Il est à nos portes…

Lui écrire est difficile pour moi. Lui parler me semble plus facile. Cependant, je laisse libre cours à mes doigts sur cette page blanche pour s’exprimer, même si ma défiance à le faire m’envahit quelque peu, car j’ai l’impression qu’on entre par effraction dans mon cœur. Alors, j’irai là où mes mains transcriront et où mon cœur, palpitant encore, a quelque chose à lui dire. Ma plume m’accompagne, elle n’est que l’expression de ce qui l’habite. Alors, je vous offre ces quelques mots…

J’ai une confidence à vous faire. Il arrive. Ramadan sera bientôt au cœur de nos vies. Il est tellement attendu, mais aussi tellement craint. Étrange sensation que de se sentir si humain face à sa venue. Est-ce que je doute de mes capacités à l’accueillir ? Certainement ! Je doute. Mais j’ai envie d’aller jusqu’au bout. J’essaierai de l’atteindre, cette paix au milieu du vacarme et de la hâte de mon âme. J’essaierai de construire un cœur léger dans le silence. J’essaierai de me libérer de mes doutes, de mes fardeaux, de mes lourdeurs.

Craindre de ne pas être à la hauteur de ces bénédictions. Craindre d’être dans la continuité d’une vie fade et pauvre. Vais-je faire partie de ceux qui changent, de ceux qui luttent, de ceux qui renaissent ?

Il se murmure dans les demeures, entre les cieux et la terre, qu’une nouvelle saison pleine de promesses arrive. Vais-je en saisir les fruits, prendre ma part de délices, inscrire ma place sur les honorables Tablettes ?

Lui écrire, c’est me dévoiler. C’est découvrir mes erreurs, mes colères souterraines, mes larmes, mes douleurs, mes défis, mes espoirs. Lui dévoiler une partie de moi, c’est révéler mon cœur au final.

Mais sa venue me désarme, me trouble même, car elle me donne espoir. Il m’appelle à Lui. Il m’appelle à briser mes chaînes, celles que je cache à l’abri des regards, dans les abysses sombres de mon âme.

Néanmoins, il trouvera les mots pour m’apaiser, il me convaincra de regarder le monde à travers la lucarne de mon cœur. Laisser la partie la plus lumineuse que l’Unique a mise en chaque être humain prendre plus de place. Cette étincelle qui transforme nos vies.

Il vient rétablir la connexion divine. Ainsi, je suis l’héritière d’une métamorphose dont je ne connais pas l’issue à chaque visite. Je suis dépositaire d’un changement dont la décision d’agir s’impose à moi. Quand il vient, il ne s’aligne pas comme une continuité, mais comme un point de départ.

Le point de départ d’une histoire, d’un lien, d’un renouveau. Sa présence suffit à alléger mes peines. Sa sincérité ne vacille pas avec le temps, son amitié ne dépend ni des circonstances ni des intérêts. Il est là pour moi, pour mon Salut. Et, fébrilement, il m’aidera à construire une paix intérieure afin de sentir Sa Miséricorde, Son Pardon, Son Amour. C’est Sa promesse. Alors, mes barrières tombent et mon cœur s’expose. J’ose rêver grand. Bientôt, j’écrirai un nouveau chapitre de mon histoire… »

Et vous, quelle est votre histoire avec Ramadan ?

Najoua