdes. L’exposition aux perturbateurs endocriniens pendant la grossesse peut avoir des effets à long terme sur le développement du fœtus. Des études ont montré que ces substances peuvent entraîner des anomalies du développement sexuel, des malformations congénitales et une susceptibilité accrue à certaines maladies plus tard dans la vie. Par exemple, l’exposition à certains phtalates et bisphénols est associée à des modifications du développement des organes reproducteurs chez le fœtus.
  7. La perception de notre monde s’est dégradée : certains souhaiteraient avoir des enfants mais sont réticents d’en avoir dans un monde où le changement climatique et la surpopulation prennent de plus en plus de place dans les débats publics.
  8. Le transhumanisme : ce courant qui paradoxalement vise à terme « vaincre » la mort.

Chaque point, évoqué ci-dessus, mériterait qu’on lui consacre un sujet à lui seul.

Cependant, on peut se demander si tous ces facteurs font partie d’un plan délibéré pour réduire la population mondiale. Et si ces 9 points étaient en réalité des solutions au problème de la surpopulation plutôt que des obstacles à l’augmentation du taux de natalité ? Est-il exagéré de penser que des maladies comme le Corona, ou des distractions comme Netflix, visent à contrôler la population ? Des guerres créées pour réduire la population, et des réformes éducatives pour influencer les jeunes (comme le plan Evras), sont-elles des instruments de ce plan ?

Et si Davos, rassemblant les 1% privilégiés, était au cœur de ce plan ?

Et pourtant, jadis, un homme, le meilleur de l’Humanité et de tous les temps a mis en garde dans son dernier sermon sur l’importance de la sacralité de la vie et des biens, de la justice, de l’abandon de l’usure et de la place de la Femme… 

C’est ainsi qu’on comprend mieux pourquoi le Muslim bashing prend de plus en plus de l’importance dans une société qui se recherche et ne sait plus quelle direction prendre. Il faut travestir la Vérité.

L’importance de son message, la clairvoyance de ce testament raisonne encore aujourd’hui. Et si l’humanité avait appliqué ses conseils?

Nelm

La Belgique, 4ème pire pays dépensiers dans la zone Euro

Selon les données fournies par Eurostat, la Belgique est le 4ième pays européen (après l’Italie, la Finlande, et la France)  qui a la plus grande dépense publique. La Belgique se positionne clairement comme un très mauvais élève. 

En 2023, les dépenses publiques ont augmenté de 5.2% par rapport à 2019 : elles passent de 51.9% du PIB en 2019 à 54.6% du PIB en 2023.

Tableau des dépenses publiques en 2023

Que sont les dépenses publiques et qu’est ce qui coûte donc aussi cher à la Belgique ?

En 2022, la protection sociale constitue 38% de la dépense publique, suivie par les dépenses liées à la santé (15%) et les services généraux et affaires économiques (12% chacun).

[1]

Cette augmentation de dépenses publiques devrait-elle inquiéter ?

Elle devrait inquiéter si les recettes publiques ne subissent pas, au minimum, une augmentation identique à celle des dépenses publiques.

Que sont donc les recettes publiques ?

Les recettes belges sont de deux sortes :

Les recettes fiscales et les recettes non-fiscales

  • Les recettes fiscales sont les sources de revenus de l’Etat issues des impositions directes et indirectes telles que la taxe de (mise en ) circulation, l’eurovignette, taxe sur les jeux et paris, précompte (im)mobilier, douanes, accises, Tva et droits d’enregistrements…
  • Les recettes non fiscales sont issues, en grande majorité, d’amendes.

Or, les recettes publiques ont augmenté de 49.9% du PIB en 2019 à 50.1% en 2023 du PIB.

Cette augmentation de +0,4 % du PIB s’explique par le raffermissement des cotisations sociales (+0,3 % du PIB), à la suite de l’indexation des salaires, et des intérêts perçus (+0,2 % du PIB).

