Zaha Hadid, une architecte en avance sur son temps

Son style se caractérise par des courbes, des angles aigus, des plans superposés qui donnent à ses créations complexité et légèreté et c’est d’ailleurs pour cela que sa carrière a mis un certain temps à débuter parce que ses projets originaux et novateurs sont jugés difficile à construire. Portrait

Zaha Hadid est née le 31 octobre 1950 à Bagdad en Irak, dans une famille sunnite de la classe supérieure. Son père, Muhammad Al Hajj Hussayn Hadid était un riche industriel de Mossoul. Il était l’un des fondateurs du groupe politique de la gauche libérale entre 1930 et 1940, il a été le co-fondateur du parti national démocrate en Irak.  Sa mère Wajiha Al-Sabunji était une artiste originaire de Mossoul.

Dans les années 1960, son père l’envoie avec ses deux frères en Europe où elle est en pensionnat en Angleterre et en Suisse. Par la suite, elle s’installe au Liban où elle étudie 

les mathématiques, avant de déménager à Londres pour étudier l’architecture. A la sortie de ses études, elle travaille avec ses anciens professeurs et devient leur associée en 1977.

Elle rencontre Peter Rice, l’ingénieur qui l’a aidée et encouragée à une période où ses œuvres semblent difficiles à construire. 

En 1980, elle crée sa propre agence à Londres. Durant ces années, elle enseigne également dans les plus prestigieuses institutions internationales. 

Toutefois en 1993, elle parvient à réaliser son premier bâtiment : la caserne des pompiers de l’entreprise Vitra en Allemagne. L’ouvrage révèle déjà le style déconstructiviste de l’architecte. Sa créativité l’a poussée à s’éloigner des schémas architecturaux classiques.

Les années suivantes, elle enchaîne les constructions dans de nombreux pays du globe.

En 2004, elle reçoit le prix Pritzker et c’est la première femme à l’obtenir. C’est une reconnaissance qui couronne l’une des plus grandes architectes du déconstructivisme, un mouvement qui refuse la rationalité et l’ordre linéaire. Elle est la deuxième architecte à bénéficier de cet honneur après Frank Gerhy.

La même année, elle reçoit un titre honorifique de l’université américaine de Beyrouth. 

Elle est classée par le magazine Forbes au 69ème rang des femmes les plus puissantes du monde.

En 2012, elle est désignée pour la construction du stade olympique national de Tokyo mais son projet est très critiqué. Plusieurs architectes japonais le désapprouvent et ces réactions pouvant éventuellement venir du dépit de voir une femme étrangère remporter ce concours.

Ses structures sont souvent irrégulières et courbées reposent sur une impression de dynamisme et de mouvement. Elle avait la volonté de marier son architecture à l’environnement qui l’entoure et utilise également différents matériaux comme le verre, le plastique, le titane ou encore l’acier. 

Elle a pu réaliser une vingtaine d’œuvres d’art. 

En 2016, Zaha Hadid réalise la dernière œuvre architecturale de son vivant : Le Havenhuis du port d’Anvers en Belgique. Recouvert de verre, le bâtiment est à l’image de sa carrière, innovant et spectaculaire !

Zaha Hadid est décédée à Miami le 31 mars 2016 à l’âge de 66 ans des suites d’une crise cardiaque. 

Toutefois, même après sa mort, son entreprise continue d’être l’un des principaux points de référence du panorama architectural actuel. 

                Samira Boufous

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