Le jeûne est de l’islam le quatrième pilier,
Tout musulman capable doit s’y conformer.
À la puberté, on commence à jeûner,
Le malade et le voyageur, eux, en sont exemptés.
Durant ce mois, les portes du Paradis sont grandes ouvertes,
Chaque jour, des actes de bien, on part à la quête.
Les portes de l’Enfer sont, elles, fermées,
Les diables, eux, sont enchaînés.
De manger et de boire, le croyant s’abstient,
Sa mauvaise langue, il retient.
Consciemment ou par mégarde,
De faire le mal, il se garde.
L’intimité entre époux attend le crépuscule,
Seuls y cède les incrédules.
Le jeûneur s’adonne à la lecture du Coran
Et s’éloigne des écrans.
Il médite sur la Création
Et multiplie les actes d’adoration.
Ô, vous les femmes, de derrière vos fourneaux, sortez !
De dikhr, de prières surérogatoires, veillez à vous ravitailler.
Des msemens, beignets et autres crêpes à mille trous, la spiritualité est plus nourrissante,
Pour l’esprit du croyant, elle est des plus rassasiantes.
Oui, nos troupes, il faut nourrir
Mais ne sombrons pas dans le délire.
Le gaspillage, le pire des fléaux,
Pourtant, on tombe toujours dans le panneau.
Se frottent les mains bouchers et boulangers,
Durant ce mois, ils se refont une santé.
On a les yeux plus gros que le ventre,
Pourquoi y succomber, diantre !
Au placard, les repas pantagruéliques
Et de se nourrir sainement, on s’applique.
Cuisiner, un acte d’adoration,
Seulement si on y met l’intention.
Ô hommes, privilégiez l’entraide,
Contre le ras-le-bol, elle est un remède.
On se répartie les tâches
Ainsi, les cœurs ne s’entachent.
Utilisons notre temps à bon escient,
Faisons preuve de discernement.
Les pas du prophète ﷺ , suivons,
À l’essentiel, revenons.
On se rapproche du Créateur,
Lui, notre Bienfaiteur.
Pour toutes Ses grâces, on Le remercie,
Comme il se doit, on Le glorifie.
Fatima B.