Tableau des recettes publiques belges en 2023 dans la zone Euro :

[2]

Est-ce que cette augmentation des recettes suffit pour couvrir l’augmentation des dépenses publiques ?

L’augmentation des recettes publiques de 0.4% ne suffit pas par rapport à celle des dépenses publiques (5.2%). Cette croissance de recettes ne suffit pas car celle des dépenses est bien plus grande.

La différence (négative) est dite déficitaire et on parle dans ce cas de déficit public.

Dans le cas où l’inverse aurait été vrai c’est-à-dire si les recettes publiques belges avaient été supérieures aux dépenses publiques belges, la différence aurait été qualifiée d’excédent budgétaire. 

Tableau du déficit ou excèdent publiques en 2023

[3]

Cette augmentation du déficit publique belge est liée aux mesures politiques, du coût du vieillissement et de l’alourdissement des charges d’intérêts.

Lorsqu’on mentionne les coûts de vieillissement, on fait surtout référence aux coûts liés à la pension.

Lorsqu’on mentionne les charges d’intérêts, on vise, par-là, les taux d’intérêts qui s’appliquent sur la dette que l’Etat a contractée (auprès de la BCE (surtout en période de Covid)).

Quelle est la conséquence ?

L’augmentation de la dette publique est une conséquence presque inévitable à ce déficit ce qui positionne la dette publique belge en 5ième position dans la zone euro. Ceci impliquera fatalement un assainissement des finances publiques.

[4]

Quel impact sur vous, sur moi et le citoyen ?

Vous l’avez deviné, l’impact est que c’est surtout vous et moi qui paierons les notes liées aux décisions de nos politiques budgétaires.

Vous vous dites certainement que vous n’avez aucun pouvoir sur ces prises de décisions.

Et bien vous vous trompez car c’est bien votre vote qui sera décompté le 9 juin lorsque vous voterez pour le parti que vous aurez choisi.

Ne renoncez pas à votre parole et exprimez vos attentes en allant voter.

Si vous ne le faites pas, ce sont les autres qui décideront pour vous et personne ne fera de cadeau à notre portefeuille.

Nelm


[1] https://economie.fgov.be/fr/themes/entreprises/tableau-de-bord-de-la/resultats-de-la-competitivite/finances-publiques#:~:text=Dette%20publique%20%2D%20proc%C3%A9dure%20de%20d%C3%A9ficit%20excessif%20(en%20%25%20du%20PIB)&text=Les%20pr%C3%A9visions%20d’automne%20de,estimation%20pr%C3%A9c%C3%A9dente%20en%20mai%202023.

[2] https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tec00021/default/bar?lang=fr&category=t_gov.t_gov_gfs10.t_gov_a

[3]https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/tec00127/default/bar?lang=fr&category=t_gov.t_gov_gfs10.t_gov_dd

[4] https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/sdg_17_40/default/bar?lang=fr&category=t_gov.t_gov_gfs10.t_gov_dd

Le dilemme du prisonnier

Comprendre le dilemme du prisonnier permet de mieux saisir les enjeux les plus complexes tant économiques, géopolitiques, sociologiques, sociaux que boursiers…. Les politiciens, économistes et traders s’en servent pour anticiper des actions. Ce dilemme nous aide à voir plus clair sur leurs stratégies de décisions. 

Dans ce contexte de guerre Israélo-Palestinienne, un cessez-le-feu immédiat permettrait moins de pertes humaines et économiques.

Le dilemme du prisonnier permet de nous rendre compte pourquoi tant que la communication et la confiance n’est pas instaurée, cet équilibre ne sera jamais atteint. La main invisible d’Adam Smith renforce notre compréhension en expliquant que l’intervention de l’Etat est très mauvaise pour la santé économique du pays.

