Trump : entre initiatives marquantes et controverses – Bilan des premiers mois de son second mandat

Depuis le début de son second mandat en janvier 2025, le président Donald Trump a pris plusieurs décisions majeures qui ont suscité des réactions variées tant aux États-Unis qu’à l’international. Voici un aperçu des événements les plus notables.

Le second mandat de Donald Trump ressemble à une saison 2 où les ficelles sont grosses mais les effets toujours garantis : décisions tonitruantes, posture martiale et un mantra obsessionnel – « America First » – brandi à chaque occasion. Entre le sabotage des accords multilatéraux jugés trop contraignants et la relance de guerres commerciales tous azimuts, Trump joue la carte du repli national avec un aplomb qui force à la fois l’admiration… et l’inquiétude.

1. Relance de la guerre commerciale avec la Chine

Le 2 avril 2025, le président Trump a annoncé une augmentation significative des tarifs douaniers sur les produits chinois, atteignant jusqu’à 245 % sur certaines importations. Cette mesure, justifiée par des préoccupations de sécurité nationale et de déséquilibre commercial, a provoqué des turbulences sur les marchés financiers et des inquiétudes dans le monde.

2. Diplomatie avec la Corée du Nord

Dans le but de renouer le dialogue, le président Trump a organisé un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Toutefois, des désaccords persistants ont conduit à l’annulation de la rencontre, illustrant les défis diplomatiques persistants entre les deux nations .

3.Une politique énergétique controversée :

Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a relancé sa politique environnementale controversée en retirant à nouveau les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, une décision qui sera effective en 2026. Il a aussi intensifié l’exploitation des hydrocarbures en déclarant une urgence énergétique nationale, avec la nomination de figures pro-industrie à des postes clés, dont Chris White au ministère de l’Énergie. Trump a démantelé plusieurs réglementations environnementales, notamment celles sur les émissions des centrales à charbon, affaiblissant les normes prévues sous l’administration Biden. Enfin, il a réduit massivement le financement et le personnel scientifique des agences environnementales, affirmant donner la priorité à l’indépendance énergétique et à la croissance économique, malgré les mises en garde des experts sur l’impact climatique.

4. Guerre en Ukraine :

Il a avait promis l’arrêt de la guerre en 24h… Aujourd’hui, lassé,  il annonce qu’il risque de quitter ces négociations…

5. La Riviera  du Moyen-Orient : Un soutien massif à Israël et à son armée
En février, Donald Trump a créé la polémique en déclarant qu’il souhaitait prendre le contrôle de Gaza pour en faire la « Riviera du Moyen-Orient ». Il a amplifié la controverse en diffusant une vidéo de propagande générée par intelligence artificielle pour illustrer sa vision. Aujourd’hui, il continue à défendre cette position provocatrice.

6. Tarifs sur les films produits à l’étranger

Le président Trump a annoncé son intention d’imposer une taxe de 100 % sur les films produits en dehors des États-Unis, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et le déclin de l’industrie cinématographique américaine. Cette proposition a suscité des réactions mitigées au sein de l’industrie et parmi les partenaires commerciaux .

7. Réactions des marchés financiers et récession technique :

Les annonces tarifaires de l’administration Trump ont entraîné des fluctuations importantes sur les marchés financiers, avec des baisses notables des indices boursiers majeurs. Les investisseurs expriment des inquiétudes quant à l’impact de ces politiques sur l’économie mondiale .

Malgré des déclarations affirmant la solidité de l’économie américaine, des signes de ralentissement sont apparus au cours du premier trimestre 2025. Le président Trump a attribué ces difficultés à des facteurs externes et aux politiques de l’administration précédente. Il a aussi twitté après ses annonces que « c’est le moment d’investir en bourse ». Délit d’initié ou maladresse ?

En avril 2025, le président Trump a prononcé un discours de 45 minutes axé principalement sur les réalisations de son administration, soulignant les succès obtenus depuis le début de son second mandat.

