Gaza: et après? 

Depuis le 7 octobre dernier, avec l’attaque du Hamas en Israël et la riposte israélienne sur la bande de Gaza, le conflit israélo-palestinien est sur toutes les lèvres. L’émotion est vive surtout au sein des communautés musulmanes qui soutiennent la cause palestinienne depuis des décennies. À Bruxelles, dimanche dernier 40 000 personnes se sont rassemblées pour appeler à un cessez-le-feu et marquer leur soutien aux Palestiniens. Mais au-delà de l’émotion, la question de l’après-guerre se pose. 

Al Jazeera en fond sonore et qui tourne en boucle, les réseaux sociaux et les comptes de nombreuses personnalités palestiniennes telles que Motaz Azaiza (journaliste palestinien), Eye on Palestine (bloqué par Instagram) ou encore Sadaqa pour Gaza, constituent désormais les nouveaux médias de ceux qui ne veulent plus suivre le compte rendu des médias occidentaux qui n’ont d’ailleurs pas l’autorisation d’entrer à Gaza. Et les images qui tournent sur ces réseaux sont insoutenables, les corps d’enfants, de femmes et d’hommes sont filmés de manière brute et ne peuvent laisser indifférent. L’émotion face à l’injustice nous gagne tous et face à notre impuissance, des mouvements de mobilisation sont nés. 

Boycott et désinvestissement

C’est devenu un rituel, l’appel au boycott fait son retour à chaque guerre contre la Palestine. Les produits israéliens et américains sont visés, notamment Coca Cola, Starbucks, ou encore Mac Donald’s. D’autres appels à n’effectuer aucun achat afin d’impacter l’économie ont aussi été relayés. Mais si l’inaction n’a rien de bon et le sentiment d’impuissance est totalement compréhensible, ces actions semblent pourtant éphémères. Lorsque la guerre prendra fin, les appels au boycott ne seront pas entendus et ces produits referont leur apparition sur nos tables… Pourtant, il est de notre devoir de ne pas oublier les Palestiniens et leur combat face à l’injustice dont ils sont victimes. 

Devoir de mémoire

Nous ne pouvons qu’être admiratif face à la résilience des Palestiniens devant tant d’atrocités. Leur patrie coule dans leurs veines, une force qui les pousse à se dresser fièrement contre cette injustice. Ils ne cessent de faire entendre leur voix couverte par les bombardements pour nous rappeler leur lutte. Notre devoir aujourd’hui est de la transmettre : à nos enfants, dans les écoles, créer des associations, œuvrer pour qu’après la guerre, car il y aura bien un « après », leur combat ne sera pas enseveli sous les décombres… 

H.B.

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