Aussi, dans l’actualité sur les débats des agriculteurs, l’état intercède en augmentant la pression fiscale et réglementaire. Ceci a pour conséquence de tuer les petits agriculteurs et laisser les plus grands sur le marché. De plus, elle importe des produits d’autres pays qui ne subissent pas autant de taxations. L’État tue la concurrence pour créer un marché monopolistique ce qui n’est dans l’intérêt que du monopole qui pourra demander le prix qu’il souhaite. Les clients paieront plus cher pour des consommations de moins en moins locales, les petits agriculteurs n’auront plus de revenus, le chômage augmentera, les grèves continueront et chaque grève coûte plus de 1 milliard en France et plus de 600 millions en Belgique. 

La théorie des jeux : Le dilemme du prisonnier

Il existe un principe (en théorie des jeux), connu sous le nom du dilemme du prisonnier (Albert W. Tucker, 1950) selon lequel deux individus ont toujours intérêt à coopérer plutôt qu’à rivaliser ou à chercher à se détruire mutuellement. 

L’histoire est simple. Je vous raconte?

Cette théorie s’illustre donc par l’histoire de deux prisonniers (P1 et P2) qui se connaissent et se font prendre par la police.

Le juge les prend chacun à part et leur propose de dénoncer leur complice. En échange, il bénéficiera d’un allègement de peine de prison.

Chaque prisonnier a deux choix:

Soit il dénonce son complice. Soit il se tait.

De ces deux hypothèses découlent donc 4 situations hypothétiques:

  1. Les deux prisonniers se dénoncent mutuellement; Chacun risque 2 ans de prison (2;2)
  2. Les deux se taisent. Aucun n’aura de peine de prison (0;0);
  3. Le prisonnier 1 trahit l’autre alors que le prisonnier 2 se tait; dans ce cas, le P1 encourt 1 an de prison et P2, 5 ans de prison (1;5);
  4. Le prisonnier 2 trahit l’autre alors que le prisonnier 1 se tait; dans ce cas, le P2 encourt 1 an de prison et P1, 5 ans de prison (5;1);

On parle de dilemme car chaque prisonnier est conscient qu’il a intérêt à coopérer avec l’autre et à ne pas le dénoncer mais aucun d’eux ne prendra le risque de se faire trahir par l’autre. Il s’agit donc d’un jeu d’équilibre et de confiance.

Par conséquent, en l’absence de communication, les deux prisonniers choisiront instinctivement de se dénoncer mutuellement. L’équilibre, dit de Nash, sera donc que chacun trahisse l’autre (2;2)

Le dilemme est représenté par le tableau suivant:

P1/P2SE TAIRETRAHIR
SE TAIRE(0;0)(5;1)
TRAHIR(1;5)(2,2)

La meilleure des situations serait que tous deux se taisent pour éviter une peine de prison (0,0) et atteindre « l’optimum de Pareto ».

John Nash découvre qu’en réalité, les intérêts individuels ne servent pas les intérêts de la communauté. 

Comprendre la théorie des jeux dont l’introduction se fait toujours par cet exemple du dilemme du prisonnier permet de comprendre les enjeux les plus complexes  tant économiques, géopolitiques, sociologiques, sociaux, que boursiers….

Les politiciens, économistes et traders s’en servent pour anticiper. Elle nous permet de voir plus clair sur leurs stratégies de décisions. 

Dans ce contexte de guerre Israélo-Palestinienne, un cessez-le-feu immédiat permettrait moins de pertes humaines et économiques (= optimum de Pareto).

Mais tant que la communication et la confiance n’est pas instaurée, cet équilibre ne sera jamais atteint.

La main invisible d’Adam Smith

En réalité, bien avant Nash, cette théorie « d’individualisme » a été expliquée à travers « la main invisible » d’Adam Smith.

Ce dernier expliquait que si chacun cherche à atteindre et à maximiser son propre intérêt alors cette recherche contribuera à atteindre l’intérêt général.