8. Politique protectionniste élargie

Au-delà des mesures ciblant la Chine, l’administration Trump envisage d’étendre sa politique tarifaire à d’autres secteurs, notamment les produits pharmaceutiques et les véhicules importés. Ces initiatives soulèvent des préoccupations quant à leur impact sur les chaînes d’approvisionnement et les relations commerciales internationales.

9. Retrait de Musk de la scène politique :

L’homme le plus riche et le plus influent se retire du champ théâtral trumpien pour un certain temps « Probablement au cours du mois prochain, le temps que je consacre au DOGE diminuera considérablement. ». La raison évoquée serait la chute des vente de sa marque Tesla qui, elle aussi, n’est pas épargnée par les conséquences des droits de douanes. 

10. Sa politique migratoire

Donald Trump a relancé la construction du mur à la frontière mexicaine, déclaré l’état d’urgence et renforcé la lutte contre l’immigration illégale, allant jusqu’à viser certains immigrants légaux pour expulsion. Il a aussi drastiquement réduit le budget de l’aide humanitaire internationale et engagé une vaste réorganisation de l’État sous la houlette d’Elon Musk, avec des milliers de licenciements dans la fonction publique. Sur le plan des droits civiques, Trump a durci les règles contre les droits des minorités, notamment les personnes transgenres, et limité les politiques de diversité. Enfin, il a imposé des réformes électorales controversées, restreignant le vote par correspondance et envisageant de nouvelles conditions pour voter, tout en semant le doute sur la possibilité d’un troisième mandat présidentiel.

11. Droit du sol :

Concernant le droit du sol, Donald Trump souhaite le remettre en cause. Pour rappel, aux États-Unis, ce principe (inscrit dans la Constitution depuis 1868) garantit que tout enfant né sur le sol américain obtient automatiquement la citoyenneté américaine, peu importe la nationalité ou le statut légal des parents.

Trump propose de supprimer ce droit automatique pour les enfants nés de parents :

  • en situation irrégulière,
  • ou présents temporairement (par exemple avec un visa touristique).

En clair : il veut que ces enfants ne deviennent plus citoyens américains à la naissance, ce qui marquerait une rupture profonde avec un des fondements du droit américain. Pour le moment, cette mesure n’est pas encore appliquée, car plusieurs recours juridiques ont été déposés, et la question pourrait finir devant la Cour suprême.

12. Réorganisation de de l’État américain :

Donald Trump a lancé une vaste réorganisation de l’État américain pour le rendre plus efficace et aligné sur ses priorités idéologiques, créant le « Département de l’efficacité gouvernementale » dirigé par Elon Musk. D’autres institutions majeures comme l’US AID ont vu leurs budgets drastiquement coupés (jusqu’à 83 % de réduction), affectant notamment l’aide humanitaire mondiale. Trump a également ciblé le FBI, des universités et des cabinets d’avocats jugés trop proches de l’opposition, suscitant de nombreuses critiques pour atteinte aux droits fondamentaux et au système démocratique.

13. Retour sur les réseaux sociaux

En février 2025, la plateforme X (anciennement Twitter), dirigée par Elon Musk, a accepté de verser environ 10 millions de dollars à Donald Trump pour régler une action en justice intentée après la suspension de son compte suite à l’attaque du Capitole en janvier 2021. Cette suspension, initialement décidée par l’équipe de Jack Dorsey, visait à prévenir de nouvelles incitations à la violence. Malgré la réintégration de son compte en novembre 2022 par Musk, Trump a poursuivi la procédure judiciaire, qui s’est conclue par un accord amiable. Une partie de cette somme est destinée à couvrir ses frais juridiques, le reste étant alloué à son futur centre présidentiel. Ce règlement s’inscrit dans une série d’accords similaires, notamment avec Meta, qui a versé 25 millions de dollars pour des raisons comparables.

14. Réforme du système de santé

Le président Trump a présenté une initiative visant à améliorer la transparence des prix dans le secteur de la santé. Cette mesure a pour objectif de permettre aux patients de mieux comprendre les factures liées à leurs soins et permet d’accroitre la concurrence entre prestataires.

