Méditations…

Le verset 13 de la sourate Ghafir (40:13) nous rappelle cette vérité profonde :
« Il vous montre Ses signes et fait descendre du ciel des provisions, mais seule une âme perverse se détourne de Ses signes. »

Reconnaître les signes d’Allah dans l’adversité, comme un voile sur le cœur

Il y a des moments dans la vie où, malgré tous les efforts pour rester positifs, la douleur et les épreuves semblent prendre le dessus, elles semblent nous noyer.
Les épreuves, qu’elles soient personnelles, sociales ou naturelles, comme celles qui ont récemment frappé une ville d’Amérique, nous rappellent la fragilité de notre existence. En l’espace de quelques heures, des vies ont été réduites en cendres par les flammes, et les biens les plus précieux ont été détruits. Cela soulève une question essentielle : quel est le véritable bienfait dans tout cela, ma vie ou mes biens ?

La réponse, bien que difficile à percevoir au premier abord, réside dans la reconnaissance des signes d’Allah. Lorsqu’on traverse des moments difficiles, il est facile de se laisser submerger par la perte et la souffrance, de se concentrer sur ce qui nous échappe plutôt que sur ce qui nous reste. Pourtant, c’est précisément dans ces moments que l’on doit se rappeler que, malgré les épreuves, la vie continue, que nous sommes en bonne santé, et que nous avons la capacité de respirer, de penser, de réfléchir ; et cela est un bienfait immense.

Le verset 13 de la sourate Ghafir (40:13) nous rappelle cette vérité profonde :


« Il vous montre Ses signes et fait descendre du ciel des provisions, mais seule une âme perverse se détourne de Ses signes. »

Ce verset nous invite à ouvrir les yeux et le cœur face aux signes d’Allah, même (et surtout) dans l’adversité. Nous avons tendance à chercher des réponses dans les choses matérielles, dans l’argent, les biens ou la réussite sociale, oubliant que tout cela peut disparaître en un instant. Ces incendies qui ont détruit une ville prospère nous rappellent cette fragilité. Dans ces moments de chaos, ce qui reste est l’essence même de la vie : la santé, la foi et la capacité de continuer à avancer.

Le bienfait d’être en vie, en bonne santé et d’avoir l’opportunité de changer notre regard sur les choses ne réside pas dans la possession de biens matériels, mais dans la prise de conscience que chaque instant que nous vivons est un don d’Allah. Nos possessions, aussi précieuses soient-elles, ne peuvent combler le vide de l’âme, et la vraie richesse réside dans notre capacité à reconnaître les bienfaits qui nous sont accordés, même dans les moments difficiles.

Cependant, il est facile de se laisser emporter par l’amertume et la frustration, de penser que tout est contre nous. Le vrai défi réside dans notre capacité à ne pas être aveuglés par nos propres désirs et nos perceptions limitées de ce qui est important. La perversité du cœur ne réside pas dans les épreuves que nous traversons, mais dans notre réaction face à elles. Si nous choisissons de nous perdre dans la douleur et l’incompréhension, nous risquons de fermer notre cœur aux véritables bénédictions d’Allah.

C’est dans ces instants de difficulté que la lumière peut émerger. Lorsque nous réajustons notre vision, que nous rééquilibrons nos perspectives, nous commençons à comprendre que chaque souffle, chaque sourire, chaque moment de répit est un signe divin, un bienfait d’Allah. Ce que nous prenons pour acquis devient alors précieux, et nous apprenons à chérir ce qui est vraiment essentiel : la santé, la famille, la foi et la chance de continuer à avancer sur ce chemin de vie.

Au final, il ne s’agit pas de nier la douleur ou de minimiser les pertes. Il s’agit de trouver la force de voir au-delà de la surface, de comprendre que les véritables richesses de la vie ne sont pas dans ce que nous possédons, mais dans ce que nous reconnaissons comme étant des bienfaits d’Allah. La clé est d’ouvrir le cœur et l’esprit, de voir les signes qui nous entourent et d’accepter chaque instant comme une bénédiction.

Hana Elakrouchi