Pour mieux comprendre cette main invisible, supposons que vous habitez dans une ville où il n’existe qu’une boulangerie (opérateur téléphonique, un seule commerçant de chaussures…). En l’absence d’intervention étatique, une autre boulangerie entrera dans le marché pour vendre son pain car il y a une demande et des bénéfices à en tirer. Et s’il y a toujours une demande pour du pain, encore une autre boulangerie ouvrira…Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus bénéfice à en tirer pour une nouvelle boulangerie.

Adam Smith explique qu’en l’absence d’intervention de l’état, le libre-échange permet de créer une situation qui profitera à tous les acteurs économiques (boulangeries, état, clients).

  • De la concurrence entre elles. Ainsi, chacune baissera le prix pour attirer un maximum de clients ; l’abaissement du prix profitera aux clients ;
  • L’emploi : toutes les personnes qui travailleront dans ces boulangeries ne seront pas au chômage ce qui profitera à l’état.
  • Du revenu : les boulangers vendront leurs pains et constitueront une entrée de revenu pour elles.

Adam Smith encourage le libre-échange et s’oppose à l’intervention de l’état dans les marchés économiques.

Ainsi dans l’actualité sur les débats des agriculteurs, l’état intervient en augmentant la pression fiscale et réglementaire. Ceci a pour conséquence de tuer les petits agriculteurs et laisser les plus grands sur le marché. De plus, elle importe des produits d’autres pays qui ne subissent pas autant de taxations. L’état tue la concurrence pour créer un marché monopolistique ce qui n’est dans l’intérêt que du monopole qui pourra demander le prix qu’il souhaite. Les clients paieront plus cher pour des consommations de moins en moins locales, les petits agriculteurs n’auront plus de revenus, le chômage augmentera, les grèves continueront et chaque grève coûte plus de 1 milliard en France et plus de 600 millions en Belgique.

Un Jeu d’Équilibre et de Confiance

Nous avons introduit le concept du dilemme du prisonnier. Nous avons compris qu’il existe un équilibre vers lequel les acteurs vont tendre (équilibre de Nash) et que cet équilibre se réalisera parce que les individus cherchent à maximiser leur bien-être individuel (la main invisible d’Adam Smith). 

Dès lors, nous pouvons nous interroger sur ce qui pourrait inciter les acteurs à agir pour l’intérêt général. Qu’est ce qui pourrait faire en sorte qu’on puisse atteindre l’équilibre de Pareto? Après tout, tous les acteurs ont intérêt à chercher cet équilibre puisque c’est bien celui-là qui permette non seulement de maximiser le bien être de chacun mais aussi celui de la communauté.

Comment améliorer la communication entre les acteurs et la confiance en l’autre ? La clé de l’atteinte de cet optimum est donc la foi en l’autre et la bienveillance des uns envers les autres.

La question, désormais qui reste ouverte, est celle de savoir comment atteindre ce degré de foi.

Nelm

Une guerre entre le Yuan et le dollar désormais déclarée

Depuis quelques mois, nous assistons à la chute du dollar. Les économistes avaient prédit une récession comme nous n’en avions jamais vu. Pourtant les marchés n’ont pas l’air d’en pâtir. Mieux que cela, ils se reprennent. Le Yuan, quant à lui, prend de plus en plus de force dans un monde qui cherche à se «dédollariser ».

Le climat qui se dessinait depuis mars 2022 commençait à donner raison à ces analyses pessimistes. En effet, de crise en crise, nous avons assisté à

· Une invasion russe en Ukraine ;

· Une avalanche de sanctions européennes contre la Russie qui n’a fait qu’affaiblir l’économie européenne ;

· Une exportation massive d’aide militaire de l’Europe vers l’Ukraine ;

· Une augmentation du prix du pétrole ;

· Une inflation bien installée tant au niveau européen qu’américain et qui fut difficile à combattre ;

· Une explosion des dettes publiques européennes et une charge de la dette croissante…

· Un dollar qui ne finit pas de s’engouffrer ;