15. Extension du mur frontalier

Dans le cadre de sa politique de sécurité frontalière, l’administration Trump a attribué un contrat de 70 millions de dollars pour la construction de sept miles supplémentaires de mur à la frontière sud des États-Unis .

16. Réouverture d’Alcatraz :

Sur le ton de la provocation ou dans un contexte sécuritaire, Trump évoque la possibilité de « réouvrir Alcatraz » pour y enfermer des criminels très dangereux ou des terroristes, la prison « la plus sécurisée des États-Unis au 20e siècle ».

Le second mandat de Donald Trump ressemble à une saison 2 où les ficelles sont grosses mais les effets toujours garantis : décisions tonitruantes, posture martiale et un mantra obsessionnel – « America First » – brandi à chaque occasion. Entre le sabotage des accords multilatéraux jugés trop contraignants et la relance de guerres commerciales tous azimuts, Trump joue la carte du repli national avec un aplomb qui force à la fois l’admiration… et l’inquiétude.

À l’intérieur du pays, le cocktail explosif de protectionnisme économique et de restrictions migratoires flatte un électorat en quête de certitudes, mais divise profondément la société. Derrière les formules chocs et les coups de menton, une question lourde de sens demeure : jusqu’où peut mener ce repli identitaire et cette stratégie de confrontation ? Le renversement de l’ordre mondial se dessine petit à petit… Il est là ! mais à quel prix ?  Car si nous une chose n’a pas été oubliée,  c’est que le protectionnisme forcené n’a jamais été qu’un carburant dangereux pour l’instabilité mondiale. Ce jeu, à somme nulle, a déjà contribué, par le passé, à précipiter le monde dans le chaos… jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Nelm

Donald Trump et les marchés : un ouragan économique aux répercussions mondiales

« Nous pourrions transformer Gaza en une Riviera du Moyen-Orient, un paradis économique sous gestion américaine, s’ils se débarrassaient du terrorisme. » a déclaré Donald Trump. Au-delà de la question palestinienne, Trump a également laissé entendre que la gestion des ressources financières des lieux saints musulmans pourrait être optimisée.Face à la menace, en l’an 570, un grand homme lui a déjà répondu :

« La Kaaba a un propriétaire qui saura la protéger. »

Dans le grand échiquier de l’économie mondiale, certains dirigeants sont des forces tranquilles, d’autres de véritables tempêtes. Donald Trump appartient sans conteste à la seconde catégorie. À chacune de ses déclarations, les marchés tremblent, les investisseurs paniquent ou exultent, et les équilibres géopolitiques vacillent. Son retour en scène a provoqué des secousses aux quatre coins du globe : de Wall Street à la Silicon Valley, en passant par l’Europe et le Moyen-Orient. Regardons de plus près l’impact de son influence sur les tendances économiques actuelles.

L’Amérique sous pression : la tempête des indices boursiers depuis janvier 2025

Lorsque Donald Trump s’exprime, le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq n’ont qu’une seule option : réagir. Depuis quelques mois, les marchés américains sont en chute :

  • S&P 500 : baisse de 4,20 %
  • Nasdaq : baisse de 6,5 %
  • Dow Jones : diminution de 1,9 %
  • Apple (AAPL) : chute de 5,3 %
  • Meta (META) : déclin de 8,1 %

Pourquoi ? Parce que Trump, fidèle à lui-même, a ravivé la menace des guerres commerciales.
Les baisses sont principalement liées aux craintes d’une nouvelle guerre commerciale, initiée par ses déclarations. En réaffirmant son intention d’imposer de lourds droits de douane sur les importations chinoises et européennes, il fait planer le spectre d’un ralentissement économique mondial. Comme un effet domino, les investisseurs anticipent une baisse des marges des entreprises américaines et réajustent leurs portefeuilles, préférant se tourner vers des valeurs plus sûres.

L’Europe et l’Asie : les nouveaux havres de paix ?

