Ce dimanche 4 février, Hamza 25 ans et Aymane, 20 ans donneront le top départ de leur course qui doit les mener jusqu’à Paris. Un challenge qu’ils veulent relever en soutien aux enfants palestiniens. L’objectif est de récolter 100 000 euros qui seront reversés à l’ONG Karama Solidarity.
Habitués des sports extrêmes et des défis, ils ont déjà effectué l’aller-retour Bruxelles-De Haan (Le Coq) à vélo, gravi le sommet du Mont Blanc, plus haut sommet d’Europe occidentale avec ses 4806 mètres. Mais cette fois-ci, l’objectif est d’aller plus loin et de parcourir à pied la distance séparant deux monuments : l’Atomium à Bruxelles et la Tour Eiffel à Paris. « L’objectif est de courir cette distance en une semaine environ. Nous serons suivis par un van entièrement aménagé. L’ensemble de notre périple sera filmé et diffusé sur les réseaux sociaux par un vidéaste. Nous serons aussi épaulés par un coach soignant sportif. Pour relever ce nouveau défi, nous avons commencé à nous entraîner il y a quelques mois, mais l’actualité à Gaza nous a particulièrement touchés. Nous souhaitions apporter notre contribution et c’est pourquoi nous avons contacté Karama Solidarity qui nous a soutenus dans ce projet. Notre objectif est de récolter 100 000 euros pour aider les enfants palestiniens. Concrètement, ce projet se décline en trois dimensions : une dimension sportive avec cette performance, une dimension humanitaire pour les enfants de Gaza et une dimension spirituelle, parce que nous allons devoir aller chercher au plus profond de nous-mêmes. Il y aura de nombreuses méditations dans ce genre de défi, même si on est en binôme, l’effort est individuel et nos valeurs et principes se révèlent dans ce type de difficultés », insiste Hamza Sedouk
100 000 euros pour les enfants palestiniens
Cet évènement se déroule en partenariat avec l’ONG Karama Solidarity active sur le terrain à Gaza et qui s’engage à utiliser les dons récoltés lors de cet évènement pour améliorer concrètement la vie des enfants en Palestine, en leur fournissant un soutien physique et psychologique. Une aide urgente et indispensable alors que la famine à Gaza semble s’installer. Israël a accusé plusieurs membres de l’UNRWA d’être impliqués dans l’attaque du 7 octobre dernier, entraînant à la suite de cette accusation qui ne se fonde sur aucune preuve, le gel des fonds versés par une douzaine de pays dont les principaux donateurs : les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Suède. Une décision qui interpelle et qui va au-delà des valeurs d’humanité et de solidarité prônées par ces mêmes pays. Un pied de nez, l’agence onusienne UNRWA est en lice pour obtenir le prix Nobel de la paix…
Sur le terrain, l’urgence est partout, selon le dernier bilan, plus de 26 000 personnes ont été tuées, 70 % sont des femmes et des enfants, 70 % de la bande de Gaza est complètement détruite et l’ensemble des plus de 2 millions de Gazaouis font face à la famine.
H.B.