· Et récemment, une cascade de faillites de banques (américaines) démontrant une crise de liquidité des banques (et non de solvabilité comme ce fut le cas en 2008, nous y reviendrons plus loin) ;

Et paradoxalement, les marchés boursiers se portent plus ou moins bien :

· Le Cac 40 vient d’atteindre un nouveau record jamais atteint, soit 7514.16 points ;

· Meta ne finit pas de monter et trace son chemin faisait fi de tout ce qui se passe autour ;

· Apple récupère lentement mais sûrement ;

· Le Bitcoin, quant à lui, monte tranquillement aussi.

Deux situations opposées qui laissent tous les acteurs financiers perplexes et sceptiques. Les investisseurs courageux investissent en restant sur leurs gardes.

Pourquoi les marchés donnent tort aux analystes ?

En général, il est plutôt logique de voir les marchés financiers monter lorsque le dollar s’affaiblit. Inversement, les marchés descendent lorsque le dollar monte comme nous l’avons vu dans l’article « Chute de l’euro, vers un effondrement de la zone euro ». On peut donc se poser la question de savoir ce qui affaiblit le dollar.

La chute du dollar

La chute du dollar peut s’expliquer par deux phénomènes importants qui marquent le contexte actuel :

1. Le sauvetage du quoi qu’il en coûte du secteur bancaire américain

Jusqu’ici, la Fed a mené une campagne de lutte contre l’inflation en augmentant les taux d’intérêt ce qui avait pour conséquence de faire augmenter le dollar. Les marchés financiers américains faiblissaient.

La FED a dû interrompre ce processus (d’augmentation des taux d’intérêt) lorsque la Silicon Valley Bank (SVB) a surpris les marchés et s’écroule suite à une crise de liquidité.

Que veut dire « crise de liquidité » ?

La SVB a beaucoup investi dans des obligations à plus de 10 ans. Or, comme la Fed augmentait les taux d’intérêt dans le cadre de sa lutte contre l’inflation, les investisseurs de la SVB, principalement des start-up, ont vu une urgence à vendre leurs investissements (en obligations).

Lorsque la courbe des taux d’intérêt long terme croise la courbe des taux d’intérêt court terme, cela signifie que les investisseurs ont une meilleure rentabilité en investissant dans des actifs court terme que long terme parce que:

· Une obligation court terme à 1 an offre un meilleur rendement qu’une obligation long terme 10 ans par exemple ;

· La détention de ses obligations est plus courte  l’argent des investisseurs est bloqué pour une durée moins longue (1an pour les obligations court termes contre 10 ans pour les obligations long termes).

La vente massive de tous ces investisseurs a donc provoqué une crise de liquidité chez SVB qui n’avait pas assez de capital disponible pour rendre l’argent à ces investisseurs.

Pour rembourser ces derniers, la SVB aurait dû vendre les actifs à perte. Elle avait assez de liquidité pour payer quelques investisseurs mais pas tous. Ainsi, un phénomène de panique a entraîné la chute de la SVB.

Cette panique, se propageant très vite, peut entraîner très rapidement la chute d’autres banques et ce, jusqu’en Europe puisque l’augmentation des taux d’intérêt se poursuit aussi en Europe. La Fed a tiré des conclusions de sa précédente expérience lors de la crise des subprimes qui a entraîné la crise du secteur, par effet de “contagion. »

Elle a, ainsi, immédiatement, arrêté d’augmenter les taux d’intérêt. Elle a promis d’aider les banques en ne mettant plus de garanties plafonnées sur les dépôts des clients dans le secteur bancaire en cas de faillite. Ce qui veut dire qu’en cas de faillite de la banque, si le client à 500 000 dollars sur son compte, il peut récupérer la totalité de son argent et non plus plafonné à 250 000, comme ce fut le cas.