Pendant que l’Amérique tangue, l’Europe tire son épingle du jeu depuis début février 2025 :

  • Euro Stoxx 50 : +10 %
  • DAX (Allemagne) : +14 %
  • IBEX (Espagne) : +10,8 %

Loin des secousses politiques américaines, l’Europe apparaît comme un refuge pour les investisseurs. Son positionnement diplomatique stable et ses valorisations attractives attirent les capitaux en quête de stabilité.

Quant à l’Asie, la Chine maintient une certaine résilience :

  • Shanghai Composite (Chine) : +0,60 %
  • Nikkei (Japon) : bond de 7,13 % depuis début février 2025, soutenu par des politiques économiques favorables.

Le Bitcoin et l’Ethereum : Trump déclare la guerre aux cryptos

L’effet Trump ne se limite pas aux marchés traditionnels. Les cryptomonnaies, souvent perçues comme un contrepoids au système financier classique, sont elles aussi touchées :

  • Bitcoin (BTC) : baisse de 23 % depuis son sommet à 109 114 $
  • Ethereum (ETH) : chute de 51,7 % depuis son plus haut à 4 108 $

Pourquoi cette dégringolade ?
Entre autres raisons, Trump a annoncé son intention de réguler sévèrement les cryptomonnaies, affirmant que « le Bitcoin n’a aucune valeur réelle » et que les États-Unis doivent se protéger contre cette menace financière. Les investisseurs, inquiets d’un durcissement législatif, ont préféré liquider une partie de leurs avoirs, entraînant ainsi une correction brutale du marché.

Or et pétrole : les valeurs refuges reviennent en force

Quand Trump agite l’économie, les investisseurs se réfugient dans les classiques :

  • L’or atteint un sommet historique, signe que l’incertitude pousse à sécuriser les placements.
  • Le pétrole connaît une hausse, dopé par les tensions commerciales et les spéculations autour des conflits géopolitiques.

Trump, la Palestine et l’Arabie Saoudite : des propos qui résonnent au-delà de l’économie

Trump ne se contente pas de bousculer les marchés, il enflamme aussi la scène internationale. Sa dernière déclaration sur la Palestine a provoqué un tollé :

« Nous pourrions transformer Gaza en une Riviera du Moyen-Orient, un paradis économique sous gestion américaine, s’ils se débarrassaient du terrorisme. »

Loin d’être une simple vision économique, cette affirmation est perçue comme une tentative d’ingérence et un mépris des réalités géopolitiques locales. Les marchés financiers du Moyen-Orient ont immédiatement réagi, avec une augmentation de la volatilité et une hausse des prix du pétrole.

Trump a également laissé entendre que la gestion des ressources financières des lieux saints musulmans pourrait être optimisée. Une déclaration qui rappelle un épisode historique marquant : l’Année de l’Éléphant.
Lorsque Abraha, gouverneur du Yémen, voulut détruire la Kaaba avec son armée d’éléphants, il fut confronté à Abd al-Muttalib, le grand-père du Prophète Muhammad (ﷺ). Face à la menace, ce dernier répondit avec sérénité :

« La Kaaba a un propriétaire qui saura la protéger. »

Allah envoya alors une nuée d’oiseaux Ababil, qui anéantirent l’armée d’Abraha avant qu’elle n’atteigne La Mecque. Cet événement rappelle une vérité intemporelle : la Kaaba et la Palestine n’appartiennent pas aux puissances de ce monde, elles sont sous la protection du Tout-Puissant.

Trump est, certes, un facteur d’instabilité économique et géopolitique. Mais ceux qui ont voulu s’approprier la Kaaba et soumettre des peuples à leur domination ont toujours échoué.
Aujourd’hui encore, face aux ambitions et aux ingérences, il est essentiel de se souvenir que Dieu est Grand, et qu’Il est le Garant de la Justice et de l’Équilibre du monde. Le chaos économique et politique peut faire trembler les gouvernements, mais la foi reste une boussole inébranlable.

Et durant ce mois sacré de paix, la réponse sera un message de sérénité :
Que ce soit la Palestine, la Kaaba ou tout autre symbole de la foi, ils ont un Propriétaire qui saura les protéger.

Nelm