Mais comment ? La Fed va réimprimer de la monnaie pour sauver toutes les banques qui en ont besoin pour éviter de reproduire la crise 2008. La Fed s’aventure dans un nouvel épisode de réimpression monétaire, celle-là même qui est à l’origine de cette inflation tant combattue.

Le danger est que lorsque l’inflation s’aggrave, la situation peut dégénérer vers une hyperinflation.

La Fed a voulu éteindre un incendie et devait choisir entre la peste et le choléra.

2. L’alliance des BRICS qui se renforce :

Les BRICS représentent 40% de la population mondiale et 25% du PIB mondial qui pourrait passer à 40% en 2025 selon une étude américaine de Goldman Sachs [1].

Les BRICS comptent le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

L’Algérie, l’Argentine et l’Iran ont dernièrement déposé des demandes d’adhésion. L’Arabie saoudite, l’Egypte et la Turquie ont également émis leur intérêt pour cette adhésion.

Ces pays partagent une idée commune :

“Les tentatives de l’Occident d’imposer sa volonté à tous les autres, d’imposer ses prétendues règles sur lesquelles il veut établir et maintenir un ordre pro-occidental sont totalement futiles et absolument sans espoir », selon le ministre russe des affaires étrangères, Sergey Lavrov.

Ainsi, les BRICS ont clairement et ouvertement décidé de donner le coup de massue :

· L’Arabie saoudite ainsi que les Emirates Unis œuvrent activement pour vendre leur pétrole et hydrocarbures en Yuan ;

· Dans l’exploitation de ces champs gaziers, l’Iran semble aussi vouloir se « dédollariser »

· Depuis 2014, la Russie avait déjà mené des initiatives pour sortir complètement le dollar et l’euro de ses transactions financières ;

· La chine et le Brésil collaborent entre eux en monnaie locale.

Le Yuan gagne du terrain au détriment du dollar qui faiblit et s’écroule.

L’union de ces deux phénomènes : chute du dollar à cause de l’inflation mal maîtrisée et de la gestion de la crise du secteur bancaire d’une part et d’autre part, le renforcement des alliances du BRICS- fragilise très fortement le dollar.

Des affaiblissements du dollar ont déjà été constatés dans le passé. Mais est-ce pour autant la fin d’une nouvelle monnaie ?

Le Dollar se reprendra-t-il pour laisser place à cette récession tant attendue ?

Les USA ont toujours su rebondir dans ce type de crise. Ils restent forts et s’adaptent au contexte. Toutes les situations où le dollar fut menacé par des initiatives de « dédollarisation » ont été résolues par l’éradication des menaces et des sources de leurs maux, à la racine, en éliminant les chefs d’Etat et en créant des guerres entre deux pays…

Peu seront étonnés d’entendre un coup d’État les prochains mois ou années…

Sauf que cette fois-ci, les BRICS pourraient se montrer plus soudés que jamais face aux menaces et attaques américaines contre l’un des Etats membres.

Nelm

[1] https://www.rediff.com/money/2004/nov/10guest1.htm

L’Islam, une grande puissance économique

Le dernier prophète ﷺ a dit : « Vous verrez les Musulmans à travers leur bonté, leur affection et leur attachement réciproque, constitués comme un seul corps, quand l’un des membres souffre, il transmet sa fièvre et son insomnie à tout son corps. » [1] Abstraction faite de son sens philosophique, si nous considérions ce conseil précieux comme une hypothèse économique ? Une hypothèse pas plus farfelue que celles posées dans la très grande majorité des théories économiques renommées : « Tous les consommateurs sont rationnels et prennent des décisions en cherchant à maximiser leur propre bien-être sous contrainte budgétaire. » La première hypothèse (celle que nous posons) est orientée vers un altruisme presque mystique et la seconde, celle reprise dans beaucoup de postulats économiques est, quant à elle, orientée vers un égoïsme humain presque naturel. Il parait donc beaucoup plus compliqué à l’homme d’appliquer ce 1er conseil puisqu’il est naturellement tenté d’appliquer la seconde hypothèse. Or, cet article propose une réflexion autour de la naïve question de savoir s’il aurait été possible de faire jaillir une grande puissance économique si les chefs d’état avaient appliqué ce conseil ?

Et oui, avec des si, Paris pourrait être mise dans une bouteille mais l’Histoire des civilisations nous apprend beaucoup de choses et nous permet même de mettre en évidence certaines erreurs. Et c’est bien à la lumière de ces erreurs que les réflexes et les décisions de l’Homme s’adaptent. N’est-ce pas là le propre même de l’intelligence humaine ? S’adapter sur base de son vécu, ses expériences et s’améliorer en ne reproduisant plus les mêmes mésaventures.

Je vous propose de voyager avec moi, le temps de quelques lignes, à travers l’Histoire et de parcourir ensemble certains choix qui ont eu un gros coût dans l’histoire de la civilisation musulmane :

  1. De la naissance à l’indépendance de l’Arabie Saoudite

Vous souvenez-vous de cette époque où l’Islam était un empire, jadis, nommé le grand empire Ottoman ?

Avant 1500, tout allait bien pour cet empire qui partage la même religion et les mêmes valeurs que la future Arabie Saoudite.

« En 1517, la ville sainte de la Mecque étant désormais placée sous contrôle ottoman, Selim se proclame calife et serviteur des villes saintes de l’Islam. »[1]

Mais « l’intérieur de la péninsule connaît une évolution séparée qui mène à l’émergence de la famille Al Saoud . »[2]

C’est précisément la naissance de l’Arabie Saoudite qui nous intéresse, ce visage aujourd’hui emblématique de l’Islam, l’incontournable des musulmans.

En 1700, l’Arabie saoudite était divisée et contrôlée par différentes tribus et familles. La population était constituée majoritairement de nomades et le pays était désertique. Le pétrole n’était pas encore découvert et le pays était très peu intéressant d’un point de vue économique.

En 1744, une alliance nait entre l’émir de Daria, Mohammed Ibn Saoud et l’imam Mohamed Ibn Abdelwahhab (qui donna le nom au wahabisme). Le premier donne son fils à la fille du second. Cette alliance est donc le symbole du mariage entre l’autorité religieuse, le wahabisme et l’autorité politique représentée par Ibn Saoud qui donna son nom à l’Arabie Saoudite qui continue de s’agrandir et de rassembler des territoires.

En 1818, l’Empire ottoman, qui craint cette alliance pour ses territoires, envoie l’Egypte et parvient à stopper la dynastie Ibn Saoud. Mais…le petit fils s’est enfui et s’est caché. Il donnera une descendance qui se vengera et fera renaitre son pouvoir pour conquérir tout l’Etat en 1902.

Nous ne résisterons pas à l’envie d’imaginer quelle serait cette puissance islamique si l’Arabie saoudite et l’empire Ottoman ne faisait qu’un corps.

Il y aurait eu sans doute moins de pertes humaines, moins de perte financière et moins de perte énergétique. 

Au lieu de cela, l’Arabie Saoudite s’est tournée vers les Britanniques pour chercher, contre l’Empire ottoman, une protection militaire, des armes, de l’argent. Et en échange, l’Angleterre peut exploiter les terres de l’Arabie Saoudite à la recherche de pétrole.

L’Arabie tira profit de ce pacte tant et si bien que celui-ci provoqua la chute de l’Empire Ottoman.

En 1920, l’Angleterre, désespérée de ne rien trouver, retire ses troupes de l’Arabie et en 1932, l’Arabie Saoudite proclame son indépendance.

Le destin fut autre pour cet empire qui aurait pu être inégalé dans l’histoire.

La trahison du Maroc 

Poursuivons avec un autre fait de l’histoire :

Celui où le roi du Maroc, Hassan II, a donné un enregistrement à Israël pour casser la stratégie de guerre de certains pays arabo-musulmans unis pour protéger la Palestine contre toute invasion israélienne. Cette fameuse guerre des 6 jours fut soldée par une victoire triomphante d’Israël et un échec total des pays musulmans. La Palestine en sortit encore plus vulnérable et elle en paie les frais encore aujourd’hui.

« Pendant la guerre, qui a pris fin le 10 juin (1967), Israël a saisi la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï à l’Egypte, la Cisjordanie et Jérusalem Est à la Jordanie, et le plateau du Golan à la Syrie. Le roi Hassan II avait secrètement enregistré la réunion de 1965 parce qu’il ne faisait pas confiance à ses invités de la Ligue arabe, a annoncé Yedioth. »[3]

Non seulement, le Maroc n’avait pas répondu à l’appel des pays arabes pour protéger la Palestine, mais de surcroit, il trahit ses frères en enregistrant secrètement cette invitation et en révélant que les pays arabes ne pourraient pas gagner cette guerre car ils n’en avaient pas les moyens financiers et militaires. 

Que serait aujourd’hui la Palestine sans cette trahison ? Un fantasme ?

Le Maroc et l’Algérie 

Sous le règne de Mohamed V, les relations entre ces deux pays, non seulement frères mais aussi voisins sont très bonnes à tel point que le Maroc aide l’Algérie dans son indépendance en fournissant des aides militaires, financières et matérielles. 

Les tensions commencent à apparaitre, sous Hassan II, après l’indépendance d’Algérie qui conteste les tracés frontaliers qui séparent les deux pays.

En 1975, Hassan II organise la Marche verte qui se solde par l’annexion du territoire du Sahara occidental. La guerre du Sahara occidental se déroule entre 1975 et 1991. 

Le 24 août 2021, l’Algérie annonce une nouvelle rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc. Parmi les raisons évoquées, l’Algérie cite le soutien de l’ambassadeur du Maroc à l’ONU au MAK, les déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères lors de sa visite au Maroc, le scandale d’espionnage Pegasus et la question du Sahara occidental. Le Maroc répond de façon laconique à cette rupture. Son ministre des Affaires étrangères annonce avoir pris note de la décision unilatérale de l’Algérie, et la qualifie de « complètement injustifiée », mais « attendue – au regard de la logique d’escalade constatée ces dernières semaines. » [4]

Ainsi, l’histoire nous montre que trop de fois, les chefs d’états font passer leurs intérêts individuels au-dessus de leurs principes et leurs valeurs collectifs. S’ils mettaient autant de moyens à des fins philosophiques pour défendre un état au nom des valeurs qui les unissent, l’Islam serait encore aujourd’hui une grande puissance.

Le destin de chaque état est écrit tel que la raison ne peut le comprendre, l’œil ne peut le voir et l’oreille ne peut l’entendre. Bien des évènements dépassent l’entendement humain et pourtant, ils arrivent à se dérouler.

Tant que l’ambition est orientée vers l’égoïsme, l’échec sera au rendez-vous.

Lorsqu’elle sera guidée par des intentions altruistes, la civilisation humaine au sens large sera élevée vers la réussite quelles qu’en soient ses croyances.

Et s’il est plus naturel de chercher à maximiser son bien-être individuel, le souci de l’autre et sa bienveillance permettraient d’avoir un résultat général bien plus grand tant économique (au niveau micro et macro) que spirituel…Mais voilà, pour arriver à ce degré de magnanimité, l’être humain doit avant tout combattre son ego… le travail de toute une vie.

Nelm


[1] https://www.histoire-pour-tous.fr/civilisations/5624-l-empire-ottoman-xive-siecle-1923.html#:~:text=Le%20fondateur%20de%20l’Empire,en%20font%20leur%20propre%20capitale.

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Arabie_saoudite


[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_l%27Alg%C3%A9rie_et_le_Maroc

[1] [Sahih al-Bukhari 6011]